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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 15:25

Je vous avais déjà relaté dans un précédent article mon petit jeu avec un arnaqueur du marché de l’occasion. C’était là un cas assez évident, notamment avec un tarif défiant toute concurrence.

 

Mais cela fait plusieurs fois que je tombe sur des annonces, qui se sont finalement avérées être des arnaques, mais auxquelles j’avais a priori accordé un certain crédit.

 

Tout d’abord, le prix était correct, dans le marché. Rien à voir avec ces offres 3 fois moins chers que la norme. De plus, l’annonce était réaliste, en " vrai français " (sans mot anglophone traînant à droite ou à gauche, et texte non issu de toute évidence d’un traducteur en ligne). Bref, pas réellement de raison de se méfier au premier abord. Je signale que tout ceci, c’était sur leboncoin.fr et ebay.fr (volet " petites annonces ").

 

Fidèle à mes habitudes, je poursuis les investigations d’usages (voir article " acheter d’occasion ") en demandant des infos telles que date et lieu d’achat, raison de la vente, N° de série ou encore d’autres photos que celles de l’annonce. A toutes ces questions, j’ai des réponses tout à fait recevables. Je commence donc à me dire, tiens, pourquoi pas.

 

Mais c’est en abordant les aspects paiement que cela devient plus troublant. Le gars vous invente une procédure via eBay qui fait appel à un virement bancaire et tout le binz. Un schéma selon lui sûr et garanti par eBay ce qui est faux ; allez sytématiquement vérifier ce qu’un vendeur vous annonce comme une certitude). Vous recevez même un " vrai faux " mail d’eBay pas mal imité du tout, vous indiquant la procédure. Mais tout ceci est louche, encore un virement en Angleterre ou en Afrique... De plus, dès que vous proposez un autre mode de paiement, ou même une rencontre pour une remise en main propre, et bé ça coince. Vous commencez à émettre des doutes, et dans la foulée, le supposé vendeur vous met un lien vers son profil eBay qui vous vous en doutez bien, fait état d’un vendeur hautement recommandé. Mais n’oubliez jamais qu’un compte eBay, ça se pirate…

 

Enfin, convaincu que c’est une arnaque, je lui dis gentiment qu’on va arrêter là. Dernière tentative de la part de l’arnaqueur : l’attaque , la culpabilisation et le retournement de situation. Il va vous sortir que c’est vous qui êtes malhonnête et pas sympa de lui avoir fait perdre son temps, qu’il n’a rien à se reprocher, la preuve, regardez une nouvelle fois son super profil eBay. Ne cédez bien sûr pas à cette dernière provocation désespérée !

 

Plus que jamais, soyez vigilants ! Les bonnes affaires existent, mais elles sont bien de plus en plus noyées dans un océan d’arnaques de mieux en mieux déguisées et abouties. Encore plus qu’avant, le moindre doute doit vous inciter à la prudence et à approfondir avant de vous décider ou de passer votre chemin.

 

 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 10:35

Voilà maintenant à peine 2 ans, je faisais réaliser mes premiers « vrais » tirages. C‘était à l’occasion de ma toute première exposition qui se tenait alors au festival de Montier-en-Der (tout comme la dernière d’ailleurs). En gros, je n’y connaissais rien ou pas grand chose en tirage, et je ne doute pas avoir bien saoulé Pascal Bourguignon à l’époque (et ça m’arrive encore :o)). Et oui, mais il y peut rien le pauvre, il n’a qu’à pas être bourré de talent l’animal. Ces dernières 2 années, avec quelques autres expos et en gros 70 tirages réalisés, m’ont permis de faire réaliser 2 types de tirages : sur dibond et sur toile. Laissez-moi vous en toucher 2 mots.


support tirage 5


Les nombreux avantages du dibond

Dibond dibond, on entend beaucoup parler de ce support. Signalons de suite, pour être bien sûr qu’il n’y ait pas de malentendu : le dibond n’est pas un support d’impression, mais un support de contre-collage de votre tirage. Il s’agit d’une plaque rigide de 2mm d’épaisseur, en fait une espèce de sandwich constitué d’une couche de « plastique » (polyéthylène) encadrée par 2 fines couches d’aluminium. J’avais pour ma part opté pour des tirages sur papier brillant, préalablement plastifiés avant le contre-collage.


support tirage 6


Pour résumé, le process est donc : impression du tirage (d'un format très légèrement supérieur au support final), plastification, contre-collage sur dibond, découpe du "fond perdu".

J’aime vraiment cette option, qui met bien en valeur mes macros dans la veine « mise en poésie souvent minimaliste » où je joue beaucoup avec les flous. De plus, cette technique présente de vrais et nombreux avantages :

- le support est rigide. A moins de s'amuser à sauter à pieds joints dessus, peu de risque que cela se déforme (à l'inverse des supports type PVC qui vont assez vite s'arquer).

- longévité : inoxydable, résistant à l'humidité et aux champignons, ce support a de fortes chances de laisser passer les décennies sans l'ombre d'une ride.

- légèreté : et oui, cela ne pèse rien. Autant dire que c'est un réel confort pour le transport et surtout l'accrochage.

- la plastification met efficacement les tirages "à l'abri". D'une part, ils sont moins sensibles lors de leur manipulation (accrochage, transport, stockage,...) ; et d'autre part, ils craignent peu les petits doigts curieux des visiteurs qui irrésistiblement veulent toujours venir faire une petite caresse aux tirages. C'est donc idéal dans les cas expositions longues et "un peu sans surveillance".

- l'entretien est facile : un simple petit coup de chiffon (non abrasif bien évidemment) à peine humide, et l'affaire est réglée.

- leur faible épaisseur fait qu'ils prennent vraiment peu de place. Impeccable pour le transport et le stockage. Pensez, 50 tirages ne prendront que 15cm d'épaisseur ; ça passe à l'aise sous votre lit. A ce sujet, pour que l'encombrement soit minime et l'empillement optimisé, optez pour des attaches très fines autocollantes très efficaces.


support tirage 4


Comme vous voyez, vraiment beaucoup d’avantages, et pas des moindres.

Néanmoins, même si ce sont des tirages plutôt résistants, la plastification pourra tout de même être un peu sensible aux frottements et se voir imprégnée, avec le temps et les manipulations successives, de micro-rayures si vous faites « trop confiance à cette résistance apparente ». Donc, même si le produit est de super qualité, restez un minimum vigilant dans le transport et le stockage. Mettez bien des protections du côté photo et évitez les frottements si vous voulez leur assurer un maximum de longévité et faire plusieurs expos avec les mêmes tirages.

Malgré tout, pour ma dernière expo, j’ai voulu autre chose… 


La découverte des tirages sur toile montée sur châssis bois


En effet, pour ma dernière exposition, "Changer de Point de Vue" au dernier festival de Montier, je voulais autre chose. Et je voulais autre chose, pas juste pour autre chose, mais parce que les images de cette expo nécessitaient de changer.

En premier lieu, beaucoup de ces images sont dans le volume et/ou la texture. Il fallait donc que le support des tirages accentue cette sensation. Il ne fallait pas du "lisse", il fallait au contraire "que ça gratte". Assez vite, je me suis dit : il me faut du Fine-Art sur joli papier texturé. Mais 2 problèmes :

- le prix : je souhaitais faire des grands, voire très grands formats, bien adaptés à ce type d'image. Et là, le budget explosait.

- la "résistance" : je tenais à ce que mes tirages soient "costauds" et puissent, comme signalé avant, être laissés sans surveillance sur des expos un peu longues.

De plus, les images de cette expo jouent notamment sur l'ambigüité "Est-ce une photo ou une peinture?", et je souhaitais que le support renforce cette interrogation. C'est ainsi que je me suis orienté vers des tirages sur toile montée sur châssis bois.

support tirage 3


Cette solution concentre tout ce que je recherchais :

- contribuer à cette perte de repère : est-ce vraiment une photo ?

- Une vraie texture.

- la "non fragilité". Ce type d'impression ne craint pas grand chose (dans la limite du raisonnable), et en tout cas pas les doigts (sauf mains sales sur fond blanc bien sûr).

- l'épaisseur du châssis (2cm) renforce la présence du tirage (il est "volumique" et décollé du mur).

- les tarifs des formats que je visais (80x120 et 60x90cm) entraient dans mon budget.

Seul léger "hic", l'encombrement est considérablement augmenté, ce qui peut ne pas être si anodin dans le choix de ce support.


