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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 19:18

 

bagues allonges


Quel rapport vais-je obtenir avec cette bague allonge ? Et quelle sera la distance de mise au point ?… Autant de questions que l’on peut se poser quand on se lance dans l’utilisation de ces accessoires.

 


Prenons dans cet article les abréviations suivantes :

G = Rapport de grossissement
t =Tirage provoqué par la bague allonge ( =épaisseur de cette bague)
F = Focale de l’optique
D = Distance de mise au point


La formule de base est, dans le cas d’une mise au point calée sur l’infini :

G = t / F

Par exemple, si vous mettez une bague allonge de 36mm sur un 30mm avec une mise au point à l’infini, vous obtiendrez un rapport de grossissement de 36 / 30 = 1.2 (Vous dépassez donc le rapport 1:1 qui est le rapport max des optiques macro conventionnelles). Au passage, cela illustre qu’avec des bagues allonges, on « perd la vision de loin ». Dans cet exemple, notre 30mm avec une bague de 36mm ne peut plus voire plus loin que le rapport 1.2 ; fini la mise au point sur la ligne d’horizon. C'est d'ailleurs vraiu avec toutes les optiques bien évidemment ; mais c'est d'autant plus flagrant que la focale est petite.


La deuxième formule de base, celle de calcul de la distance de mise au point :

D = F x (1 + 1/G)

Donc, si je reprends mon 30mm à l’infini, avec 36mm de bague allonge, la distance de mise au point sera de : 30 x (1 + 1/1.2) = 55mm

 

Vous voyez, quand je vous dis qu'on perd le net à l'infini ! Ici, au delà de 55mm de distance, notre 30mm voit flou ; et ce avec une seule bague de 36 !



Plutôt simple non ? Mais qu’en est-il si nous ne nous situons pas la bague de mise au point à l’infini ? Il faut reconnaître que c’est alors un poil plus compliqué, mais rien de bien sorcier néanmoins.

La difficulté est alors de calculer le tirage total T (bagues allonges + objectif). Pour cela, il faut utiliser la formule suivante :

T = t + (Distance bague mise au point x F) / (Distance bague mise au point - F)

Par exemple, si on place la bague de mise au point de notre 30mm sur 50cm et que l’on ajoute une bague allonge de 36mm, on obtient un tirage total de : 36 + (500x30)/(500-30) = 68mm


Ensuite, le calcul du rapport se fait via la formule :

G = (T-F) / F

Soit dans notre cas ci-avant : G = (68-30) / 30 = 1.26

Le calcul de la distance de mise au point reste le même que précédemment, soit D = 30 x (1 + 1/1.26) = 54mm.

Vous pouvez voir que nous sommes bien loin des 50cm que pense voir notre cher 30mm.

On constate au passage que la valeur est peu différente du cas où la bague est sur l’infini. Cela illustre la difficulté d’utiliser des bagues avec des grands angles. D’une part, les distances de travail deviennent très faibles, et d’autres part, quelque soit la position de la bague, cette distance ne change quasi pas (quelque soit sa position, il vous faudra être à 55mm +/- 1 mm ; en d’autres termes, sans rail de mise au point, c’est une mission quasi impossible). En règle générale, l'ajout de bague augmentera d'autant plus le rapport que la focale est courte, mais cela sera aussi d'autant plus diffcile à mettre en oeuvre...


A vos calculettes !

 

 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 10:50

 



2 semaines de vacances loin de tout, nécessité de visionner des images de suite après les prises de vue, montrer un aperçu de son travail à un partenaire,... autant de raisons qui peuvent conduire à vous poser la question d'un support de déchargement et de stockage temporaire de vos fichiers.

Je n'ai pas tout du tout fait tout le tour de la question, et je ne m'inscris pas en spécialiste dans ce domaine. J'ai juste été amené à m'interroger à l'occasion de mes vacances 2009 dans les Cévennes, vraiment "à l'écart du monde", au Mas Novis.

L'année précédente, là aussi à l'occasion de mes vacances estivales, j'avais pas mal mitraillé, plus que je ne le pensais, le coin s'y prêtait (c'est d'ailleurs à cette occasio que j'avais capté la libellule du BBC), et il avait fallu que je fasse du tri assez sévère uniquement via l'écran arrière pas très grand sur le Canon 1ds2. Ce n'est jamais simple de juger de la qualité d'une image comme cela. On peut à la rigueur identifier les photos vraiment ratées, mais une fois celles-ci enlevées, s'il faut encore en supprimer, cela veut en gros dire supprimer la moins bonne (mais pas loupée) d'une série. Et ça, c'est quand même pas évident, pour ne pas dire dangereux, car souvent seul un tirage ou un vrai examen sur un écran plus grand permet de trancher.

 




Je ne voulais pas que cette "mésaventure" se reproduise cette année. plusieurs options étaient alors possibles (non exhaustif, je vous l'ai dit, je ne suis pas spécialiste) :

- Augmenter ma capacité en cartes mémoires ou opter pour un videur de cartes. J'ai failli retenir cette solution toute simple et plutôt bon marché, mais j'avais dans l'idée depuis quelques temps de me munir d'un outil permettant le visionnage afin de pouvoir "trimballer" une partie de mon travail pour présentation rapide. C'était l'occasion de sauter le pas.



- Investir dans une visionneuse. Leur capacité est tout à fait suffisante et leur "capacité" au transport intéressante, mais le prix m'a vite rebuté. De 400€ à 600, et même souvent plus, pour un outil à utilisation quasi unique (juste du visionnage, et sur écran, qui même s'il n'est pas minuscule, reste fort modeste), ce n'est quand même pas donné.

- M'orienter vers un mini portable (netbook). C'est par hasard, à l'occasion d'une errance dans les allées de la FNAC, que je suis tombé là-dessus. Honnêtement, je ne connaissais pas. Je me suis rapidement dit que cela pourrait coller. Prix, capacités largement suffisantes, toutes les fonctionnalités d'un ordinateur portable, écran de taille correcte pour mes besoins ; bref beaucoup d'avantages, cette option était quasi retenue.


Restait à parcourir un peu les modèles disponibles ; comme je vous l'ai dit, je n'y connaissais quasiment rien sur ce genre de produit. J'ai assez rapidement porté mon choix sur 2-3 modèles en examinant en priorité les critères d'autonomie, de qualité d'écran et de prix. Je pense que j'aurais pu prendre n'importe lequel de ces 2-3 à ce moment, ils m'auraient sans doute tous convenu. C'est donc la disponibilité qui a guidé le choix final. A ce sujet, j'ai pu constaté que pour ces produits (comme pour les cartes mémoires d'ailleurs), les tarifs des grandes enseignes étaient tout à fait comparables aux prix internet. Je n'ai donc pas hésité. Il y avait longtemps que j'avais acheté de l'électronique neuve en magasin (où j'ai pu bénéficier d'une offre commerciale).


Bref, mon choix s'est porté sur le Asus EeePC 1000HE (l'idée n'est pas du tout de vous en présenter ici un test complet, carré et précis).



 

 



1 - Très bonne autonomie. Elle est affichée à 6h30 en utilisation la plus gourmande. Ce doit tout de même être un peu moins, mais largement suffisant (une des meilleurs dans ce domaine si je ne m'abuse).

2 - Écran tout à fait correct. Bien sûr, c'est pas hyper grand (10.2'', cela me change du 24''...) et le respect des couleurs n'est pas au top (mais pas si mal malgré tout, et suffisant pour apprécier une image sans "erreur"), mais il me convient bien pour l'utilisation que j'en ai. De plus, c'est un des seuls NetBooks à proposer un traitement de dalle Matt. La majorité des autres est brillante, donc prenant tous les reflets et flattant trop les images ; beurk !



