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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 23:08

"Ba, écoute, ta photo est pas mal, mais bon, t'aurais dû placer le truc au 1/3 de l'image, en plus, c'est un peu cramé et coupé". Et alors ?? Bon, je sais, je peux être un brin provocateur...

Vous trouverez des dizaines de bouquins, et encore plus de sites internet vantant les sacro-saintes règles couramment admises de la prise de vue. Je leur laisse donc cette mission ; et loin de moi la volonté de dénigrer leur contenu : je les ai lu (enfin pas tous quand même), ils m'ont servi, mais je les oublie aussi. Et c'est bien l'objet de ce petit billet : vous encourager à oublier ces règles, en tout cas de temps en temps.

Les règles sont bien évidemment importantes (mais pas toujours), et surtout au début, car elles vont aider à d'identifier des points clés de la prise de vue, à comprendre certains fondamentaux, et surtout, il faut les connaître pour mieux les contourner. Car passer un temps, il faut savoir les mettre de côté si cela peut vous permettre de réaliser des images qui vous feront vibrer et vous seront plus personnelles, voire intimes ; et ce, même si le résultat en déconcerte certains ou même la majorité.

C'est un peu comme de se balader en restant sur le grand chemin bien sécurisé et balisé. Il ne vous arrivera sans doute rien, ou pas grand chose, la balade pourra être agréable, mais rarement fondamentalement surprenante ; vous ne risquez pas de tomber sur un superbe raccourci, ou un coin paradisiaque inconnu de tous, de ceux qui se suivent sur le beau chemin tout propre pourtant situé à peine quelques mètres de là (ne vous méprenez pas, je n'encourage pas au vrai hors piste de rando, c'est juste une image).

Je me focaliserai ici sur quelques règles classiques ; celles que j'aime transgresser de temps en temps, mais il y en aurait d'autres.


La très fameuse règle des tiers dans la composition


Vous l'avez forcément lue ou entendue celle-là (ou sinon, c'est que vous n'avez encore pas assez lu ! ) : "Une image doit être structurée autour des points forts que constituent chacune des lignes divisant la photo en tiers, ainsi que de leurs intersections. Les éléments importants doivent être là ! "



































Et alors, si je veux les points forts de mon image ailleurs, j'ai le droit non, c'est moi qui décide après tout ! Non mais !

C'est indéniable, souvent on "prend moins de risque" en s'appuyant sur ce découpage, et c'est même fréquemment judicieux car plus harmonieux et plus facile à lire. Mais pas toujours !

D'une part, il y a des cas où cette règle ne s'applique tout simplement pas et où c'est le centrage qui convient. Une image centrée n'est pas forcément une image ratée au cadrage non réfléchi.





D'autre part, en évitant cette règle, on peut créer ou renforcer une vision ou une interprétation.






























 Ci-dessus à gauche, on renforce le côté "aplati" en comprimant la punaise en haut ; à droite, c'est  la différence de taille qui est accentuée en donnant encore plus d'importance à la fleur. Ci-dessous, l'illusion d'immensité est amplifiée en collant la fourmi dans un coin.





  "Les yeux doivent être nets"



Cette idée tourne en boucle, mais pourquoi diable les yeux devraient-ils toujours avoir le meilleur rôle !? Dès lors que la tête est présente sur une photo, nous avons quasiment tous le reflex d'en vouloir les yeux nets. Pourtant, il n'y a pas qu'eux ! En jouant sur la zone de netteté, des formes et des ambiances bien surprenantes peuvent apparaître.





































A l'inverse et pour le clin d'oeil, il est parfois intéressant de jouer à fond cette règle de l'oeil net.





"Couper un élément ? Mais vous n'y pensez pas ! "

"Surtout éviter de couper des éléments, ça gâche tout si on ne voit pas toute l'aile ou l'ensemble des antennes". Vous l'aurez compris, ce n'est pas moi qui parle.
Couper, moi, je suis régulièrement pour. Parfois totalement contraint (impossible de tout cadrer car vraiment trop long), mais plus souvent de façon volontaire. Couper certaines parties du corps de son sujet ou certains éléments "du décors" permet de faire entrer plus le spectateur dans l'ambiance et de focaliser encore plus l'attention sur une partie ou un aspect de l'image. Des éléments coupés, les bords de votre champ vision en est plein, et vous ne vous en sentez pas plus mal !