Quelques rapides conseils :

- pour les attaches, j'ai opté pour des vis à angle droit (3mm de diamètre pour 3cm de longueur). L'avantage, à la différence des attaches type "anneau", est la facilité d'accrochage aux crochets des cimaises (il suffit de faire glisser le tableau de haut en bas le long des cimaises préalablement installées, et les attaches peuvent "trouver seules" les crochets).

support tirage 1


- il serait assez peu esthétique que la tranche de la toile soit blanche (en tout cas c'est mon avis). Vous me direz, il n'y a qu'à imprimer un peu plus grand et replier 2 cm du bord de la photo sur la tranche. Oui, mais non. Car certaines de mes images ont un cadrage vraiment trop précis pour pouvoir supporter un rognage de 2 cm sur tout le tour. Ainsi, nous avons décidé de copier en symétrie ces 2 cm périphériques qui allaient alors remplir la tranche du châssis. Très rares sont les visiteurs a avoir noté ce détail tant cela passe inaperçu, et permet donc de conserver 100% de son cadrage original.

support tirage 2


Je suis vraiment très satisfait de ce choix dont le rendu est dans l'exact lignée de ce que je recherchais (encore merci Pascal, c'était vraiment un super boulot). Et de toute évidence, la large majorité des visiteurs de l'expo ont eu aussi beaucoup apprécié !

Attention néanmoins : il est clair que ce support ne peut pas convenir à tous les type d'images. Faites des essais ou demandez avis avant car le résultat pourrait être décevant.


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En avant-première, quelques images de ma prochaine exposition au festival de Montier-en-Der 2009 
- Au fil d’une exposition photo à Reims
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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 08:53



J’ai fait réaliser ma première carte de visite à l’occasion de ma première exposition au festival de Montier-en-Der en 2007. Le stock est maintenant à plat et je l’ai donc renouvelé tout dernièrement, occasion pour moi de changer de modèle et de vous en toucher quelques mots.

Peu encombrante et donnant le minimum d’infos nécessaires, la carte de visite est aussi, ne nous le cachons pas, un petit truc « éventuellement » en plus qui « peut » faire classe et pro. Je mets « éventuellement » entre guillemets car nous sommes de plus en plus nombreux à en posséder ; même punition pour « peut » car une carte pourra être un atout si elle est bien pensée. En effet, le kitch, le surchargé, une image pas jolie-jolie peuvent être autant d’éléments contre-productifs.

Ce que l’on voit d’abord, c’est l’image, ou les images. Il faut donc être très attentif dans son choix. L’objectif étant, au-delà bien sûr d’être représentative de votre travail, qu’elle marque l’esprit. Je pars de l’a priori que vous décidez d’y inclure une de vos photos. Je ne serais que vous y encourager, car en plus de permettre une identification rapide d’au moins un volet de votre sensibilité photographique, c’est aussi un bon moyen pour que votre carte aille au-delà en se transformant en « petit objet qu’on est content d’avoir ». Ayant la chance d'avoir une image qui vient d'être saluée au dernier concours Wildlife Photographer of the Year, je ne me suis pas fait prier pour l'utiliser sur mon nouveau modèle. Evidemment, si votre nom seul, ou un logo, est déjà très connu, le coup d’inclure une image est moins important. Partons du principe que YAB ne lit pas cet article.

Fort heureusement, une carte ne se limite pas à une photo. L’important est tout même l’information qu’elle mentionne. Pour cette dernière, soignez le plus simple et concis possible. Inutile de multiplier les lignes au-delà du raisonnable, la lisibilité pourrait en pâtir. Contentez-vous de « qui vous êtes » et « comment vous contacter et/ou voir votre travail ».

Sur ma nouvelle version, c’est très simple ; et j’ai même failli être encore plus minimaliste en enlevant mon N° de téléphone.


 


Pour la commande, vous pouvez bien sûr passer par l’imprimerie du coin ; à supposer que vous ayez un coin pas trop loin. Mais il faut reconnaître que leurs tarifs sont souvent presque délirants ; on devine que ce genre de produit en quantités tout à fait modestes ne les motive pas plus que cela ; et j’aurais tendance à les comprendre…

Mais de nombreux sites internet existent. Pour la première carte, j’avais testé VistaPrint ; si je me souviens bien, ils avaient bonne presse et proposaient des tarifs tout à fait attractifs (attention néanmoins, leurs frais de port étaient élevés, et ça on ne le voit pas de suite…). Cette fois, j’ai voulu changer pour en tester un autre. J’ai choisi www.cartevsite.com. Ergonomie du site, prix, délais et leurs repects, qualité, je suis très content du service.


Quelques petits conseils supplémentaires en passant :

- Avant de vous lancer dans la création de votre fichier, pensez à bien regarder, là où vous commanderez, les dimensions exactes de la carte et les marges conseillées. En effet, il vous est indiqué la taille du fond perdu et de la marge de sécurité. Respectez bien ces indications si vous ne voulez pas vous retrouver avec des éléments coupés. Evitez donc aussi de choisir une image au cadrage très juste sur les bords.



- Le plus cher est « de lancer la machine » ; le prix à l’unité baisse vite avec une hausse des quantités. Si vous hésitez, prenez-en plutôt plus. (par exemple sur cartevisite.com, si vous en prenez 250, chaque carte vous revient à presque 19 centimes HT ; ce sera quasiment 3 fois moins si vous en prenez 1000).

- Attention de ne pas tomber dans la distribution systématique, ou en tout cas dans le « libre service ». Rien de tel que de mettre 200 cartes de visite sur votre table pendant un expo pour qu’elles disparaissent toutes en une heure, sans aucun contact en retour. C’est comme ça, le grand public aime prendre ce qui est donné, même s’il ne s’en sert pas… Mettez-en seulement quelques-unes, pour signaler que vous en avez, et ayez-en dans la poche si on vous demande.


Bons contacts à tous !


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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:07

Haaaaa, le TRE-PIED !... Alors, en macro, il en faut un ou il en faut pas ? C'est qui le meilleur ? C'est qui qu'a raison ? Hein... Les 2 mon capitaine bien sûr !!

Et c'est moi qui dis cela, l'irréductible du trépied en macro, le gars qui ne croyait qu'en son trépied, et qui y croit toujours pas mal même s'il a mis de l'eau dans on vin ; j'y viendrai un peu après.



Haaaa non Monsieur, le trépied est indispensable !!

Le trépied, quand on se le trimballe, ce n'est pas pour le plaisir de lui faire prendre l'air, mais bien pour tenter de répondre à certaines contraintes imposées par la pratique de la macro : forts grossissements et/ou trop peu de lumière et/ou volonté d'une très faible ouverture (grande profondeur de champ) et/ou soin tout particulier au cadrage.

Beaucoup de ces difficultés peuvent trouver une réponse dans l'utilisation d'un ou plusieurs flashs. Perso, j'en suis pas fan du tout comme vous l'aurez peut-être déjà compris à la lecture d'autres articles. D'une part, je trouve que souvent les résultats "respirent trop le flash", on le voit trop, rares sont ceux qui arrivent à le faire oublier ; et d'autre part, si on veut des résultats très satisfaisants, on ne peut pas se contenter d'un petit flash isolé, il faudra souvent sortir l'artillerie lourde, et là non merci, trop peu pour moi. Mais surtout, j'aime la lumière naturelle, c'est plus fort que moi. Dans ce cas, l'utilisation d’un trépied s'avère régulièrement nécessaire.

En effet, si l'on "s'impose" la lumière naturelle, il y a tout simplement des photos impossibles à faire sans trépied tant les vitesses d'obturation sont faibles. Typiquement, cette photo de Balanin sur un Sceau de Salomon en couvert forestier aurait été impossible sans mon trépied.





De plus, je considère, et ai constaté, qu'il est plus simple d'obtenir un cadrage précis et rigoureux en utilisant un trépied. Sur sujet immobile ou presque, avoir l'œil dans un boîtier calé sur un trépied vous offre la possibilité de prendre le temps de bien penser votre cadrage. Et ce d'autant plus que vous êtes dans une position inconfortable : le trépied vous autorise une pause sans perdre votre cadrage. Cela fait parfois du bien de souffler. Cela ne vous est jamais arrivé à main levée, surtout à d’assez forts rapports de grossissement, de devoir vous relever  car trop mal au genou (ou ailleurs) mais pas encore satisfait de votre cadrage, et sans réussir après à retrouver l’angle qui vous plaisait tant…





Enfin, pour des mises au point délicates avec des profondeurs de champ très faible, il faut bien avoir conscience que le moindre mouvement devant-derrière se traduira par une image loupée. Le trépied vous assure que seul votre jeu sur la bague de mise au point aura un impact sur la position du plan de netteté.





Pour ces 2 dernières raisons, en fonction du sujet que je traite, je peux être amené à utiliser le trépied même si je dispose de suffisamment de lumière pour ne pas avoir de flou de bougé à main levée ; car il ne faut pas oublier qu'un flou de bougé n'est pas la seule raison d'échec d'une image ; cadrage approximatif ou mise au point décalée sont autant d'autres raisons.


Le trépied, il peut donc servir à :
- Compenser le manque de lumière ; nous pensons tous de suite à cet aspect
- Affiner la mise au point et le cadrage
- Soulager le photographe

Mais ces arguments ne suffisent pas toujours…



Et bien moi je vous dis que j'aime pas, c'est pas la peine d’insister !