- C'est un ordinateur, je peux donc utiliser tous mes logiciels habituelsde visionnage, d'archivage et de post-traitement. Car même si l'outil ne vous permet pas de réaliser un vrai post-traitement (écran quand même petit et couleurs pas au top), il vous autorise néanmoins de vérifier 2-3 trucs de suite. C'est quand même assez génial. De plus, il peut évidement me servir pour autre chose que la photo : passer un petit film dans la bagnole (bon, ça on ne le fait encore pas ; notre petiot de 3 ans n'est pas du tout habitué à cela), ou faire un peu de bureautique dans le train en période de bourre (c'est d'ailleurs avec lui que j'ai "pris de l'avance" dans la rédaction de cet article en revenant de Londres),...

- Il est bien sûr compact. Moins qu'une visionneuse évidemment, mais beaucoup plus qu'un ordinateur portable classique. 27 x 19 x 3cm est pour moi un bon compromis.



- Sa capacité de 160Go me permet de voir venir...

- Et enfin, c'est plus anecdotique, son clavier est vraiment très agréable et confortable (touches de type "chocolat").




Des avantages à mes yeux certains pour un tarif tout de même assez attractif (il se trouve à nettement moins de 400€, et même parfois quasi 300€ ; moins cher qu'une visionneuse), cette option Netbook me convient pour l'heure. Un défaut malgré tout : il est plus encombrant et sera probablement moins robuste qu'une visionneuse ou un videur de carte. Il est donc moins adapté en "compagnon de randonnée ou de trekking", mais ce n'est pas l'utilisation que j'en souhaite.

 

 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 06:16



Comme je le disais dans l'article sur l'utilité ou non d'un trépied en macro, je considère ce dernier comme un compagnon indispensable du macroteux. Je ne dis pas qu'il le faut toujours, je dis juste qu'il rend de fiers services.

Et les trépieds, c'est un peu comme les rotules, je n'ai pas trouvé le bon de suite (voir article sur les rotules). Y'a pas à dire, c'est vraiment avec des mises à l'épreuve que nous pouvons bien percevoir les failles de notre matériel, mais aussi se rendre compte des critères qui nous sont prioritaires.

Ces derniers, en ce qui me concerne, œuvrant très largement dans le monde de la macro, se composent de :

- bien sûr, une hauteur minimale faible (macro souvent proche du sol oblige).

- flexibilité et indépendance des pieds ; avec réglages simples et fluides de leur ouverture et de leur longueur.

- colonne centrale pouvant se mettre à l'horizontale.

- un trépied léger est toujours un plus appréciable.


Par contre, le poids maximum admissible était moins important, ou en tout cas moins contraignant car l'ensemble boitier Canon série 1d, avec une optique macro et la rotule ne pèse pas des milles et des cents (moins de 5 kg) et beaucoup de trépied peuvent le supporter.



 

Avant de choisir le GITZO 2541 Explorer Carbone 6x, j'avais le MANFROTTO 055PROB. Ce dernier s'avère d'un très rapport qualité/prix, mais la colonne restait tout de même assez peu fonctionnelle (pas très rapide à passer en horizontale) et surtout, le réglage de l'angle d'ouverture des pieds se faisait par paliers et n'était vraiment pas très ergonomique (pas évident de ne pas beaucoup déplacer le trépied en changeant l'ouverture d'un pied).

 

 

 

 

Outre son poids attractif (1,84 kg), le GT2541EX m'a séduit, puis conforté, notamment de part les 2 points suivants, essentiels à mes yeux :

 

1 - Une ouverture des pieds très bien pensée. D'une part, le choix de l'angle est totalement libre (non par paliers) ; et d'autre part le système de verrouillage est très ergonomique. Relevez la poignée, c'est libéré ; baissez-là et c'est bloqué. Vous pouvez aussi choisir la dureté de cette poignée (et donc la puissance de serrage) via une vis du côté intérieur. Cette solution vous permet de bien réadaptée la hauteur du trépied une fois celui-ci quasi en place, sans avoir à trop le déplacer ; le réglage des pieds étant simple et "sans effort".

 

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2 - Une colonne centrale très pratique. Plus besoin de l'enlever et de la remettre dans une autre position (comme sur la Manfrotto 055PROB). Ici, un unique serrage vous permet de la basculer à l'horizontale très rapidement. Et mieux : ce n'est pas à l'horizontale, mais à l'angle que vous choisissez, même au-delà) de 90°. C'est vraiment très très pratique pour rechercher le bon angle de prise de vue. Moi qui aime tourner autour de mon sujet, si je laisse ce serrage libre, associé à une rotule elle-aussi libre, j'ai tout loisir de trouver le point de vue qui me convient le plus.

 

 

 

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A signaler, pour finir, qu'il est aussi muni d'un crochet de "contrepoids" à la base de la colonne centrale, de niveau à bulle, d'un agréable système de verrouillage de la longueur des pieds, ou encore d'un revêtement antidérapant sur la base de fixation de la rotule (évitant tout desserrage intempestif).

 



Bien sûr, il n'est pas donné (habituellement trouvé neuf aux alentours de 600€), mais la qualité et la flexibilité sont au rendez-vous. C'est réellement un trépied taillé pour la macro ; couplé à mon montage rotule macro, je suis pour l'heure très satisfait de l'ensemble.

 

 


Ces articles peuvent vous intéresser :
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 09:09



Dans un dernier article sur les différentes rotules que j'ai pu utiliser jusque-là, je terminais sur un constat un peu amère : je n'avais pas trouvé celle qui me correspondait vraiment. Or, la rotule en photo, dès lors que vous vous servez d'un pied, c'est comme votre genou : s'il est en "vrac", vous aurez beau avoir la meilleure volonté du monde et des muscles de champion du monde, vous n'arriverez pas à dépasser votre grand-mère ! Bon, j'exagère, le mien n'était pas en vrac (je pense m'en être pas mal sorti avec la Manfrotto 488RC4 puis la Gitzo GH2750QR), mais un peu douloureux tout de même.

Mais je terminais aussi cet article sur une note d'espoir : après avoir étudié d'un peu plus près ce que proposaient nos marques "préférées", j'avais peut-être une solution en ligne de mire.



Des exigences initiales assez poussées...

Et si jusque-là je n'ai, ou n'avais pas trouvé mon bonheur, c'est bien parce que je suis assez exigeant, pour ne pas dire chiant. Avant de vous présenter ce que je vais bientôt tester sur le terrain, petit listing de mes souhaits, sans ordre d'importance car ils sont tous importants ; un seul manquant peut suffire à faire s'écrouler l'affaire :

- Système de serrage rapide et précis : pas question de passer 3 heures à tout serrer pour qu'en plus le cadrage  bouge à la fin.

- Un serrage puissant : rien de plus pénible que de serrer et voir l'ensemble s'incliner légèrement sous l'effet du poids du boîtier.

- Possibilité de passer du format paysage au format portrait par l'intermédiaire du collier de pied afin de ne pas avoir à changer les réglages de la rotule et à modifier le point de vue ; et ce, avec un boîtier muni d'un grip (sans grip, c'est moins souvent un problème).

- Volonté de monter un rail coulissant afin d'optimiser l'utilisation du Canon 65 MP-E, en voulant notamment ne pas  avoir à déplacer le trépied lors des changements de rapports de grossissement (voir article sur le MP-E).

- Rotule pouvant rester desserrée sans monopoliser une main (par exemple impossible avec des rotules 3D à crémaillère) afin d'avoir le plus de liberté possible dans la cherche du meilleur point de vue et de pouvoir l'utiliser comme "simple appui".