"A midi, c'est trop dur, et surtout en été."

Haaa, ça aussi, une quasi obligation non ? "Si vous voulez faire de la belle macro, il faut y aller à l'aube ou bien en toute fin de journée."
Il y a bien évidemment des cas où le plein cagnard d'un soleil d'été à son zénith (le cauchemar quoi !) peut donner de jolis résultats. Vous pouvez y pense dans ce genres de cas par exemple :

- Volonté d'un violent contre-jour qui peut produire des effets tout à fait intéressants.



- Pour certains sujets, c'est cette lumière de la mi-journée qui révèlera des éléments ou des textures appréciables.




- Certaines scènes s'accommodent très bien des heures de mi-journée si la lumière y est adoucie par un élément environnant, que ce soit les pétales d'une fleur en hyper-macro, les feuilles d'une plante (voir balanin ci-après) ou le feuillage des arbres. Ca semble évident, mais ce n'est pas du luxe de le rappeler.





Il y a bien sûr des situations et des sujets particulièrement mal adaptés à une lumière dure (lierre, de nombreuses graminées, sauterelles,...).


"Là ça va pas, c'est cramé dites-moi ! "


C'est quoi "cramée" : une zone surexposée où l'on a perdu de l'information. Mais pour considérer qu'une info est perdue, encore fallait-il que ce soit une info. En d'autres termes, si dans cette zone, effectivement techniquement cramée, il n'y a rien que je souhaitais voir et qui aurait apporté un plus à l'info, et bien pour moi ce n'est alors que du blanc, "et pi cé tout". Et c'est même parfois salutaire !





"La majorité des optiques est optimisée pour une ouverture moyenne, alors utilisez-là"

Oui et alors ? La recherche du meilleur piqué n'est pas forcement l'objectif principal. Même si la qualité du piqué est moindre à pleine ou grande ouverture, ces dernières présentes de réels autres avantages, et notamment des flous d'arrière et de premier plans qui peuvent être fort esthétiques. N'hésitez pas à ouvrir ! Mais de cela, j'en parlerais très probablement dans un article ultérieur...



De tout cela, je dirais malgré tout "attention" ; attention de ne pas tomber dans l'excès inverse : "l'originalité ou l'anti-règles" à tout prix. Mon principal objectif avec ces quelques lignes est de vous inviter à "débrider" vos envies, à oser. Les règles ne sont que des outils, et non des carcans ; vous êtes les seuls décideurs face à vos prises de vue. Il serait dommage de ne pas tenter des choses ou de ne pas apprécier une image juste parce qu'elle ne rentre pas çà 100% dans ce qui est considéré comme bon. Au moins de temps en temps, sortez du chemin, quite à ne pas montrer ces photos de suite afin de bien les assimiler et assumer (car attendez-vous bien évidemment à des non-adhésions). Cela vaut aussi pour votre oeil d'observateur de photo : ne laissez pas les "règles" prendre le dessus dans votre façon de regarder ; ces "règles" doivent juste vous aider à comprendre l'appréciation que vous avez de l'image sous vos yeux.



Ces articles peuvent peut-être vous intéresser :

- Le dernier édito de Guy-Michel Cogné
- Et si vous partiez léger ?


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 15:04


Un véritable Billet coup de coeur.

Vacances d'été 2009. Comme d'habitude, on s'y prend un peu à la bourre pour rechercher notre lieu de séjour pour une semaine ; pile entre juillet et août, facile quoi... En fait, c'est surtout que nous sommes d'un naturel confiant ; et de plus, nous ne sommes a priori pas "hyper exigeants" et ne visons pas du tout les lieux super touristiques pris d'assaut.

Principal critère : être dans un endroit zen, loin de tout, où nous pouvons simplement profiter du temps qui passe.

Campagne de mails auprès des gîtes des coins Ardèche, Lozère, et tout autre zone un poil paumée pas trop loin de Nîmes (notre point de chute suivant). Et voilà ti pas que nous avons vent du Mas Novis, au coeur des Cévennes gardoises.





Tout y est !! Avec en plus, le bio et le respect de l'environnement !! Le TOP ! Et par chance, il restait un gîte disponible ; les veinards !