Haa non, ne m'embêtez pas avec votre trépied, cela ne sert à rien d'autre que me gêner dans mes mouvements. Je préfère partir sans.

Et oui, c'est vrai. Un trépied est un encombrement, ne nous voilons pas la face. Nous ne faisons pas ce que nous voulons avec. D'une part, et bien il faut le trimballer et c'est donc forcément un poids ; et d'autre part, sa mise en place peut parfois tout faire capoter si on ne prend pas assez de précautions : la bestiole se barre, l'herbe pli, la toile d'araignée s’effondre,... je suis sûr que vous connaissez tout ça ! Bon, il faut aussi reconnaître qu'avec un peu d'habitude, ces difficultés s'apprivoisent (je ferais probablement un prochain article « Conseils dans l’utilisation d’un trépied »). Mais oui et bien sûr, dans les situations délicates où a priori le trépied ne va rien vous apporter (assez de lumière, cadrage pas trop complexe,...), et bien ne le prenez pas! !! Et d'ailleurs, ce n’est pas parce que vous avez emportez le trépied qu’il faut systématiquement l’utiliser ! Cela semble évident, encore faut-il ne pas l’oublier. Je pars régulièrement avec le trépied en alternant sur une même sortie des moments où je m'en sers et d'autres où je ne m'en sers pas. Il m'attend alors bien sagement dans un coin.

Car oui, au-delà des cas où il n'est pas nécessaire (mais dans ces cas, n'hésitez pas à l'utiliser tout de même si vous n'êtes pas trop habitués, ce sont de bonnes occasions pour apprendre), il y a des situations où il est carrément déconseillé.

En effet, il y a des cas où il serait mal venu et même impossible d’utiliser un trépied. Je pense surtout aux situations où il faut être très réactif et/ou très libre de ses mouvements "larges", et celles où l’on ne peut tout simplement pas le mettre en place ; et il est fréquent que ces 2 cas de figure se combinent.





Par exemple, pour cette photo « Le grand saut » ci-dessus, tout s’est passé très vite ; et de plus, la photo est prise à la verticale quasiment sur la pointe des pieds. Trépied impossible.

Cas à peu près similaire pour ce contre-jour sur libellule. Outre le fait que je sois à quelque chose comme 1/1000 seconde, ce genre de scène très furtive nécessite de la réactivité et la recherche très rapide du meilleur angle de prise de vue (capital pour ce genre d’effet).





En ce qui me concerne, c’est donc très nettement la volonté de réactivité, parfois plus importante que l’exigence du cadrage ou la difficulté de mise au point, qui guidera mon délaissement du trépied.



Le trépied n’est ni la panacée, ni un outil démoniaque liberticide. Finalement, le plus important est de savoir identifier a priori si vous en aurez besoin ou non ; et si vous l’utilisez, être en mesure de bien le mettre en œuvre, car oui c’est vrai, ce n’est pas toujours évident. Mais lorsqu’il est nécessaire et bien utilisé, le trépied peut vraiment s’avérer être une arme redoutable !

Maintenant, il est vrai que les hausses récentes de la qualité des fichiers aux hauts ISO permettent de diminuer ce constat. De même, l'arrivée d'optiques macro stabilisées a forcément amélioré les choses, et continuera sans nul doute à tirer la qualité vers le haut. L'abandon du trépied pour bon nombre de situations est peut-être pour bientôt pour l’aspect « lutte contre le flou de bougé », mais rappelons qu’il ne sert pas qu’à cela…



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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 15:07


Chouette, une entreprise aimerait utiliser l’une de vos images pour son calendrier de fin d’année ! Génial, vous allez gagner un peu d’argent avec vos photos ! Mais bon, avez-vous le droit de leur vendre ma photo. Et en plus, ils souhaitent une facture… Comment faire ?…

 

 

Vous êtes ici dans un cas typique de cession de droits d’auteur (un tiers souhaite acheter vos droits sur une image existante et dans un cadre et une durée définis). C’est rarement une partie de plaisir de découvrir les procédures, je vais tenter d’en extraire les quelques principaux points.

 



Qui peut céder des droits d’auteur ?

Tout le monde, dès lors que vous êtes l’auteur de l’œuvre en question. Vous me direz, c’est quoi une œuvre dans ce cadre là ? Et bien ce n’est pas gravé dans le marbre et ce sera souvent aux tribunaux de juger au cas par cas s’il devait y avoir un souci. Mais en gros, votre photo sera considérée comme œuvre si elle est le résultat de vos seuls choix. Et oui, vous êtes donc tous des auteurs en puissance ! Et vous pouvez donc en théorie tous éditer une note d’auteur.

Une note d’auteurest un peu comme une « facture » et son édition pose comme préalable la déclaration de votre activité (secondaire ou non) auprès des services fiscaux. C’est simple et rapide : vous n’avez qu’à vous rendre à votre centre des impôts et y remplir une déclaration de BNC (Bénéfices Non Commerciaux) via un imprimé P0i. Solliciter l’aide d’un conseiller en cas de doute Malheureusement, ils ne sont pas toujours au clair sur la question. Insistez bien sur « Auteur-Photographe », qu’ils ne vous collent pas dans « Artiste » (c’est pas pareil) ; le bon code d’activité est le 90.03B. Peu de temps après, vous serez officiellement auteur-photographe, recevrez votre N° de SIRET et pourrez établir votre note d’auteur.

Vous pouvez télécharger ce formulaire via ce lien : http://reseaucfe.inpi.fr/formulaires/pdf/p0i.pdf

 

Je n'entre pas dans les détails du remplissage de ce formulaire ; ce n'est pas trop l'objet. J'y reviendrais peut-être ultérieurement.


Ce statut d'Auteur-photographe vous permettra d'établir des notes d'auteur pour :
- Céder des droits sur des images préxistantes dans le cadre d'une diffusion commerciale ou publicitaire.
- Céder des doits issus de l'édition (livres, CD,...).
- Réaliser des prises de vue commandées par une entreprise ou une agence de publicité.
- Vendre des oeuvres originales (signées,, numérotées et dans la limite de 30 exemplaires).


Si votre activité n'entre pas dans une des catégories ci-dessus, c'est que vous êtes très probablement dans un autre cadre et qu'il vous faut alors étudier un autre statut (sarl, sa, eurl, salarié,...). Par exemple, sont exclues du statut d'auteur-photographe les activités suivantes : mariages, portraits, revente, laboratoire, travaux subordonnées, presse.




Les différentes situations possibles de l’Auteur-Photographe

On en dénombre 4 principales : vous pouvez être assujetti ou affilié à l’AGESSA, avec franchise de TVA ou non.


L’AGESSA (Association pour la GEstion de la Sécurité Sociale des Auteurs) gère la couverture sociale des Auteurs. Pour bénéficier de ce régime, vous devez remplir un certain nombre de conditions que je ne détaillerais pas ici (surtout liées aux activités photographiques pratiquées et aux revenus qui en sont dégagés). Je m’adresse ici plus particulièrement aux auteurs (souvent amateurs) ne cédant que très occasionnellement leurs droits. Ces derniers, même s’ils ne sont pas affiliés, sont néanmoins de fait assujettis car les cotisations sont obligatoires pour chaque cession de droits (c’est ce que l’on appelle le précompte) . Elles représentent moins de 10% de la rémunération artistique (voir un peu plus loin).

Ensuite, vous pouvez opter pour la franchise de TVA ou non. « Franchise de TVA » signifie que vous fonctionner en dehors de cette taxe, vous ne l’ajouterez pas à votre note d’auteur. Vous facturez donc du brut et non du net. Cette solution vous autorise à ne pas tenir une comptabilité très précise. Revers de la médaille : vous ne pouvez pas récupérez la TVA sur vos achats liés à la photo. Tout ceci peut mériter d’être calculé. Si vous devez acheter un PC, du matos photo, réaliser pas mal de tirages,… c’est à voir.

Mes revenus annuels photo étant modestes, et ayant pas ou peu d’investissements à faire, j’ai pour ma part opté pour le statut assujetti franchise de TVA.

 

 



Comment réaliser sa note d’auteur ?

Dans une opération de cession de droits, on distingue l’auteur, bien sûr, et « l’acheteur » qui est ici appelé diffuseur. « Diffuseur » car c’est lui qui diffusera l’image selon les conditions que vous aurez définies ensemble.

C’est évidemment à vous auteur de rédiger la Note d’Auteur. Ce sera ensuite au diffuseur d’effectuer le paiement des cotisations à l’AGESSA. Attention, cela ne veut pas dire que c’est le diffuseur qui paie tout (la majorité, c’est même l’auteur via le précompte), mais c’est au diffuseur transmettre le nécessaire à l’AGESSA.