- Bien sûr, rotule très souple offrant de nombreuses possibilités d'angles de prise de vue.

- Évidemment, plateau rapide.

- Ensemble avec le moins d'éléments possible afin de limiter les risques de perte de cohésion et le prix. Et plus c'est simple à résultat au moins équivalent, mieux c'est.

- Possibilité de limiter, voire d'exclure tout risque de rotation de l'ensemble boîtier+objectif sur son plateau rapide (ce qui peut arriver dans certaines positions développant de grosses forces de rotation).

- Ensemble devant fonctionner avec le Canon 65 MP-E et le Sigma 150/2.8 ; avec passage facile de l'un à l'autre.


Vous voyez quand je vous dis que je suis chiant. Et encore, je suis sûr que je pourrais en trouver d'autres. Mais je suis sûr que vous êtes plusieurs à avoir été, ou à être confrontés à ces questions.

Comme je le disais avant, j'ai rapidement dû admettre qu'aucun produit unique de série répondait à toutes ces contraintes. Il allait donc falloir assembler, trouver la meilleure formule, et je dirais même, au tout début, voir s'il y avait au moins une formule qui pourrait coller.

Me voilà donc à plonger dans les catalogues Manfrotto, Gitzo, Jama et autres Velbon. J'ai plusieurs fois pensé avoir trouver un bon truc, jusqu'à déchanter à force de simulations intellectuelles : une fois c'est le grip qui passe pas, l'autre c'est l'adaptateur qui est trop étroit, ou encore le plateau qui convient pas. C'est souvent le cas quand on cherche à résoudre un problème, nous pouvons tomber face au double risque, d'une part, de passer son temps à découvrir de nouvelles difficultés ; et d'autre part, d'arriver à une solution totalement loufoque à force d'empilement de micro-solutions isolées. C'est ce que moi j'appelle le syndrome de la table bancale. Hein, c'est énervant une table bancale ! Alors, on tente de coller une cale sous le pied le plus court, mais elle est un peu haute cette cale, alors on vient en mettre une deuxième sous un deuxième pied, et ainsi de suite jusqu'à arriver à un nombre délirant de cales, qui ont conduit votre plateau de table à 2 mètres du sol, et en plus, c'est toujours bancale, la belle affaire : votre table est toujours bancale et vous ne pouvez même plus vous en servir comme table (ça, ça peut aussi arriver dans une organisation d'établissement ou d'entreprise : on fait des micro-ajustements qui complexifient sans rien résoudre, mais c'est une autre histoire...).



...Pour une "solution" plutôt simple...

Bref, après cette parenthèse au combien intéressante, revenons à notre rotule, en tâchant qu'elle ne se transforme pas en tour Eiffel. Je vous passerai les différentes idées que j'ai eu avant d'arriver à cette dernière qui, comme vous allez le voir, est finalement simple (mais ça faisait partie des souhaits initiaux ; pas beaucoup d'éléments). Dans le titre, je mets "solution" entre guillemets, car il me faudra encore attendre un retour d'expérience basé sur quelques sorties sur le terrain pour conclure.








Finalement, je n'utilise que 3 éléments : la rotule-ball Manfrotto 468MGRC3, un adaptateur 120 et un adaptateur 394 de plateau rapide.




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...et bon nombre de mes problèmes a priori résolus


1 - L'adaptateur 120, qui sert habituellement à compléter la colonne d'un trépied pour convertir la vis 3/8' originale en vis 1/4', permet ici de rehausser le boîtier. Ainsi, il y a assez d'espace pour que ce dernier puisse passer en position portrait sans buter contre le rail coulissant. Et c'est très juste avec le Sigma 150/2.8, cela se joue au millimètre (c'est moins short, presque 1 cm, avec le MP-E) !





2 - Le MP-E présente une contrainte supplémentaire : son collier est très proche du boîtier (nettement plus que le Sigma 150). Ainsi, le boîtier peut vite se heurter à tout élément supplémentaire. Fort heureusement, l'adaptateur 120 fait pile le bon diamètre, et là encore, cela se joue à 1mm ! 1mm à l'horizontale pour le MP-E et 1mm à la verticale pour le Sigma 150 ; on a eu chaud, nous échappons de peu à la lime !





3 - Les rotules hydrostatiques de la série 468 (il en existe plusieurs versions en fonction du type de plateau) sont de toute évidence des monstres de puissance. Elles semblent pouvoir répondre à ma triple volonté : peuvent rester desserrées sans monopoliser une de vos mains (avec possibilité de régler la dureté de mouvement quand elle est libre), sont très souples (trouvent quasiment tous les angles ; mais un poil moins que les excentrées de Gitzo tout de même), et permettent un serrage rapide et puissant (avec 2 doigts et sans forcer, ça semble dur comme du béton).





4 - L'utilisation de l'adaptateur 394 pour plateau 410PL permet d'une part de gagner les quelques millimètres autorisant la rotation paysage/portrait avec le 150/2.8 (le fameux millimètre d'avant) ; et d'autre part bien sûr de bénéficier d'une attache rapide (que je trouve d'ailleurs plus pratique que celle des modèles plus petits). Mais en plus, et même si ce n'est pas l'utilisation prévue, les plateaux 410PL sont munis de 2 pas de vis sur le dessus (un 1/4 et 1 en 3/8). Ainsi, il est possible d'y loger des vis qui viendront bloquer la base du collier de pied et ainsi empêcher toute rotation pouvant engendrer un lent mais certain desserrage (et ces vis sont même disponibles car le rail coulissant de la 468MGRC3 est fourni avec 2 1/4 et 2 3/8). Je l'ai découvert après-coup, j'en étais ravi car ce point était le seul en suspens au moment où j'ai décidé de tenter cette configuration !





5 - Enfin, le choix du modèle de rotule muni du rail coulissant Manfrotto 357 offre une grande souplesse dans l'utilisation du Canon MP-E. En effet, grâce à ce dernier, il est possible de parcourir l'ensemble des rapports du MP-E, du 1:1 au 5:1 sans avoir à bouger le trépied. Il est certain que cela va vraiment beaucoup m'aider dans l'avenir !


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Vous l'aurez compris, je suis ravi de cette configuration et j'ai hâte de voir ce que cela donnera. Car ces premières impressions prometteuses ne seraient s'affranchir de tests grandeurs nature ; les seuls qui permettent de valider, et je l'espère, le dispositif... Retour dans un prochain article...



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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:07




Tout comme j’ai testé pas mal d’optiques macro (voir article correspondant) avant de trouver celle qui me convenait le mieux dans celles qui existent au jour d’aujourd’hui (mais une petite stabilisation sur un macro longue focale, ce ne serait pas de refus…), j’ai aussi essayé bon nombre de rotules. Chacune avait leurs avantages, et toutes avaient aussi un ou plusieurs inconvénients. Petit retour en arrière.


La toute première, acquises en kit avec le trépied : la Manfrotto 141RC. Rotule tout à fait correcte et d’un rapport qualité/prix appréciable.

 


Malheureusement, avec un serrage pour chacun des trois axes, ce n’était pas évident de bloquer correctement l’ensemble dans la position voulue à moins d’avoir 4 mains. Aussi, problème recurrent pour pas mal de rotules : le cadrage bouge légèrement une fois que l’on a serré et lâché le boîtier, pas suffisamment rigide ; c’est vraiment énervant quand on obtient le cadrage précis recherché et qu’on le perd au serrage.