Après un kilomètre de piste, que vous emprunterez depuis une route déjà bien isolée et sineuse, vous débarquerez, d'un coup, sur ce superbe Mas, restauré avec beaucoup de goût. Un séjour ressourçant entre repos, quiétude, cuisine bio (et végétarienne), bonne humeur collective, rivières, châtagniers, ateliers (poterie, cuisine, Yoga, peinture, vitalité,...) pour ceux qui le souhaitent, et j'en passe.
Je recommande sans réserve !

Mais je vous laisse découvrir le site ; car ce sont encore Marianne et André, vos hôtes au combien sympathiques, accueillants et humains, qui en parlent le mieux. Le site de Mas Novis






Néanmoins, et Marianne et Dédé le disent clairement et à juste titre sur leur site : surtout, n'y débarquez pas "par hasard", ou "juste pour les Cévennes". Si le bio vous énerve, que le développement durable n'est pour vous qu'une notion fumeuse, ou que le partage et les autres vous ennuient ; n'y allez pas. C'est un tout. Vous seriez sans doute autant déçus qu'eux si ce séjour ne correspondait pas à vos fondamentaux et à vos convictions.


Si vous passez par-là Marianne et André, bises à vous, encore merci et nous espérons à bientôt !




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Published by Xavier COULMIER - dans Découvertes
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 17:11




"Bon, ça commence à faire un moment que j'ai mon tout beau boitier numérique, il faudrait peut-être que je pense à nettoyer le capteur. En plus, j'ai l'impression de parfois voir certaines tâches louches sur mes images".





Mais comment faire ? Vous cherchez sur le net, et vous trouvez de tout (dont peut-être mon Blog). Mais vous prenez peur, car un peu comme on y cherche des infos sur une maladie : on en ressort plus inquiet qu'au départ ! Je ferai donc ça plus tard !

Faut-il faire appel à un professionnel ? Est-ce difficile ? Quels sont les risques ?...Si c'est la première fois, sûr que vous vous posez ces questions, et sans doute bien d'autres encore. Moi, je vous réponds : soyez rassuré. Ce n'est pas très compliqué, et en respectant un certain nombre de précautions, pas de raison pour que cela vous pose de gros problème.

Faire les choses dans l'ordre, choisir le bon type de nettoyage, et surtout, "relativiser", voilà quels points à mes yeux essentiels.


Pourquoi et quand est-ce embêtant une poussière ?

Une poussière vient occulter un certain nombre de photosites de votre capteur, et donc, ces derniers ne reçoivent plus la lumière ce qui se traduit par une tâche noire sur la photo. L'impact de cette poussière sur votre image sera lié à l'ouverture que vous aurez choisie lors de la prise de vue : à très grande ouverture, la poussière sera tellement "floue" que vous ne la verrez même pas ou peu, alors que si vous fermez beaucoup (par exemple f/11 ou plus) cette poussière sera bien plus visible et plus nette. Grande ouverture = tâches plus grandes mais plus floues ; petit ouverture = tâches plus petites mais plus nettes.


Attention, ne confondez pas les tâches visibles sur une photo issues de poussières sur le capteur, et celles que vous voyez dans le viseur. Ces dernières proviennent souvent de poussières déposées sur le miroir que vous observez lorsque vous enlever l'objectif.





Commencez par diagnostiquer la nécessité d'un nettoyage Avant de vous lancer dans les entrailles de votre boitier, assurez-vous qu'un nettoyage est bien nécessaire. Les antibiotiques, c'est pas automatique.
La technique est simple : prenez une photo d'un fond clair homogène avec la plus petite ouverture possible (les poussières se verront alors très bien). Un ciel bleu ou uniformément blanc fera le plus souvent très bien l'affaire. Plus vous aurez l'impression d'y voir voler des hirondelles, plus votre capteur est sale...
La première fois où j'ai fait cette expérience voilà quelques temps maintenant, j'ai vraiment eu l'impression que j'avais mangé des biscottes au-dessus de mon capteur comme le disait mon ami Sylvain!




Merci à Salomé pour m'avoir fourni ce jpeg de son capteur effectivemment bien dégueux ;o) !

Désolé, je n'ai pas d'exemple en image à vous montrez, mais n'ayez crainte, vous comprendrez de suite (si un sympathique lecteur de cet article avait cela en stock et serait OK pour me prêter une image d'illustration, je suis preneur, merci beaucoup ! ).