La note doit mentionner le prix brut, la part des cotisations à payer par l’auteur (précompte) et la contribution diffuseur. Le précompte se compose d’une part AGESSA (0.85%), de la CSG (7.5% de 97%) et de la CRDS (0.5% de 97%) qui totalisent donc à un peu moins de 9% du montant brut de la rémunération artistique. (ces charges sont à arrondir à l'€ le plus proche) Rappelons que cette rémunération artistique correspond à « votre valeur ajoutée artistique » sur ce que vous vendez. Ne sont pas à prendre en compte les frais de mise en œuvre (par exemple, les frais de tirage, de conditionnement, d’envoi,…). L'acheteur devra lui s’acquitter d’une contribution diffuseur de 1%. A signaler que dans le cadre d'une vente aux particuliers, ces derniers ne sont pas redevables de ce 1% si l'utilisation reste privée.

 

Petite simulation :
Si vous souhaitez céder des droits pour un montant de 100 € HT.
Le précompte s’établira à : 100€ x ( 0,85% + 97%x7,5% + 0,5%x97%) = 8 €

Le diffuseur devra ainsi envoyer à l’AGESSA : 8,61€ + 1% des 100€ = 9 €
Et vous auteur, vous vous percevrez 100€ - 8€ = 92 €

 


Cela peut paraître un peu complexe, mais l’important est d’avoir une note d’auteur claire sur laquelle tout est récapitulé.

 

Voici ce que donne ce volet "cotisations sociales" sur ma note perso :



Je vous file le fichier .xls de ma note d'auteur en téléchargement ici (les différents calculs se font automatiquement).

Outre ces détails tarifaires et de charges, votre note doit comporter :

  - Vos coordonnées ainsi que celles du client

  - Votre N° de sécurité sociale

  - Vos identifiants fiscaux (N° SIRET et code NAF)

  - Un descriptif aussi détaillé que possible des conditions de son utilisation

  - La mention obligatoire "TVA non applicable, article 293B du Code Général des Impôts" si vous avez opté pour la franchise

 

Enfin, l’envoi du règlement des cotisations par le diffuseur (les 9 € du dessus) doit être accompagné de 2 formulaires que vous devez joindre à la note d’auteur. Il s’agit :

- « Certificat de précompte » qui prouve que vous avez bien cotisé (à télécharger sur le site de l’AGESSA par ici). Le diffuseur devra vous la retourner signée et remplie (je vous conseille de remplir à sa place tout ce que vous pouvez ; donc en gros quasiment tout.

 



- « Bordereau simplifié de déclaration diffuseur ». Ce document sera à envoyer par le diffuseur à l’AGESSA. Là aussi, je vous conseille de le pré-remplir. Il est téléchargeable par-là. A noter qu’il est possible pour le diffuseur de déclarer en ligne sur www.agessa.org.

 

 

A noter que si c'est la première fois que le diffuseur est en contact avec l'AGESSA, il devra au prélable fournir une déclaration d'existence avant le premier versement.





Récapitulons

1 - Vous déclarez votre nouvelle activité auprès des services fiscaux.


2 - Vous établissez une note d’auteur claire et mentionnant avec suffisamment de précision les conditions d’utilisations des droits cédés.

3 - Vous l’envoyez au diffuseur accompagnée des 2 formulaires cités ci-avant.

4 - Le diffuseur vous envoie le règlement accompagné de votre certificat de précompte signé.

5 - Le diffuseur envoie à l’AGESSA le précompte et sa contribution (1%) accompagné du bordereau de déclaration.


Si le diffuseur avec lequel vous faites affaire n’est pas trop au courant de la procédure, n’hésitez pas à mettre des post-it sur chacun des documents afin qu’il ne se paume pas dans ces méandres.


Il faut le reconnaître, tout ceci peut apparaître bien tordu, mais ce n’est finalement pas si compliqué, alors n’hésitez pas ! Et je vous recommande sans réserve le site d’Eric Delamarre pour beaucoup plus d’informations.


Enfin, et je terminerai là-dessus : je ne suis pas professionnel de ce domaine et cet article n'a aucune valeur autre que celle qu'on veut bien lui accorder. J'ai fait mon possible pour qu'il comporte le moins d'erreus possibles, basé sur ma propre expérience, les contacts que j'ai pu avoir et mes nombreuses lectures. Le sujet est vaste, et les points de débat assez nombreux, alors, le moment venu, rendez-vous auprès des services de l'Etat en charge de ces questions pour avoir les dernières procédures (et rien ne dit qu'elles n'ont pas évoluées depuis la rédaction de cet article). Voyez les paragraphes précédents comme une aide au lancement pour tenter d'y voir plus clair.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 23:08

"Ba, écoute, ta photo est pas mal, mais bon, t'aurais dû placer le truc au 1/3 de l'image, en plus, c'est un peu cramé et coupé". Et alors ?? Bon, je sais, je peux être un brin provocateur...

Vous trouverez des dizaines de bouquins, et encore plus de sites internet vantant les sacro-saintes règles couramment admises de la prise de vue. Je leur laisse donc cette mission ; et loin de moi la volonté de dénigrer leur contenu : je les ai lu (enfin pas tous quand même), ils m'ont servi, mais je les oublie aussi. Et c'est bien l'objet de ce petit billet : vous encourager à oublier ces règles, en tout cas de temps en temps.

Les règles sont bien évidemment importantes (mais pas toujours), et surtout au début, car elles vont aider à d'identifier des points clés de la prise de vue, à comprendre certains fondamentaux, et surtout, il faut les connaître pour mieux les contourner. Car passer un temps, il faut savoir les mettre de côté si cela peut vous permettre de réaliser des images qui vous feront vibrer et vous seront plus personnelles, voire intimes ; et ce, même si le résultat en déconcerte certains ou même la majorité.

C'est un peu comme de se balader en restant sur le grand chemin bien sécurisé et balisé. Il ne vous arrivera sans doute rien, ou pas grand chose, la balade pourra être agréable, mais rarement fondamentalement surprenante ; vous ne risquez pas de tomber sur un superbe raccourci, ou un coin paradisiaque inconnu de tous, de ceux qui se suivent sur le beau chemin tout propre pourtant situé à peine quelques mètres de là (ne vous méprenez pas, je n'encourage pas au vrai hors piste de rando, c'est juste une image).

Je me focaliserai ici sur quelques règles classiques ; celles que j'aime transgresser de temps en temps, mais il y en aurait d'autres.


La très fameuse règle des tiers dans la composition


Vous l'avez forcément lue ou entendue celle-là (ou sinon, c'est que vous n'avez encore pas assez lu ! ) : "Une image doit être structurée autour des points forts que constituent chacune des lignes divisant la photo en tiers, ainsi que de leurs intersections. Les éléments importants doivent être là ! "



































Et alors, si je veux les points forts de mon image ailleurs, j'ai le droit non, c'est moi qui décide après tout ! Non mais !

C'est indéniable, souvent on "prend moins de risque" en s'appuyant sur ce découpage, et c'est même fréquemment judicieux car plus harmonieux et plus facile à lire. Mais pas toujours !

D'une part, il y a des cas où cette règle ne s'applique tout simplement pas et où c'est le centrage qui convient. Une image centrée n'est pas forcément une image ratée au cadrage non réfléchi.





D'autre part, en évitant cette règle, on peut créer ou renforcer une vision ou une interprétation.






























 Ci-dessus à gauche, on renforce le côté "aplati" en comprimant la punaise en haut ; à droite, c'est  la différence de taille qui est accentuée en donnant encore plus d'importance à la fleur. Ci-dessous, l'illusion d'immensité est amplifiée en collant la fourmi dans un coin.





  "Les yeux doivent être nets"



Cette idée tourne en boucle, mais pourquoi diable les yeux devraient-ils toujours avoir le meilleur rôle !? Dès lors que la tête est présente sur une photo, nous avons quasiment tous le reflex d'en vouloir les yeux nets. Pourtant, il n'y a pas qu'eux ! En jouant sur la zone de netteté, des formes et des ambiances bien surprenantes peuvent apparaître.





































A l'inverse et pour le clin d'oeil, il est parfois intéressant de jouer à fond cette règle de l'oeil net.





"Couper un élément ? Mais vous n'y pensez pas ! "

"Surtout éviter de couper des éléments, ça gâche tout si on ne voit pas toute l'aile ou l'ensemble des antennes". Vous l'aurez compris, ce n'est pas moi qui parle.
Couper, moi, je suis régulièrement pour. Parfois totalement contraint (impossible de tout cadrer car vraiment trop long), mais plus souvent de façon volontaire. Couper certaines parties du corps de son sujet ou certains éléments "du décors" permet de faire entrer plus le spectateur dans l'ambiance et de focaliser encore plus l'attention sur une partie ou un aspect de l'image. Des éléments coupés, les bords de votre champ vision en est plein, et vous ne vous en sentez pas plus mal !








"A midi, c'est trop dur, et surtout en été."