 

De plus, et là encore c’est un problème assez fréquent, je ne trouve pas terrible le mode fixation des plateaux rapides sur l’appareil ou le collier de pied : une simple vis. Je fonctionnais souvent avec 3 bagues allonges montées entre le Sigma 180/3.5 et un Canon 1d2. Ainsi, l’ensemble étant fixé via le collier de pied, le poids important du boîtier se trouvait pas mal déporté du centre de fixation et quand je me retrouvais dans des positions un peu tordues (comme sur la première photo de cet article), les forces de rotation étaient importantes et le serrage n’y résistait pas (dans les cas où le plateau est en position verticale avec le boîtier à droite, ce dernier exerçant alors une force de rotation dans le sens du desserrage), même en ayant serré « comme une brute ». Après quelques secondes dans cette position, cela pouvaiot donner ça...

  

 

 

 


Néanmoins, cette rotule donne la possibilité de libérer plus ou moins chacun des axes (ce qui n’est pas possible pour toutes les rotules), elle offre donc beaucoup de liberté de mouvement et peut servir de support en déclenchant sans bloquer fermement. Technique que j'utilise très souvent dès que la vitesse d'obturation n'est pas basse au point que je doive tout bloquer.





Le cadrage précis et qui « tient le blocage et la libération (= quand on lâche le boîtier) », c’est ce qui a motivé mon premier changement qui m’a fait passer à la Manfrotto 410 à crémaillère Junior.

 

Elle est diabolique de précision : même principe que la précédente mais avec en plus la possibilité de réglages micrométriques de chacune des directions. Donc, excellent pour du cadrage de précision, mais sur sujet quasi immobile. Car en effet, gros handicap, en tout cas face à ma façon de photographier, on ne peut pas, à la différence de la précédente, laisser chacun des axes un peu desserrés afin de rechercher librement le bon cadrage et/ou être réactif.  Chacun des 3 axes, en plus du réglage micro, est bien pourvu d'une molette permettant un régalage rapide. Mais cette dernière doit être maintenue ouverte pendant le mouvement ; dès qu'elle est relâchée, la rotation de l'axe est bloquée. Je m’en suis donc assez vite séparé au profit d’une rotule ball qui règle se problème de "mains obligatoire sur la rotule pour changer d'angles".





 

Ce fut la Manfrotto 488RC4 (j’ai aussi fait un passage par la rotule joystick 222, mais qui s’est vite montrée assez peu adaptée à mes positions souvent alambiquées ; et comme la précédente, le fait de devoir avoir une main sur la rotule pour modifier les angles de prise de vue est pour moi un vrai inconvénient).

 

Vraiment une très bonne rotule ; celle que j’ai gardé le plus longtemps pour l’heure. Robuste, d’un serrage efficace et d’une ergonomie agréable, elle ne m’aurait sans doute pas quitté si je n’avais pas décidé de changer de trépied en passant chez GITZO (car là-aussi, j’ai mis quelques temps à en trouver un qui me convienne, j’en parlerais sans doute dans un prochain article). Bon, je sais, nous ne sommes pas obligé de changer de rotule pour autant, mais c’était l’occasion de tester les rotules Gitzo dont j’entendais le plus grand bien.

De plus, la 488RC4 me donnait 2 sources de légère insatisfaction : d’une part, comme signalé avant, même si le serrage est efficace, il manque néanmoins un peu de puissance pour maintenir la position sans bouger d’un poil sous le poids de l’ensemble (boîtier 1d + sigma 150/2.8) lorsqu’on lâche tout. D’autre part, même si j’avais des plateaux rapides plus grands de type 410PL (et plus les 200PL comme sur la 141RC de mes débuts), j’ai de nouveau constaté le problème de perte du serrage dû aux forces de rotation entre le collier de pied et le plateau (mais dans une moindre mesure). Rien de plus énervant d’enfin trouver le bon cadrage, de serrer tout, de lâcher et tout semble baigner, mais vous attrapez la télécommande jusqu’à constater que, quasi imperceptiblement, le tout tourne doucement autour de l’axe de la vis du plateau ! Adieu votre réglage au millimètre et adieu votre pause longue ! Cadrage approximatif et flou de bougé assurés ! Je dois être honnête et signaler tout de même que cet inconvénient était surtout la conséquence de l’association d’un montage sur collier de pied, de 3 bagues allonges et d’un boîtier lourd. En configuration plus « normale », cela ne tourne plus.



Lors du changement de trépied (GT2541EX), j’ai donc opté pour la rotule excentrée Gitzo GH2750GR.

 

 

 

Là aussi, une rotule très agréable à utiliser. Le coup qu’elle soit excentrée donne vraiment une grande liberté de mouvement. Alliée à un collier de pied, on peut vraiment trouver quasiment n’importe quel angle ; vraiment chouette ! De plus, les plateaux étant munis d’un petit ergot anti-rotation, le problème précédent était réglé (bon, il a quand même fallu que je perce un petit trou dans mes bases de collier de pied pour y loger cet ergot, mais ça c’est rien comparé au confort que cela apporte).

 

 

 

Alors, pourquoi diable l’avoir mise en vente ? J’en profite pour indiquer que j’ai pu me permettre ces essais à force de recherches de matériel d’occasion. En général, je n’envisage d’acheter neuf que si je suis convaincu que le produit correspond bien à mes besoins. L’évolution de ce matériel ne m’a au final quasiment rien coûté.


Et bien j’ai de nouveau changé pour me lancer dans ce qui me turlupinait depuis longtemps : trouver un ensemble 100% adapté à mon matériel macro et à ma façon de photographier. La Gitzo y répondait en partie, mais pas tout à fait.


Depuis quelques temps, je cherche la formule qui me permette de, sans hiérarchisation :
- bloquer rapidement et très fortement ma position en maintenant mon cadrage avec précision,
- laisser les mouvements libres (tout légèrement desserré) afin d’avoir une totale liberté dans la recherche du meilleur angle de prise de vue,
- installer un rail macro qui serait un vrai plus avec le Canon 65 MP-E (mettre lien),
- pouvoir passer d’une orientation portrait à paysage via le collier pied, donc sans changer le réglage de la rotule, donc sans changer de point de vue. Ce qui n’est pas évident avec un 1dsmark2 ou un boîtier muni d’un grip, ce dernier bloquant la rotation en venant taper le rail.

J’ai rapidement dû réaliser que cette perle rare n’existait pas « de série », et qu’il fallait, non pas l’inventer, mais chercher quel serait l’assemblage qui répondrait le mieux à mes exigences. Je pense l’avoir trouver et je vais bientôt le tester. Si tout ça baigne, comme je l’espère, j’en ferais bien sûr un petit article illustré…


Pour résumer sur les quelques rotules ci-dessus :
- Manfrotto 141RC : Un très bon rapport qualité/prix et polyvalente
- Manfrotto 410 crémaillère junior : Très précise mais pas très "souple"
- Manfrotto Joystick 222 : Intéressante, mais pas très adaptée à la macro
- Manfrotto 488RC4 : Très bonne, je recommande
- Gitzo GH2750QR : Très bonne avec une très large souplesse ; je recommande aussi.


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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 22:24




Bizarre ça, MP-E, c'est quoi ce truc ? Les Nikonistes, ne cherchez pas, vous n'avez pas, c'est une exclusivité Canon ! Allez, faite pas la tronche, c'est pour rigoler.

Vous aimiez la macro, alors peut-être adorerez-vous l'hyper macro, car c'est bien la raison d'être de ce MPE 65mm. En effet, n'imaginez pas taper un portrait avec, ce sera impossible (enfin, un portrait d'être humain j'entends, car pour les bestioles plus petites, c'est jouable...) ; le plus gros que puisse faire la bête, c'est le rapport 1:1.