Mais à partir de combien d'hirondelles il faut nettoyer ? Haaa, ça c'est très relatif. Chacun a son propre niveau d'exigence. Je ne peux pas trop vous aider pour cela, je vous encouragerais simplement à relativiser (j'en reparle en fin d'article).


Des solutions adaptées à des besoins différents

Vous pourrez trouver des dizaines de solutions "bricolées" plus ou moins bon marché sur le net. J'avoue ne pas les avoir réellement utilisées car je considère que le prix du capteur justifiait un certain investissement dans du matériel d'entretien. Je ne vous présenterai donc que des solutions basées sur l'utilisation d'outils spécialement dédiés que je possède et connais.

Une notion importante à bien avoir en tête : il n'y a pas qu'un seul de type de saleté, et il y a ainsi plusieurs niveaux d'entretien, d'investissement (en temps et en argent) et de fréquence variables. 



Le plus simple et le plus fréquent : le petit coup de poire soufflante.


Beaucoup des poussières sont faciles à enlever
: légères et non grasses (et donc non collantes). Ce sont les plus fréquentes, mais aussi les moins pénibles. Un simple coup de poire suffit souvent à les déloger.
N'hésitez pas à le pratiquer régulièrement : c'est facile et sans risque car vous ne touchez pas du tout le capteur (faite néanmoins attention de ne pas toucher d'autres éléments proche du capteur).


Tenez le boitier capteur tête en bas ; d'une part, cela facilitera l'évacuation des poussières par simple gravité, et d'autre part, cela évitera qu'elles ne retombent immédiatement à l'intérieur. Pour plus de liberté dans les mouvements, vous pouvez utiliser un trépied pour maintenir l'appareil.








Pensez bien à souffler dans les coins ; les poussières vont souvent s'y planquer. Et profitez de l'occasion pour souffler un peu partout dans la chambre afin d'enlever les poussières qui peuvent y être cachées et qui ne manqueraient alors pas de tomber un jour ou l'autre sur le capteur.

Ce geste simple, que je pratique avant chaque sortie, permet de résoudre la majorité des problèmes. De plus, il ne vous en coûtera qu'une dizaine d'euros, et cela pourra vous servir pour d'autres choses (nettoyage d'optiques). A signaler qu'une bombe air sec aura le même rôle. 


Le pinceau rotatif : pas donné mais efficace !


Vous franchissez une étape, ce ne serait-ce que du fait que vous allez toucher le capteur !
Mais c'est vraiment sans danger, rassurez-vous.





"Rotatif", Kézako ? Ces pinceaux sont fabriqués à partir de fibre comportant une substance antistatique. Le fait de faire tourner la brosse (via un petit moteur situé dans le manche) permet de la recharger en électricité statique. Ainsi, un passage doux sur le capteur permet de capturer les poussières qui pourraient être "retenues" par le capteur. Elles sont parfois suffisamment "accrochées" par l'électricité statique du capteur pour que la poire soufflante ne suffit pas. Il faut faire attention de ne pas toucher les parties lubrifiées à l'intérieur du boitier, ce qui aurait pour conséquence de salir la brosse et d'en affecter l'efficacité (il existe des produits de nettoyage de ces brosses que je n'ai encore jamais essayés mais qu'il serait bon que j'emploie...).





Il faut reconnaître que cet outil n'est pas donné (une centaine d'euros), mais les performances, la simplicité d'emploi et l'absence de risque peuvent justifier ce prix et ce choix ; et d'autant plus si vous disposez d'un super capteur.

Autre avantage : le faible encombrement. Il peut sans problème vous suivre en sortie pour effectuer un rapide nettoyage sur le terrain si nécessaire.

Pour ma part, je l'utilise presque systématiquement après le coup de poire soufflante. 


Quand cela devient sérieux : un coup de serpillère !


C'est là que les sueurs froides peuvent survenir. Si les tâches ne partent pas avec les solutions douces ci-dessus, il va falloir frotter (quand je dis frotter, c'est bien sûr une image) ! Certaines tâches sont effectivement bien récalcitrantes. Vous aurez beau souffler ou tourner la brosse autant que vous le voudrez, elles ne bougeront pas. On ne parle plus de poussières, mais plus souvent de tâches grasses, sans doute issues des produits lubrifiants contenus dans votre boitier. Ces tâches peuvent être moins immédiatement visibles car elles sont plus lâches, plus étalées, plus "floues".