Haaa, ça aussi, une quasi obligation non ? "Si vous voulez faire de la belle macro, il faut y aller à l'aube ou bien en toute fin de journée."
Il y a bien évidemment des cas où le plein cagnard d'un soleil d'été à son zénith (le cauchemar quoi !) peut donner de jolis résultats. Vous pouvez y pense dans ce genres de cas par exemple :

- Volonté d'un violent contre-jour qui peut produire des effets tout à fait intéressants.



- Pour certains sujets, c'est cette lumière de la mi-journée qui révèlera des éléments ou des textures appréciables.




- Certaines scènes s'accommodent très bien des heures de mi-journée si la lumière y est adoucie par un élément environnant, que ce soit les pétales d'une fleur en hyper-macro, les feuilles d'une plante (voir balanin ci-après) ou le feuillage des arbres. Ca semble évident, mais ce n'est pas du luxe de le rappeler.





Il y a bien sûr des situations et des sujets particulièrement mal adaptés à une lumière dure (lierre, de nombreuses graminées, sauterelles,...).


"Là ça va pas, c'est cramé dites-moi ! "


C'est quoi "cramée" : une zone surexposée où l'on a perdu de l'information. Mais pour considérer qu'une info est perdue, encore fallait-il que ce soit une info. En d'autres termes, si dans cette zone, effectivement techniquement cramée, il n'y a rien que je souhaitais voir et qui aurait apporté un plus à l'info, et bien pour moi ce n'est alors que du blanc, "et pi cé tout". Et c'est même parfois salutaire !





"La majorité des optiques est optimisée pour une ouverture moyenne, alors utilisez-là"

Oui et alors ? La recherche du meilleur piqué n'est pas forcement l'objectif principal. Même si la qualité du piqué est moindre à pleine ou grande ouverture, ces dernières présentes de réels autres avantages, et notamment des flous d'arrière et de premier plans qui peuvent être fort esthétiques. N'hésitez pas à ouvrir ! Mais de cela, j'en parlerais très probablement dans un article ultérieur...



De tout cela, je dirais malgré tout "attention" ; attention de ne pas tomber dans l'excès inverse : "l'originalité ou l'anti-règles" à tout prix. Mon principal objectif avec ces quelques lignes est de vous inviter à "débrider" vos envies, à oser. Les règles ne sont que des outils, et non des carcans ; vous êtes les seuls décideurs face à vos prises de vue. Il serait dommage de ne pas tenter des choses ou de ne pas apprécier une image juste parce qu'elle ne rentre pas çà 100% dans ce qui est considéré comme bon. Au moins de temps en temps, sortez du chemin, quite à ne pas montrer ces photos de suite afin de bien les assimiler et assumer (car attendez-vous bien évidemment à des non-adhésions). Cela vaut aussi pour votre oeil d'observateur de photo : ne laissez pas les "règles" prendre le dessus dans votre façon de regarder ; ces "règles" doivent juste vous aider à comprendre l'appréciation que vous avez de l'image sous vos yeux.



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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 17:11




"Bon, ça commence à faire un moment que j'ai mon tout beau boitier numérique, il faudrait peut-être que je pense à nettoyer le capteur. En plus, j'ai l'impression de parfois voir certaines tâches louches sur mes images".





Mais comment faire ? Vous cherchez sur le net, et vous trouvez de tout (dont peut-être mon Blog). Mais vous prenez peur, car un peu comme on y cherche des infos sur une maladie : on en ressort plus inquiet qu'au départ ! Je ferai donc ça plus tard !

Faut-il faire appel à un professionnel ? Est-ce difficile ? Quels sont les risques ?...Si c'est la première fois, sûr que vous vous posez ces questions, et sans doute bien d'autres encore. Moi, je vous réponds : soyez rassuré. Ce n'est pas très compliqué, et en respectant un certain nombre de précautions, pas de raison pour que cela vous pose de gros problème.

Faire les choses dans l'ordre, choisir le bon type de nettoyage, et surtout, "relativiser", voilà quels points à mes yeux essentiels.


Pourquoi et quand est-ce embêtant une poussière ?

Une poussière vient occulter un certain nombre de photosites de votre capteur, et donc, ces derniers ne reçoivent plus la lumière ce qui se traduit par une tâche noire sur la photo. L'impact de cette poussière sur votre image sera lié à l'ouverture que vous aurez choisie lors de la prise de vue : à très grande ouverture, la poussière sera tellement "floue" que vous ne la verrez même pas ou peu, alors que si vous fermez beaucoup (par exemple f/11 ou plus) cette poussière sera bien plus visible et plus nette. Grande ouverture = tâches plus grandes mais plus floues ; petit ouverture = tâches plus petites mais plus nettes.


Attention, ne confondez pas les tâches visibles sur une photo issues de poussières sur le capteur, et celles que vous voyez dans le viseur. Ces dernières proviennent souvent de poussières déposées sur le miroir que vous observez lorsque vous enlever l'objectif.





Commencez par diagnostiquer la nécessité d'un nettoyage Avant de vous lancer dans les entrailles de votre boitier, assurez-vous qu'un nettoyage est bien nécessaire. Les antibiotiques, c'est pas automatique.
La technique est simple : prenez une photo d'un fond clair homogène avec la plus petite ouverture possible (les poussières se verront alors très bien). Un ciel bleu ou uniformément blanc fera le plus souvent très bien l'affaire. Plus vous aurez l'impression d'y voir voler des hirondelles, plus votre capteur est sale...
La première fois où j'ai fait cette expérience voilà quelques temps maintenant, j'ai vraiment eu l'impression que j'avais mangé des biscottes au-dessus de mon capteur comme le disait mon ami Sylvain!




Merci à Salomé pour m'avoir fourni ce jpeg de son capteur effectivemment bien dégueux ;o) !

Désolé, je n'ai pas d'exemple en image à vous montrez, mais n'ayez crainte, vous comprendrez de suite (si un sympathique lecteur de cet article avait cela en stock et serait OK pour me prêter une image d'illustration, je suis preneur, merci beaucoup ! ).

Mais à partir de combien d'hirondelles il faut nettoyer ? Haaa, ça c'est très relatif. Chacun a son propre niveau d'exigence. Je ne peux pas trop vous aider pour cela, je vous encouragerais simplement à relativiser (j'en reparle en fin d'article).


Des solutions adaptées à des besoins différents

Vous pourrez trouver des dizaines de solutions "bricolées" plus ou moins bon marché sur le net. J'avoue ne pas les avoir réellement utilisées car je considère que le prix du capteur justifiait un certain investissement dans du matériel d'entretien. Je ne vous présenterai donc que des solutions basées sur l'utilisation d'outils spécialement dédiés que je possède et connais.

Une notion importante à bien avoir en tête : il n'y a pas qu'un seul de type de saleté, et il y a ainsi plusieurs niveaux d'entretien, d'investissement (en temps et en argent) et de fréquence variables. 



Le plus simple et le plus fréquent : le petit coup de poire soufflante.


Beaucoup des poussières sont faciles à enlever
: légères et non grasses (et donc non collantes). Ce sont les plus fréquentes, mais aussi les moins pénibles. Un simple coup de poire suffit souvent à les déloger.
N'hésitez pas à le pratiquer régulièrement : c'est facile et sans risque car vous ne touchez pas du tout le capteur (faite néanmoins attention de ne pas toucher d'autres éléments proche du capteur).


Tenez le boitier capteur tête en bas ; d'une part, cela facilitera l'évacuation des poussières par simple gravité, et d'autre part, cela évitera qu'elles ne retombent immédiatement à l'intérieur. Pour plus de liberté dans les mouvements, vous pouvez utiliser un trépied pour maintenir l'appareil.








Pensez bien à souffler dans les coins ; les poussières vont souvent s'y planquer. Et profitez de l'occasion pour souffler un peu partout dans la chambre afin d'enlever les poussières qui peuvent y être cachées et qui ne manqueraient alors pas de tomber un jour ou l'autre sur le capteur.

Ce geste simple, que je pratique avant chaque sortie, permet de résoudre la majorité des problèmes. De plus, il ne vous en coûtera qu'une dizaine d'euros, et cela pourra vous servir pour d'autres choses (nettoyage d'optiques). A signaler qu'une bombe air sec aura le même rôle. 


Le pinceau rotatif : pas donné mais efficace !


Vous franchissez une étape, ce ne serait-ce que du fait que vous allez toucher le capteur !
Mais c'est vraiment sans danger, rassurez-vous.





"Rotatif", Kézako ? Ces pinceaux sont fabriqués à partir de fibre comportant une substance antistatique. Le fait de faire tourner la brosse (via un petit moteur situé dans le manche) permet de la recharger en électricité statique. Ainsi, un passage doux sur le capteur permet de capturer les poussières qui pourraient être "retenues" par le capteur. Elles sont parfois suffisamment "accrochées" par l'électricité statique du capteur pour que la poire soufflante ne suffit pas. Il faut faire attention de ne pas toucher les parties lubrifiées à l'intérieur du boitier, ce qui aurait pour conséquence de salir la brosse et d'en affecter l'efficacité (il existe des produits de nettoyage de ces brosses que je n'ai encore jamais essayés mais qu'il serait bon que j'emploie...).