Ha oui, mais c'est quoi le "rapport" (non non, je vous vois venir, rien à voir avec des positions du Kâma-Sûtra) ? Le rapport de grossissement est le rapport (jusque-là, je me décarcasse pas trop) entre la taille du sujet et sa taille résultante sur le capteur (supposé plein format). Je m'explique. Si on dit que le rapport est 1:1, cela signifie qu'un objet de 1cm fera aussi 1cm sur le capteur (il prendra donc quasiment la moitié de la hauteur de la photo) ; si c'est un rapport 3:1, cela veut dire que ce même objet de 1cm fera maintenant 3 cm sur le capteur (il se retrouve donc coupé sur la hauteur de la photo).
Et bien le MP-E 65 permet des images depuis le rapport 1:1 jusqu'au rapport 5:1. Il peut donc considérablement grossir ; mais à l'opposé il est incapable de prendre moins grossi que 1:1 (donc, impossible de faire une mise au point à l'infini). Où s'arrête une optique macro classique, le MP-E ne fait que commencer. C'est donc bien une optique spécialisée, et même hyper spécialisée ! Voyez ce que cela donne avec une pièce de 1€ (sur un capteur plein format). Si vous avez bien suivi, vous aurez donc compris que le MP-E ne permet pas de prendre une photo plus large que la première au 1:1.






Pourquoi j'en suis arrivé à ce choix ?

Quand j'ai commencé la macro, j'ai assez rapidement perçu "qu'il y avait des choses à voir au-delà du rapport 1:1", et d'ailleurs, très souvent j'avais mes trois bagues allonges montées sur mon optique pourtant déjà macro (souvent à l'époque le Sigma 180/3.5 EX). Il était clair que certains sujets se prêtaient très bien à des rapports élevés. De plus, plus on se rapproche, moins on identifie les choses, plus la réalité s'éloigne car notre œil n'est pas habitué à voir le monde à de tels grossissements (paradoxalement, cela fait pareil lorsque l'on prend de la hauteur, comme le montrent notamment les photos de Yann Arthus-Bertrand). Or, à cette époque, je commençais à rechercher autre chose que la réalité dans mes images ; le MP-E pouvait peut-être m'y aider... Et comme souvent, une bonne occasion m'a fait sauter le pas.






Rapido, les caractéristiques techniques générales

Avec ses 710g, ce n'est pas un poids plume. Néanmoins, quand il est dans sa position la moins longue (au rapport 1:1), il est compact (moins de 10cm) et ce poids est bien réparti. C'est un peu moins vrai une fois déployé car au rapport 5:1, il atteint tout de même la longueur de presque 23 cm. Ce n'est pas un minus dans cette configuration.






Il bénéficie fort heureusement d'un collier de pied ; à mes yeux indispensable l'utilisant essentiellement sur trépied. Néanmoins, il est d'une ergonomie moyenne. Il s'agit du modèle avec gouttière dans laquelle glissent les 4 petites visses fixées sur l'optique. C'est sûr, il ne risque pas de tomber (on ne peut enlever le collier qu'une fois l'optique démontée du boitier), mais c'est la fluidité qui en souffre. L'ensemble pivote avec certains à-coups et un peu de jeu ; pas le top quand on connait l'exigence de précision dans le cadrage exigée par les grands rapports (mais une fois serré, c'est bien sûr rigide).

Malgré les apparences, ne cherchez pas de bague de mise au point à proprement parler. La bague que vous voyez est en fait la bague du choix du rapport ; cela peut jouer un rôle secondaire de mise au point, mais l'utilité première n'est pas là (cela n'est pas sans poser quelques difficultés, j'y reviendrai après).

Enfin, ne cherchez pas non plus l'auto-focus ; c'est du tout manuel.



A quoi peut-il bien servir ?

Comme dit plus haut, il sert bien sûr à explorer le monde du très petit. Et dans ce dernier, il y a des tonnes de choses à faire :

- tout simplement photographier des éléments très petits tout en restant figuratif (ça, je le fais assez peu).



- Jouer avec les formes que notre œil peut à peine discerner.




- Ou carrément pénétrer l'abstrait tant cet univers minuscule s'écarte de ce que nos yeux et notre esprit savent voir.




Il n'est d'ailleurs pas rare que la frontière entre ces deux dernières catégories soit mince...




Les gouttes d'eau sont des sujets que j'affectionne tout particulièrement avec ce MP-E.







Une utilisation non dépourvue de difficultés

Il n'est pas faux de dire que les résultats que peut produire le MP-E "se méritent" ; cette optique est à dompter. Si vous vous lancez dans l'aventure, vous aurez très probablement à faire face à tout ou partie des difficultés ci-dessous, et peut-être d'autres.

 - Le manque de lumière : bien évidemment, à de tels rapports, la lumière vient très vite à manquer. Le trépied est donc très souvent nécessaire tant les vitesses d'obturation peuvent être faibles, même à f/2.8. Néanmoins, ne partez pas de l'a priori qu'il est indispensable, dans certains cas, assez rares si vous fonctionnez en lumière naturelle, la main levée est possible. Ce fut le cas pour cette thomise, réalisée au cœur d'un pissenlit en plein midi . L'option flash est possible (le MP-E peut accueillir les flashs annulaires), mais je reste fidèle à ma lumière naturelle et n'est donc pas abordé cette option. Ce souhait délibéré rend bien sûr difficile la photo de sujets en mouvement.




- Qui dit 65mm et forts grossissements, dit aussi faibles distances de mises au point. On parle ici de quelques centimètres entre la lentille frontale et le sujet (10cm à 1:1 et 4cm à 5:1). Cela complexifie bien sûr d'une part les photos de sujets farouches, et d'autres part, les photos dans des environnements encombrés. Ci-dessous un petit schéma faisant le point sur la distance du sujet à la lentille frontale et la longueur de l'objectif (les 2 étant variables).




- La difficulté du cadrage : le cadrage n'est pas toujours la plus simple des choses, mais il est ici encore plus difficile. D'une part, il n'est pas rare que vous soyez dans une position peu confortable parfois peu compatible avec la nécessité de prendre son temps ; d'autre part, aux forts rapports, le moindre mouvement du boitier se traduit par un gros décalage dans le viseur. Stabilité ou grandes vitesses sont nécessaires !


- Une mise au point pas évidente : tout d'abord la profondeur de champ est très faible. Mais surtout, la principale difficulté résulte du fait qu'il n'y a pas réellement de bague de mise au point, mais une bague du choix du rapport. Donc, si vous recherchez un rapport bien précis, il vous faudra caler le boitier pile à la bonne distance ; vous n'avez pas le choix. Sinon, vous devez jouer de la bague qui va changer le plan de netteté, mais cela change donc forcément le rapport dans le même temps, et donc le cadrage,... Pas facile du tout. A mon avis, c'est la principale difficulté de la bête : trouver la bonne distance de prise de vue.


- Enfin, ces grands rapports sont sans pitié pour les poussières, même les plus petites et même à f/2.8 ; et ce d'autant plus que la lumière est vive. Ils vous imposeront un nettoyage plus minutieux du capteur (lien vers article).






Quelques conseils

Fort heureusement, ces difficultés se tassent avec l'expérience (mais reste toujours bien réelles), et ces quelques rapides conseils peuvent vous aider :

- Un point crucial est d'accorder beaucoup d'importance et d'attention à la position initiale du trépied. Dans la mesure où c'est bien la distance du boitier par rapport au sujet qui va conditionner beaucoup de choses (mise au point et rapport), et que les marges de manœuvre sont faibles (un changement de quelques centimètres change tout), il vous faut vraiment viser le plus juste possible dès l'installation du trépied. Choisissez d'abord un rapport, même approximatif, et placez la bague en conséquence. Puis aidez-vous des indications sur l'optique qui mentionnent les distances de mise au point pour chaque rapport. Tentez ensuite de bien viser pour positionner le trépied au mieux.

- Utiliser un trépied très flexible, avec colonne centrale pouvant se mettre à l'horizontal (j'ai choisi le Gitzo GT2541EX) ; et une rotule offrant une grande liberté de mouvement (j'ai retenu la rotule excentrée Gitzo GH3750QR). Je n'ai encore pas testé le rail macro (car pas assez adapté aux boitiers de la série 1d ou munis d'un grip), mais il est quasi évident que les quelques centimètres de déplacement devant/derrière seraient un véritable allié pour la mise au point.

- Comme je le dis plus haut, les positions de prise de vue sont parfois difficiles et dures à tenir longtemps. Examinez bien au préalable le terrain, et tentez de choisir une installation la moins inconfortable possible. C'est dommage de rater une superbe image juste parce que notre coude est mal positionné ou qu'un caillou nous transperce le genou.

- Parfois, le moindre changement de plan de netteté produit une image totalement différente ; alors n'hésitez pas à "explorer la profondeur de votre sujet"







Alors, investir ou pas ?

Vous seul connaissez la réponse.
Son prix n'est pas anodin. Il se trouvera aux alentours de 1000€ sur sites internet basés en France comme www.digit-photo.com. En occasion, c'est donc naturellement qu'on le trouve entre 650 et 750€, parfois plus.

Il ne faut pas le prendre "pour faire de la macro", mais bien de "l'hyper-macro". Ayez à la fois conscience des difficultés liées à son utilisation, mais aussi du monde presque infini auquel il donne accès. Mais à mon avis, si votre actuelle pratique n'a pas révélé l'envie de voir plus près, inutile de vous jeter sur le MP-E ; vous n'auriez alors peut-être pas assez de motivation pour le dompter. Tournez vous alors peut-être plutôt vers des solutions alternatives moins couteuses type bague d'inversion ou bagues allonges ; quitte à venir au MP-E dans un deuxième temps. Car oui, c'est vrai je ne l'ai encore pas dit : en plus, il délivre des images d'une superbe qualité !!




Pour finir, je rappelle que j'ai surtout parlé ici d'une utilisation en lumière naturelle. Le contenu de cet article serait différent si vous travaillez au flash. Au début, il est probable que vous ayez du déchets, voire que vous piquiez des crises de nerfs. Mais persévérez, vous ne le regretterez peut-être pas. Mais pas la peine d'insister comme une brute non plus car je pense que s'il y a une chance pour que ce monde du minuscule vous donne satisfaction, vous le sentirez assez vite et vous accepterez alors sans doute cette phase d'apprentissage, plus ou moins longue, mais nécessaire.



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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 12:46


Comme je l'indiquais dans l'article sur l'évolution de mon équipement macro, j'effectue la très grande majorité de mes achats sur le marché de l'occasion. Deux raisons simples et essentielles ont conduit à ce choix : dépenser moins tout en restant dans les clous des choses légales (autres que les importations Hong-Kong et compagnie au black) ; et pouvoir essayer des optiques et faire évoluer mon parc avec un risque financier minimum.

Ainsi, ces 4-5 dernières années, j'ai effectué pas mal de transactions sur le marché de l'occasion. Je dois en être en gros à prêt d'une vingtaine d'achat / revente en optiques, plus 3-4 pour les boitiers et 6-7 pour trépieds / rotules.

Je tire de ces expériences quelques idées que je tente de synthétiser ici.



Où trouver du matériel photo d'occasion ?

On pense vite et souvent d'emblée à Internet. Il est vrai que, comme pour beaucoup d'autres sujets, le net est un terrain presque infini pour l'occasion ; et l'on y trouve de tout : des bonnes affaires comme de grosses arnaques. Les difficultés principales étant que l'on ne voit pas le matériel (en vrai) et qu'on ne peut pas l'essayer. De plus, le vendeur est régulièrement un illustre inconnu.

Taper "matériel photo d'occasion" dans votre moteur de recherche préféré : vous aurez une quantité incroyable de sites proposant ce service. En voici quelques types, non exhaustif :

- Simples sites de petites annonces ou chacun vient y déposer la sienne. Très honnêtement, je n'y ai jamais rien trouvé. Néanmoins, je note une multiplication de ces sites et certains pourraient s'avérer intéressants. Malgré tout, ces derniers ayant souvent assez peu de "gardes-fous" ou d'indicateurs de confiance (note des vendeurs par exemple), il faudra suivre d'autant plus certains des conseils que je donne à la fin. En tout cas, ce n'est pas du tout sur ce type de site que je surfe en premier.

- Sites de troc et d'échange, en plein développement. Je connais assez peu, mais pensez-y, cela peut s'avérer intéressant.

- Sites d'enchères, avec notamment le plus fameux d'entre-eux : eBay. Ces sites présentent l'avantage de proposer un certain nombre de sécurités (de paiement, vendeurs et acheteurs sont évalués,...). Je constate une évolution ces dernières années : si au début, j'arrivais à faire quelques affaires, je trouve que c'est un peu moins vrai maintenant. D'une part, ces sites ont été envahis de vendeurs "professionnels" souvent de simples importateurs de produits neufs à prix cassés (et non déclarés en douane...), et les vraies occasions s'y trouvent noyées (n'hésitez pas à demander une recherche uniquement sur les occasions ; la liste sera beaucoup moins longue). D'autre part, c'est devenu un véritable sport pour remporter une enchère !! Tout se joue souvent dans les dernières secondes, où chacun surenchérit sur l'autre au centime prêt (c'est d'ailleurs souvent un petit logiciel qui le fait tout seul ; vous n'avez alorsque peu de chance), avec des prix qui atteignent parfois quasiment le prix du neuf !

- Sites "sérieux et spécialisés". Ce sont de loin mes préférés. Je parle ici des espaces occasions des sites dédiés à la photo, pour la majorité des forums. Que vous alliez sur Bénélux Photo Nature, Chassimages, Eos-Numérique, Planète-Powershot, et j'en passe, vous trouverez une rubrique à part. L'avantage est que l'on y discute en toute confiance. Je pense que les tentatives de "rouler l'autre" y sont rares car aucun des deux n'aurait envie de se voir grillé sur ces forums : cela peut sans doute vous marquer au fer-rouge pendant longtemps !


Mais il n'y pas qu'internet (tout le monde n'y a pas accès) :

- n'oubliez pas la presse écrite. Les petites annonces des magazines photos tels que Chasseurs d'Images, Image et nature, Réponses photo, et bien d'autres, offrent ce service. Parfois, c'est le seul endroit où paraissent certaines annonces ; et il peut y avoir de très bonnes affaires.

- et enfin des boutiques ; ne les oublions pas ! De nombreuses boutiques photos disposent de vitrines occasions (mais qui me semblent de moins en moins fournies). Néanmoins, les prix peuvent s'y avérer un peu plus élevés. Beaucoup de ces magasins proposent aussi un accès internet à leur matos occasion disponible.



A quel prix ?

Le bon prix, c'est le prix qui convient à l'acheteur et au vendeur. Vous me direz, quand on a dit ça, on a rien dit.

Il existe plusieurs cotes de l'argus photo (Chasseurs d'Images, Eos-Numérique,...). Elles ont le mérite de dégrossir le terrain, mais ne sont pas infaillibles. Même si elles sont remises à jour régulièrement, elles se trompent malgré tout sur certains types de produits, notamment pour le matos pas tout jeune (que je trouve fréquemment sur-coté ; et ce n'est pas une position biaisée d'acheteur, car je suis autant revendeur) ou assez rare (là au contraire, c'est parfois sous-coté).