Il faut reconnaître que cet outil n'est pas donné (une centaine d'euros), mais les performances, la simplicité d'emploi et l'absence de risque peuvent justifier ce prix et ce choix ; et d'autant plus si vous disposez d'un super capteur.

Autre avantage : le faible encombrement. Il peut sans problème vous suivre en sortie pour effectuer un rapide nettoyage sur le terrain si nécessaire.

Pour ma part, je l'utilise presque systématiquement après le coup de poire soufflante. 


Quand cela devient sérieux : un coup de serpillère !


C'est là que les sueurs froides peuvent survenir. Si les tâches ne partent pas avec les solutions douces ci-dessus, il va falloir frotter (quand je dis frotter, c'est bien sûr une image) ! Certaines tâches sont effectivement bien récalcitrantes. Vous aurez beau souffler ou tourner la brosse autant que vous le voudrez, elles ne bougeront pas. On ne parle plus de poussières, mais plus souvent de tâches grasses, sans doute issues des produits lubrifiants contenus dans votre boitier. Ces tâches peuvent être moins immédiatement visibles car elles sont plus lâches, plus étalées, plus "floues".

La solution, vous n'avez pas les choix, est d'aller nettoyer, au premier sens du terme ; un vrai laveur de vitre.

Pour cela des produits existent. Je n'entrerai pas dans un comparatif des marques (je n'en ai utilisé qu'une ; j'ai pour ma part opté pour un kit VisibleDust), je vous parlerai juste de la méthode.





La technique est donc bête comme un coup de serpillère : vous disposez de petites spatules en plastique (attention, il y a une taille par taille de capteur) munies d'une extrémité recouverte d'un tissu absorbant sur lequel vous déposez quelques gouttes de liquide nettoyant. Il faut ensuite faire un aller-retour sur le capteur afin de nettoyer cette, ou ces, tâche rebelle.

Ce n'est pas toujours une mince affaire. Même si les "marketeux" vous disent : "Un aller-retour et c'est clean ! ", ce n'est quand même pas aussi simple, mais pas non plus infaisable. D'une part, il vous faudra sans doute plus d'un passage (2, 3 voire 4 peuvent s'avérer nécessaires), et d'autre part, naviguer avec délicatesse et régularité là-dedans n'est pas toujours évident. S'il est assez facile de bien nettoyer le centre du capteur, c'est moins évident pour les bordures (et d'autant plus si vous avez un grand capteur), en particulier à l'endroit où l'on commence le nettoyage (l'un des petits bords du capteur) et là où l'on fait demi-tour (donc le petit bord opposé). Il vous faudra probablement quelques essais, et quelques nettoyages successifs pour chopper le bon coup.

Il pourra dans l'instant vous sembler que le produit laisse des traces. Ne soyez pas inquiet, le liquide s'évapore et souvent ces traces disparaissent de suite. Sinon, ce sont alors des traces grasses ; un nouveau passage serait nécessaire.

Comme dit avant, ce nettoyage est surtout destiné aux tâches grasses ; il sera beaucoup moins efficace pour les poussières qui seront ici juste poussées par la spatule mais pas enlevées de l'intérieur du boitier. Elles vont donc souvent se retrouver agglomérées sur les bords. Ne cherchez pas à les enlever avec la spatule, vous pourriez faire plus de mal que de bien. Concentrez-vous sur les tâches grasses, vous enlèverez les poussières avec l'une des 2 techniques précédentes après.





Fort heureusement, vous ne devriez pas avoir à faire ce type de nettoyage tous les jours. 1 ou 2 fois par an s'avèrent suffisant dans mon cas.
Même sans tâche grasse évidente, je vous conseille malgré tout de le faire au moins annuellement ; cela peut redonner un coup de neuf à votre capteur en enlevant une éventuelle pellicule homogène un peu grasse.


Pour limiter les risques

Les risques de cette opération sont réels, et surtout pour la dernière méthode qui est celle où l'on va réellement au contact du capteur. Mais ils sont faciles à éviter si on est suffisamment soigneux et que l'on fait attention à 2-3 choses : 

Risque de rayure : c'est à mon avis le principal danger. Si la majorité des poussières sont inoffensives ("molles"), d'autres sont coriaces et peuvent se montrer abrasives. Ainsi, si vous deviez pousser une de ces poussière sous la spatule (sur laquelle vous devez bien appliquer une légère pression pour que cela nettoie), possible que vous vous retrouviez avec une belle rayure sur tout ou partie du capteur ! Et là, pas de retour en arrière possible! Il est donc primordial de commencer par enlever les poussières via la poire soufflante et/ou le pinceau. Ca prend 2 minutes et peut sauver votre capteur. 

Risque de dommage sur d'autres éléments de votre boitier. Le capteur n'est pas le seul composant de votre boitier. Vous allez devoir naviguer à proximité d'autres petits trucs bien précis et fragiles. La règle est donc simple : soyez le plus attentif possible, pas de mouvements brusques, opérer loin de tout ce qui pourrait en occasionner (enfants, bruit qui surprend, ...) ; calme et solitude seront de bons alliés. Pensez aussi à bien mettre votre appareil à plat (capteur en haut) et même à enlever le cadre caoutchouc du viseur afin qu'il soit le plus horizontal possible.

Travaillez à la lumière ; ça semble évident, mais c'est important. De plus, en changeant l'orientation du capteur par rapport à la source lumineuse, vous pourrez repérer des poussières restantes (pas toujours évidentes à voir à l'œil). -

Pensez à avoir des batteries chargées car en cas de perte d'énergie, le miroir se rebaisse, et si vous aviez alors le nez, enfin plutôt la poire, le pinceau ou la spatule dedans, bonjour les dégâts !

Attention : certains produits sont à proscrire sur certains capteurs. Regardez bien avant d'acheter (et surtout d'utiliser) qu'il est adapté au votre.

Suivez bien les indications du manuel de l'appareil pour la procédure de relevage du miroir qui permet d'accéder au capteur.


Un point de prévention

N'oublions que le commencement de tout ceci est bien que des poussières sont venues se loger sur le capteur. Ainsi, un aspect important est bien la prévention : faire en sorte que le moins de poussières possible ne pénètrent dans l'appareil (mais ne rêvez pas, vous en aurez toujours un peu).

Faite attention lors des changements d'optiques. Pensez à changer ouverture en bas et à l'abri du vent. Ceux qui ne changent jamais d'objectifs seront bien sûr moins embêtés.

Une partie des poussières peut provenir des optiques (et notamment lentille arrière). Pensez à les nettoyer de temps un temps (un coup de poire peut suffire).





Pour finir, il me semble important de vous encourager à relativiser tout ça. Il faut bien sûr éviter un capteur super crade, cela peut ruiner une photo qu'il serait très difficile, voire impossible de rattraper en post-traitement (j'en ai 2-3 comme ça, c'est rageant ! ). Mais il m'apparait inutile de faire la chasse à la moindre poussière. Pour des poussières isolées et en nombre limité, le post-traitement reste une bonne solution, et la moins risquée (c'est un peu moins évident dans un cas de reportage où vous souhaitez livrer beaucoup d'images sans les retravailler).


Allez, bon courage à vous, mais n'ayez crainte, si vous faite gaffe, tout ira bien !


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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 15:15

Nous avons tous un rapport différent avec le matériel photo, qu'il soit contraint ou librement choisi. Vous pouvez avoir une quantité impressionnante de matériel dernier cri, ou au contraire, un minimum d'optiques très ciblées, voire une seule. Et dans la première catégorie, vous trouverez ceux qui préfèrent avoir toujours l'ensemble de leur matériel avec eux, mais aussi ceux qui "partent léger". Je ne juge pas, hoo que non, je constate juste et nous avons tous de bonnes et/ou mauvaises raisons d'être dans l'un ou l'autre type.





    La course à l'équipement





Au tout début, y'a pas si longtemps, m'équiper était un objectif important, presque prioritaire. On commence petit, avec les moyens du bord, et si on chope le virus, c'est fini ! "Pas de trous dans les focales", vous vous l'êtes peut-être déjà dit, peut-être est-ce actuellement votre but. Je pense que nous sommes nombreux, au moins au début, mais je peux me tromper, à avoir voulu disposer du 17mm (ou moins) à 300mm (ou plus), et à les avoir toujours avec soi. Imaginez si vous passez à côté de la photo du siècle juste à cause d'une optique manquante ! Non non, trop risqué !

De plus, dans les premiers temps, nous ne sommes encore pas forcément "spécialisés", nous tâtonnons et cherchons à toucher à tout.

J'ai donc beaucoup surfé sur le net, à la recherche d'occasions. A force de bonnes opportunités, j'étais rondement équipé ; "belle satisfaction". J'avais pas mal de matos en ayant fait de jolies affaires.




 
    L'enlèvement de l'inutile






Vous vous rendez alors sans doute compte que plusieurs optiques ne mettent jamais le nez dehors, et décorent avec plus ou moins de goût une étagère qui prend la poussière. Donc, sauf si vous aimez les bibelots, possible que vous vous décidiez finalement à en revendre une partie, par pragmatisme ; en mettant pourquoi pas tout ou partie du fruit de la revente au profit une montée en gamme des optiques que vous utilisez le plus (c'est notamment comme cela que mon parc optiques macro à évoluer).

L'avantage, c'est que vous avez pu essayer, vous avez un avis, modeste, sur un large panel d'optiques ; et surtout, en ayant eu sous la main ce parc, à moindre frais (car en achetant d'occasion, vous ne perdez pas ou peu d'argent, les optiques se dépréciant peu), vous avez identifié ou conforté vos orientations photographiques en voyant quels objectifs étaient le plus souvent vissés sur l'appareil.

Très rapidement, me voici donc à revendre des optiques telles que : Canon 70-200/4, FishEye 8mm, Canon 85/1.8, Canon 17-40/4, Sigma 20/1.8, Canon 300/4, puis Canon 300/2.8 et converters x2 et x1.4 (beaucoup plus récemment pour ces derniers) ; et pour ne parler que de celles dont je me suis séparé du fait de leur quasi inutilité. Bien sûr, je n'avais pas acheté ni revendu tout ça d'un coup, et les opérations d'achat et de revente se chevauchent dans le temps.
Autant dire que le sac à fondu !! Il ne comporte plus maintenant que le Sigma 150/2.8 Macro, le Canon 65/2.8 MP-E, un Canon 50/1.8 (que je pourrais aussi très bien revendre, mais à la vue de son prix, autant garder cette superbe petite optique) et un modeste Canon 28/2.8 dont l'autofocus est mort.

Je bosse en forêt, et bien c'est pareil : on enlève un certain nombre d'arbres pas super au profit d'autres plus intéressants qui vont ainsi être en encore meilleure forme (on appelle cela une coupe d'amélioration ; ça porte bien son nom). Et bien, si vous êtes passé par l'étape "beaucoup de matériel", pensez donc à une opération "revente d'amélioration" ; vous n'en ferez sans doute que de plus belles images.





   Ne plus faire qu'un







Une prochaine étape (la dernière pour moi ici) est de partir le plus léger possible. Pas forcément en poids, mais en équipement.

L'idée est de sortir qu'avec une seule optique. Il faut être en mesure de l'identifier a priori. Cela dépendra bien sûr du site et des sujets, mais surtout de votre état d'esprit : c'est aussi bête et évident que de se poser la question "Tiens, je ferais bien quoi aujourd'hui?". L'avantage est que vous serez alors à 100% dans le monde auquel cette optique vous donne accès. Vos yeux et esprit y seront totalement intégrés, et non dispersés à droite ou à gauche. Vous shooterez peut-être moins (et encore, pas sûr du tout), mais je suis convaincu que vous photos seront meilleures car vous aurez été à fond dedans. En d'autres termes, vous "verrez peut-être un peu moins", mais vous "verrez nettement mieux" ; et passerez peut-être de "beaucoup de photos moyennes" à "moins de photos mais plus profondes". A vouloir tout faire, il est fréquent qu'on ne fasse que survoler. Et puis, il y a aussi la liberté de mouvement retrouvée ; plus de sac encombrant à vous traîner !

"Tout ceci me semble bien risqué" me direz-vous ? "Et si on tombe sur un super truc et que je n'ai pas le bon matos"!? Ce "risque" existe bien sûr (tout comme celui de rater un super insecte parce que vous n'avez pas eu le temps de changer le 300mm pour le 100 Macro qui se planque au fond du sac), mais à mon avis, il est réduit car si notre œil et notre esprit sont essentiellement concentrés sur ce que notre matériel nous permet de photographier, nous ne voyons pas le reste.

Résumons une chronologie possible : course à "pas de trous dans les focales", puis enlèvement des inutiles, puis amélioration des indispensables, puis sortie avec un seul d'entre eux.
C'est en tout cas comme cela que cela s'est passé pour moi, et j'en suis ravi !

Un jour où vous serez bien dans vos pompes, où vous sentirez bien la sortie qui s'annonce, osez la faire avec un seul objectif (bon, bien sûr tout ceci est un peu moins vrai pour les adeptes du 500mm qui n'ont souvent que ce dernier sur le dos), vous ne serrez sans doute pas déçu...



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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:47

Hummm..., réaliser sa première exposition, avec ses propres images! Je pense que la majorité des photographes, amateurs ou non, y pensent à un moment ou l'autre. Certains ne franchiront jamais le pas (pour des raisons diverses et variées, bonnes ou mauvaises), d'autres y toucheront du doigt, et les autres deviendront accros!


En ce qui me concerne, ce plaisir m'a atteint voici quelques années, lorsque j'ai eu la chance que mon dossier soit retenu au festival de Montier-en-Der en 2007. Ce fut ma première exposition, avec quand même pas mal d'interrogations et de "pression" (que je me mettais tout seul) car commencer par Montier, ce n'était pas évident, mais cela présente l'avantage de "vous pousser au derrière" !





Je ne suis pas un "pro de l'expo" ; j'en ai réalisé 3-4 ces 2 dernières années, une est actuellement en préparation (Montier 2009), et d'autres sont programmées pour 2010 (j'en parlerai un peu plus tard), et j'ai donc été confronté à de nombreuses questions, que chaque projet d'expo apporte, et auxquelles il a bien fallu trouver des réponses.

Cet article n'a pas pour ambition d'être exhaustif sur tous les points de passages qui régissent la réalisation d'une expo ; cela nécessiterait un bouquin à part entière tant le sujet est vaste. Je résumerai ici les principales étapes et les questions centrales qu'il faut se poser. Par la suite, via d'autres articles, je préciserai chacun de ces points. Voyons donc ce qui suit comme un plan détaillé de ce qui sera développé plus en profondeur ultérieurement ; une espèce de "pense-bête" pour tenter d'y voir un peu plus clair, car lorsque l'on a le sujet "expo" face à soi, pas facile de commencer par un le bon bout...


1 - Tenez pour commencer, Pourquoi exposer?


Il arrive un moment où l'on peut se dire : "je commence à avoir pas mal d'images intéressantes, alors pourquoi ne pas les exposer ? En plus, mon entourage m'y encourage".

La principale motivation doit, à mon avis, rester le plaisir personnel ! C'est une occasion unique de voir ses images tirées, éventuellement en grand format, réunies et bien exposées (de préférence).


Méfiez-vous d'une motivation qui serait financière : pour les débutants et même les confirmés, il est quand même rare de vraiment faire de l'argent sur une exposition. Si vous réussissez à rembourser les frais engagés, c'est déjà génial (y'a bien sûr des exceptions).



2 - Où ?


Ca y est, vous en êtes sûr, vous voulez exposer! Vous voilà piégé, car la machine intellectuelle est maintenant en route! Vous allez donc vite vous demander : "C'est bien gentil mon idée, mais où pourrais-je exposer?". Et là, dès le début, cela se complique un peu. C'est vrai quoi, je suis pas connu, ou du moins pas trop, alors, qui vais-je intéresser ?


Bien que nombreux, les lieux d'expo n'en sont pas pour autant forcément très accessibles aux artistes, encore moins débutants et/ou amateurs, pour une raison souvent fort simple : vous n'êtes pas tout seuls, loin de là ! Il faut savoir que très souvent, notamment face aux nombres de demandes, un programme d'expo est arrêté avant la fin de l'année précédente. N'espérez donc pas exposer dans les mois qui suivent votre décision, il vous faudra probablement attendre un an, voire plus. Mais ne soyez pas déçu, ce ne sera peut-être pas de trop pour faire tout ce que vous aurez à faire d'ici-là...


Les lieux sont donc variés, d'envergures et d'ambitions très différentes, ils ont chacun leurs avantages et inconvénients. Quelques pistes, ni exhaustives, ni hiérarchisées :

     - Festivals photographiques

     - Médiathèques

     - Bâtiments administratifs (Conseils Généraux, Mairies, Communautés de Communes,...)

     - Musées

     - Offices de tourisme

     - Restos, cafés, galeries commerciales,...

Il y a forcément des lieux "meilleurs" que les autres, même si tout dépend de vos objectifs et ambitions (les éventuelles retombées ne seront pas les mêmes sur un grand festival de 3 jours ou dans une médiathèque pendant 3 mois). Pensez à analyser des critères importants tels que : la fréquentation, le matériel mis à disposition (accrochage, éclairage), la communication faite par le lieu d'expo. Néanmoins, à mes yeux le critère le plus important reste le respect du photographe et de son travail ; que l'on ne vous fasse venir "juste pour décorer les murs"! Et n'exposez surtout pas à tout prix!







3 - Comment convaincre le décideur d'accueillir votre expo?