Quelques grandes lignes :

- Dès la première revente, un matériel neuf perdra immanquablement environ 30% de sa valeur, et ce même si vous le revendez peu de temps après son achat.

- Les boitiers numériques perdent beaucoup plus et plus vite de la valeur, jusqu'à un prix où l'opportunité de leur revente peut se discuter ; et ce d'autant plus que votre boitier est haut de gamme. Par exemple, un Canon 1ds, pourtant un excellent boitier pro de 11mpix qui suffirait largement à la majorité des photographes amateurs et même experts, vendu neuf 6000 ou 7000€ voilà quelques années, aura du mal à trouver preneur face un récent Canon 50d ! Les lois du marketing...

- A l'inverse, le prix des optiques se stabilise assez vite. Ainsi, en achetant des optiques d'occasion, vous perdrez assez peu, voire pas d'argent car, à condition d'en prendre soin, probable que vous puissiez les revendre le même prix.

- le prix dépendra aussi des sorties des nouveautés. Ces dernières amènent toujours des vagues de reventes de matériel ; cela s'accompagne souvent par une baisse des prix sur le marché de l'occasion. C'est particulièrement vrai pour les boitiers numériques.



L'envoi et le paiement

C'est une étape qui peut perturber : Comment payer ? Comment faire confiance ? Comment préparer le colis ?

Pour le paiement, il y a beaucoup de solutions : depuis le chèque de banque, jusqu'au virement, en passant par paypal, le chèque, le contre-remboursement... vous trouverez une solution qui convient à tout le monde. De plus, si vous suivez les conseils ci-après, il est probable que vous ayez confiance en la transaction, le paiement ne doit alors pas trop vous inquiéter.
Personnellement, j'aime assez l'idée de l'envoi d'un chèque ; à sa réception, le vendeur expédie l'objet ; quand j'ai reçu le colis, je vérifie que tout va bien et le vendeur encaisse le chèque. Certains vendeurs acceptent, voire proposent d'eux-mêmes, l'envoi de l'objet d'abord et paiement dans un deuxième temps si cela convient. Une marque de confiance qui peut totalement vous rassurer !

Pour les colis, je n'ai jamais eu le moindre problème, aussi bien en terme de perte que de dommage. Tout est toujours arrivé nickel. Pas la peine d'en faire un bunker ; les agents de La Poste ont autre chose à faire que de sauter à pieds joints sur les colis. Mais bien sûr, le colis doit néanmoins être fait avec un minimum de sérieux, ce ne serait-ce que pour être à l'abri de toute "embrouille" entre vendeur et acheteur : si le colis est irréprochable et super bien protégé, mais que le matériel arrive endommagé, peu de chance alors que ce soit pendant le transport...





Mes conseils

- Eviter les sites et les vendeurs qui vous semblent bizarres. Rien de tel qu'un site ou un vendeur de confiance ayant fait ses preuves et récoltant de nombreux avis positifs (ce qui n'est néanmoins pas une certitude que tout se passera bien). N'hésitez pas à taper son nom sur un site de recherche, cela donne parfois des indications précieuses!

- Méfiez-vous des prix anormalement bas ; ce ne sont souvent que de grossières arnaques qui se terminent en Côte d'Ivoire. Mais jetez quand même un œil lucide, on ne sait jamais.

- Bien sûr, fuir les paiements bizarres du genre "Virement en Espagne alors que l'adresse est à Paris" !

- Si vous n'êtes pas trop pressé, et bien patientez. Prenez le temps de voir passer des annonces, de voir à quel prix cela se vend, que votre objet soit en vente sur un site que vous appréciez... Ou bien attendez les nouveautés qui feront peut-être baisser le prix de l'optique que vous désirez (cela va sans doute être le cas du Canon 100/2.8 Macro).

- Evaluer le sérieux du vendeur avec des questions ciblées sur l'utilisation qu'il avait du matériel. "Et alors, vous en pensez quoi de cette version IS par rapport à la non IS ?", "Et l'autofocus, il accroche bien ?"... Bref, l'idée est de savoir si le vendeur est bien l'utilisateur. Si ce n'est pas le cas, et qu'il ne vous l'a pas dit rapidement avec une explication qui tient la route, méfiez-vous, le matos est peut-être tombé d'un camion... N'oubliez pas que vous pourriez par la suite être accusé de recel !

- Essayer de retracer l'histoire du matériel : où a-t-il été acheté et quand ? Facture, la boite, notice sont-ils disponibles, et si non, pourquoi? Quelle utilisation en a-t-il été faite ? Pourquoi le revendre ?

- Demander des photos. Si l'annonce ne comporte qu'un jpeg extrait d'un site de vente en ligne, c'est un peu louche...

- Pour les boitiers numériques, rien de vous empêche de demander l'envoi d'un RAW d'une surface monochrome claire (style ciel bleu) pris à très petite ouverte. Cela vous permettra de constater l'état du capteur, et surtout s'il est rayé ou non (cela vous permet en plus de confirmer que le vendeur est bien en possession du boitier).

- Garder les traces de vos échanges (ne supprimer pas vos mails).

- Demander un certificat de vente signé des 2 parties indiquant les noms des vendeur et acheteur, le matériel vendu, la date, le prix, le mode de paiement et d'expédition, le numéro de série (sur Chassimages, les optiques volées et déclarées sont répertoriées ; allez donc vérifier cette info simple).

- Soyez très attentif à tout ce qui suscite le moindre doute dans l'annonce ou le vendeur ; ce n'est peut-être que la pointe de l'iceberg. Ne faites surtout pas l'autruche sous prétexte d'espérer, peut-être aveuglement, faire une bonne affaire.

- Et surtout, ne soyez pas naïf !! Une vigilance normale doit pouvoir vous éviter la majorité des mauvaises surprises.



En 5 ans et plus de 30 opérations d'achat/vente, je n'ai jamais eu de problème. Il y a bien sûr de tout, et malheureusement comme partout, les arnaques existent. Mais dans un domaine aussi spécialisé que le notre, on peut les déceler. Il faut surtout rester lucide, ne pas faire preuve de naïveté, et se renseigner, jusqu'à être sûr. Il y a de vraies possibilités de s'équiper en bon matériel à des prix corrects (pour l'acheteur et le vendeur ; les meilleures ventes sont celles où les 2 sont satisfaits).


J'en profite pour vous dire que j'ouvre sur mon Blog un petit espace occasions. N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez me proposer une annonce.



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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 10:35

Ca y est. La rumeur circulait depuis quelques temps, la voilà officialisée sur le site de Canon : dans les nouveautés 2009, il y aura un Canon 100/2.8 L IS USM Macro. On parle de 1149 € pour une sortie en octobre. A ce prix, les pros et les amateurs avertis sont clairement visés (ou comme toujours les clients "simplement" fortunés). Reste à voir si ce produit trouvera son public ; ce dont je ne suis pas convaincu à chaud.




Je ne vous cacherai pas mon sentiment un poil mitigé :

- Bien sûr, je suis ravi que Canon s'attaque au renouvellement de sa gamme optique macro et qu'ils y intégrent un stabilisateur. Outre des évolutions évidentes (comme l'amélioration des lentilles), on parle donc d'un nouveau stabilisateur hybride permettant de corriger les mouvements linéaires. Effectivemment de toute évidence une très bonne idée !