Ce n'est bien évidemment pas la plus mince affaire, et attendez-vous à des refus ou des non-réponses ; comme dit avant, vous n'êtes pas les seuls.
C'est forcément mieux si vous avez déjà un petit truc à montrer ; une publication, une photo retenue dans un concours, un site internet,... il faut capter l'attention.

Après, il y aura au moins 2 écoles :
     1 - ceux qui feront des dossiers très complets qu'ils ne proposeront qu'à un nombre limité de lieux d'expo ciblés,

     2 - et ceux qui au contraire auront plutôt une démarche "de masse" style courrier type envoyé au plus grand nombre.

Je ne serais pas vous dire quelle option est la meilleure. Pour ma part, j'ai opté pour une démarche intermédiaire (mais un poil plus proche de la première) : je cible un peu, et j'expédie un courrier de présentation (mentionnant mon site et quelques références récentes) que j'accompagne de quelques tirages 15x23 type photoweb bon rapport qualité/prix. Chaque courrier est suivi d'une ou deux relances ; pas plus, l'acharnement thérapeutique ne me semble pas nécessaire. Néanmoins, ne perdez pas espoir, car une réponse positive peut venir pas mal de temps après ; les personnes qui décident se réunissant parfois peu dans l'année. Ainsi, je vous conseille de bien garder trace de toutes vous demandes et correspondances (date d'envoi, copie du courrier, quelles images et sous quelle forme vous les avez envoyées, à qui,...), pour ne pas être largué si la personne vous appelle longtemps après (il serait mal venu que vous ne vous souveniez plus de votre demande, ou bien que vous la doubliez). Et bien sûr, comme pour une recherche d'emploi, faite votre possible pour envoyer un courrier nominatif en tentant de trouver le nom du responsable.

4 - Vers le difficile choix des images, des formats et des supports


Ca y est! Vous êtes aux anges : une réponse positive ; on attend votre expo pour le printemps prochain! Génial, votre première expo va devenir réalité!

Bon, c'est pas tout ça, mais quelles images vais-je présentées? J'ai bien une petite idée, je connais bien sûr le thème général, mais dans le détail, comment choisir?


Tout d'abord, allez rapidement voir ou revoir le site afin de vous en imprégner et de voir la longueur dont vous disposez, et comment cette longueur est organisée (un seul long mur, plusieurs dans une même pièce, séparés, en longueur dans un couloir ou au contraire avec beaucoup de recul,...). Toutes ces infos seront importantes, notamment pour le choix des formats.

Pour le choix des images, pensez "global". Une expo n'est pas la somme de vos 20 plus belles photos. Il faut avant tout un ensemble cohérent ; où chaque image a sa place, où certaines "dialoguent avec d'autres". Pour ma part, j'élabore un fichier (photoshop ou autre) dans lequel j'intègre des vignettes de nombreuses images potentiellement exposables. Puis je déplace, j'essaie, je mets côte à côte. L'idée est d'avoir un aperçu de ce que cela donnerait. Essayez, et vous verrez à quel point s'est étonnant comme certaines images s'expriment beaucoup plus (ou beaucoup moins) en fonction de leurs voisines.


Cette technique peut aussi vous servir à choisir des formats, ou plutôt, des formats relatifs : certaines images s'accorderont très bien avec d'autres images si elles sont au même format, mais beaucoup moins si elle sont plus grandes (ou inversement).


L'agencement et les formats relatifs des images sont 2 notions réellement importantes.


Pour la taille des tirages et leur support, c'est vraiment très variable, et surtout trop étroitement lié à vos images (chaque image a son format "optimal"), à votre budget, ou encore au lieu d'expo, pour être objectivement abordé ici. Il y a peu (voire pas) de vérité absolue là-dessus.

Néanmoins, parmi les éléments pragmatiques à étudier : pensez-vous réutiliser ces tirages car cela conditionnera le support (certains n'aiment pas exposer 2 fois une même image ; des supports vieillissent mieux que d'autres) ? Avez-vous la place pour les stocker car quand ils ne sont pas exposés, les tirages sont entreposés, et cela peut prendre de la place ?







Pour cette étape, cruciale, n'hésitez pas à demander conseil ; c'est rarement inutile, au moins pour vos premières expériences. J'ai pour ma part eu la chance d'être conseillé par le responsable des éditions Luigi Castelli  et  Pascal Bourguignon ; tout 2 en connaissent un rayon, encore merci à vous !

Vous voilà ravi, et encore plus impatient car ça y est, vous avez la scénographie en tête. Mais tout n'est pas réglé, loin s'en faut...



5 - Le financement


Et oui. Vous aviez déjà cela un peu en tête depuis quelques temps, et cela a peut-être déjà conditionné le nombre, le format et le support des tirages : tout ceci a un coût, bien sûr.
Ce dernier est bien sûr très variable : de quelques centaines d'euros à plusieurs milliers (voire plus, mais là, ce n'est alors sans doute pas votre première expo). Et comme je le disais avant, il est plus qu'hasardeux de partir sur l'idée que des ventes permettraient de payer les frais engagés (si vous vendez quelques tirages, c'est déjà chouette!).


Donc :

      1 - soit l'argent n'est pas spécialement un problème, dans ce cas vous pouvez passer à la partie suivante,

     2 - soit vous décidez de revoir vos ambitions à la baisse pour les faire entrer dans votre budget (nombre, support, format, réalisation par vous même de certaines opérations),

     3 - soit vous recherchez un sponsor et/ou tenter de louer l'expo (ce qui n'est pas toujours évident pour les premières il faut le reconnaître, mais pas à exclure d'emblée).

Il ne faut pas négliger ce dernier point. En ce qui me concerne, je me suis toujours lancé dans la recherche de partenaires financiers (mes expos ont coûté de l'ordre de 2000€). Et cela marche, n'ayez pas peur, au pire on vous dira juste non. Il est vrai que ce n'est pas forcément évident, mais qui ne tente rien n'a rien, même en ces temps de crise.

Je parlerai plus longuement dans un prochain article de cet aspect à ne pas négliger, mais je vous livre d'ores et déjà 2-3 idées :

     1 - Pensez d'abord local. Un mécène préférera souvent aider "quelqu'un du coin". Regardez du côté de votre commune, de votre communauté de communes, votre Conseil Général,...

     2 - Pensez "client" : vous aurez plus de chance si vous êtes déjà client. Tournez-vous vers votre assureur, votre banque, et même votre boulanger ou votre charcutier pourquoi pas! Vous serrez peut-être agréablement surpris.

     3 - Pensez "parole" : les choses passent mieux quand on se les dit de vive voix.


6 - La réalisation des tirages


Vous avez les images et vous avez le financement ! Là, cela commence à devenir très sérieux!


Il vous faut maintenant réaliser les tirages. Tout faire soi même ? Tout commander ? C'est souvent le budget qui va décider, et c'est un domaine très vaste dont je vous parlerai un peu plus tard en vous rapportant ma propre expérience avec Pascal Bourguignon à qui j'ai la chance de pouvoir faire appel à chaque fois.

Je précise malgré tout dès à présent que cette étape prend du temps ; n'en sous-estimez pas l'envergure.


C'est aussi dans cette période où vous pouvez réfléchir à une affiche (qu'il peut être possible de faire financer par le lieu d'expo). C'est un exercice intéressant, tentez le coup.































7 - Installation

Les tirages sont dans votre voiture, vous vous rendez sur le lieu d'expo pour tout mettre en place, le coeur battant.


C'est souvent à la fois une étape très agréable car tout se concrétise enfin, mais aussi un peu stressante car c'est pas toujours évident ; il y a souvent quelques imprévus (éclairage qui marche plus, système d'accrochage par endroits défectueux,...). Restez calme, prenez votre temps, et le plus souvent tout se termine très bien. Là aussi, au début on peut sous-estimer le temps nécessaire à l'accrochage.


- Donnez-vous de la marge ; il faut plusieurs heures (je n'ai jamais passé moins de 2 heures à installer, et en allant vite),

- Prenez du petit matériel, on se sait jamais (ciseaux, tournevis, pinces, scotch,...),

- N'oubliez pas l'appareil photo afin d'immortaliser l'ensemble (et cela pourra alimenter votre site internet).

- Si vous en avez, mettez en évidence un Livre d'or, des cartes de visites, des tarifs (pensez à vous mettre d'accord avec le responsable sur la gestion des éventuelles ventes en votre absence. Perso, je laisse 1-2 tirages supplémentaires pour "boucher les trous" le temps que je commande de nouveaux tirages).

- Si vous le pouvez, venez à 2, c'est rarement du luxe.


Et surtout, profitez de cet instant, et prenez, à la fin, le temps de regarder votre travail, cet ensemble mûrement réfléchi depuis plusieurs mois.



Voilà, j'ai finalement été un peu plus long que je le pensais au départ. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop!


Bonnes expos à vous tous!

 

 

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Published by Xavier COULMIER - dans Conseils
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