- Mais j'aurais espéré une focale plus longue, là où la stabilisation serait un vrai plus. Sur un 100mm, bien sûr qu'elle pourra être utile, mais nettement moins. Je me dis que Canon aurait pu aller encore plus loin en tapant du 150mm, voire 180mm stabilié. Cela impose d'autres contraintes, et sans aucun doute un prix encore plus élevé ; mais quand on vise cette gamme de produit pro et de clients, est-ce un véritable argument ? Ou peut-être aurait-ce été trop "dangeureux" de lancer d'emblée une nouveauté macro en longue focale (laissons le temps à ce nouveau stabilisateur hybride de se rôder sur un 100mm avant de concevoir un nouveau 180mm IS)?

Néanmoins, je serais bien sûr fort curieux de le tester, et, pourquoi pas, changer d'avis. Et peut-être qu'une plus longue focale est à l'étude ; sait-on jamais ! Mais pour l'heure, probable que mon chemin vers le Sigma 150mm reste inchangé.

En attendant, faites vous votre propre avis sur la question ; pour l'heure, on ne peut qu'en parler...



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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 21:56

Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas à proprement parlé un "technophile". Le matériel a plutôt tendance à m'ennuyer, en tout cas, cela m'est passé (j'y reviendrais probablement dans un prochain article). L'important, c'est moins le matériel en lui-même, que le fait que ce dernier soit adapté le plus possible à son œil et son esprit afin de pouvoir l'oublier le plus possible. N'oublions pas que ce n'est qu'un matériel inerte, intercalé entre notre œil et notre sujet...

 

Néanmoins, je vais vous parler un peu matériel, et en particulier optiques macro, mais pas vous faire un monologue indigeste sur leurs caractéristiques ; non, je serais le premier que cela barderait. Je voulais juste vous faire part des évolutions qu'a suivi mon propre équipement et ce qui les conditionnées.

 

Le point de départ était évident pour moi : ce sera un objectif macro ; c'est cet univers qui m'a attiré dans la photo ; suite à mes activités naturalistes (botanique et entomologie), et à mes vistes au festival de Montier-en-Der.

 

Tenez au fait, avant de commencer, un objectif macro, c'est quoi ? Tout simplement un objectif qui "permet du gros plan", ou plus rigoureusement, qui permet de prendre des images au rapport 1:1, c'est à dire qu'un objet de 1cm dans la réalité, fera aussi 1cm sur votre pellicule ou votre capteur. Pour vous illustrer : cela signifie qu'une pièce de 2€ peut être photographiée "plein cadre" (remplir toute la photo de haut en bas), si vous êtes en pellicule ou bien en capteur grand format (sur des capteurs plus petits, vous ne voyez même pas toute la pièce).

 

Donc, point de départ (début 2000) : macro, mais aussi budget modeste (je n'allais pas investir des 1000 et des 100 ne sachant pas "si j'allais m'en sortir").

 

Mon choix s'est assez vite porté sur le SIGMA 105mm/2,8 EX. Il semblait entendu à l'époque que c'était un excellent rapport qualité/prix, et c'était vrai !! Une très bonne optique pour tâter le terrain, pour avoir un vrai objectif macro, pas trop cher, et voir si la discipline macro vous plait ou pas. J'ai quand même dû constater assez vite 2 premiers légers inconvénients, pas rédhibitoires mais tout de même un peu fâcheux : l'autofocus est vraiment lent et bruyant (mais depuis, cela n'a plus aucune importance n'opérant plus qu'en mise-au-point manuelle), et l'objectif s'allonge avec l'augmentation du rapport (plus vous êtes proche du sujet, plus l'objectif est long), pas très pratique quand les bestioles sont un peu farouches, et de plus, ça devient un peu encombrant. Malgré tout, j'ai fait mes premières armes avec, et je reste convaincu que c'est un excellent choix pour débuter et/ou en cas de budget un peu serré.

 

 

 

J'étais ainsi convaincu que le monde de la photo macro me plaisait. Au-delà des quelques inconvénients énoncés ci-dessus, j'ai quand même assez vite trouvé le Sigma 105 un peu court ; fréquemment, il aurait fallu que je puisse me tenir un peu plus loin de mon sujet. De plus, très rapidement j'ai senti que le flou m'attirait : oui, j'allais bosser à faible profondeur de champ et jouer avec des flous d'arrière et de premier plans. Une plus longue focale serait donc préférable (au jour d'aujourd'hui, pour certaines de mes images, une courte focale serait maintenant bienvenue...). Je suis donc passé au SIGMA 180mm/3.5 EX HSM. Une merveille à mes yeux. D'une superbe construction, il est très agréable à utiliser, possède un très bon collier de pied, délivre une mise au point rapide et précise (mais de cela, je commençais alors à m'en moquer), et procure un très bon piqué. Je l'ai conservé longtemps et c'est avec lui que j'ai le plus "progressé", que j'ai construit mon premier style et univers macro (la majorité des images des 10 premières galeries de mon site sont faites avec www.xaviercoulmier.com). Vraiment une optique que je conseille sans réserve, que je possèderais sans doute encore si certaines opportunités ne s'étaient pas offertes à moi...

 

 

 

 

Cette opportunité, ce fut le CANON 180mmm/3.5 L USM pour lequel j'étais tombé sur une bonne occasion (d'ailleurs, j'ai acheté la très grande majorité de mes optiques sur le marché de l'occasion ; je vous en parlerai prochainement). Ni une ni deux, je revends le Sigma pour le Canon, un peu aussi pour le "prestige de l'anneau rouge" je dois le reconnaitre (mais j'ai bien changé là-dessus et relativisé tout ça depuis...). Bien sûr, construction au  top (même si le collier de pied est nettement moins satisfaisant que celui du Sigma), et lui aussi d'une utilisation très agréable. Mais côté piqué, je n'ai pas été plus emballé que cela ; au mieux je le trouvais du niveau du Sigma, et même sans doute plutôt un peu plus mou (sur un Canon 1DmarkII à l'époque). Impression donc un peu mitigée, et surtout, je ne considérais pas que le coût nettement plus élevé du Canon (le double ! ) soit justifié. De plus, je m'étais plusieurs fois trouvé en léger manque de lumière ; l'ouverture "limitée" à f/3.5 commençait à me titiller...

 

C'est ainsi que je suis passer au SIGMA 150mm/2.8 EX HSM ; optique que j'ai toujours et qu'il est très peu probable que je change prochainement ! A mes yeux la meilleure optique macro compatible Canon ; en tout cas, la plus adaptée à mes besoins (car rappelons-nous : "la meilleure", cela ne veut pas dire grand chose, tout est question d'adéquation) : focale, ouverture, piqué, ergonomie, collier de pied, construction, auto-focus (mais alors là maintenant je me moque vraiment), pour moi tout va bien. Recommandations sans réserve!!

 

 

La seule raison possible qui me ferait changer serait l'arrivée de nouveautés (notamment Canon pour qui il serait temps d'innover de nouveau dans le monde de l'optique macro), avec pourquoi pas un objectif du genre 180mm/2.8 L USM IS... Si tel était le cas, pour sûr que je suivrais tout cela avec attention...

 

 

En aparté :

 

Toujours suite à une bonne opportunité d'occasion, je m'étais procuré le CANON 100mm/2.8 USM (dans les mêmes moments que le Sigma 180). L'expérience a été courte : l'absence de collier de pied, et donc l'impossibilité de passer du format paysage au portrait sur trépied (sans changer de point de vue) a été pour moi un élément déterminent pour m'en séparer rapidement (je n'avais alors encore pas perçu l'impact d'un bon collier sur trépied). Mais pour les adeptes de la main levée, c'est une superbe monture !

 

Enfin, j'ai aussi investi dans le CANON 65 MP-E. Une merveille, je l'ai toujours. Mais c'est un autre monde, une autre histoire que je vous raconte par-là....

 

                                                           

 

 

 

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Published by Xavier COULMIER - dans Matériel
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