La solution, vous n'avez pas les choix, est d'aller nettoyer, au premier sens du terme ; un vrai laveur de vitre.

Pour cela des produits existent. Je n'entrerai pas dans un comparatif des marques (je n'en ai utilisé qu'une ; j'ai pour ma part opté pour un kit VisibleDust), je vous parlerai juste de la méthode.





La technique est donc bête comme un coup de serpillère : vous disposez de petites spatules en plastique (attention, il y a une taille par taille de capteur) munies d'une extrémité recouverte d'un tissu absorbant sur lequel vous déposez quelques gouttes de liquide nettoyant. Il faut ensuite faire un aller-retour sur le capteur afin de nettoyer cette, ou ces, tâche rebelle.

Ce n'est pas toujours une mince affaire. Même si les "marketeux" vous disent : "Un aller-retour et c'est clean ! ", ce n'est quand même pas aussi simple, mais pas non plus infaisable. D'une part, il vous faudra sans doute plus d'un passage (2, 3 voire 4 peuvent s'avérer nécessaires), et d'autre part, naviguer avec délicatesse et régularité là-dedans n'est pas toujours évident. S'il est assez facile de bien nettoyer le centre du capteur, c'est moins évident pour les bordures (et d'autant plus si vous avez un grand capteur), en particulier à l'endroit où l'on commence le nettoyage (l'un des petits bords du capteur) et là où l'on fait demi-tour (donc le petit bord opposé). Il vous faudra probablement quelques essais, et quelques nettoyages successifs pour chopper le bon coup.

Il pourra dans l'instant vous sembler que le produit laisse des traces. Ne soyez pas inquiet, le liquide s'évapore et souvent ces traces disparaissent de suite. Sinon, ce sont alors des traces grasses ; un nouveau passage serait nécessaire.

Comme dit avant, ce nettoyage est surtout destiné aux tâches grasses ; il sera beaucoup moins efficace pour les poussières qui seront ici juste poussées par la spatule mais pas enlevées de l'intérieur du boitier. Elles vont donc souvent se retrouver agglomérées sur les bords. Ne cherchez pas à les enlever avec la spatule, vous pourriez faire plus de mal que de bien. Concentrez-vous sur les tâches grasses, vous enlèverez les poussières avec l'une des 2 techniques précédentes après.





Fort heureusement, vous ne devriez pas avoir à faire ce type de nettoyage tous les jours. 1 ou 2 fois par an s'avèrent suffisant dans mon cas.
Même sans tâche grasse évidente, je vous conseille malgré tout de le faire au moins annuellement ; cela peut redonner un coup de neuf à votre capteur en enlevant une éventuelle pellicule homogène un peu grasse.


Pour limiter les risques

Les risques de cette opération sont réels, et surtout pour la dernière méthode qui est celle où l'on va réellement au contact du capteur. Mais ils sont faciles à éviter si on est suffisamment soigneux et que l'on fait attention à 2-3 choses : 

Risque de rayure : c'est à mon avis le principal danger. Si la majorité des poussières sont inoffensives ("molles"), d'autres sont coriaces et peuvent se montrer abrasives. Ainsi, si vous deviez pousser une de ces poussière sous la spatule (sur laquelle vous devez bien appliquer une légère pression pour que cela nettoie), possible que vous vous retrouviez avec une belle rayure sur tout ou partie du capteur ! Et là, pas de retour en arrière possible! Il est donc primordial de commencer par enlever les poussières via la poire soufflante et/ou le pinceau. Ca prend 2 minutes et peut sauver votre capteur. 

Risque de dommage sur d'autres éléments de votre boitier. Le capteur n'est pas le seul composant de votre boitier. Vous allez devoir naviguer à proximité d'autres petits trucs bien précis et fragiles. La règle est donc simple : soyez le plus attentif possible, pas de mouvements brusques, opérer loin de tout ce qui pourrait en occasionner (enfants, bruit qui surprend, ...) ; calme et solitude seront de bons alliés. Pensez aussi à bien mettre votre appareil à plat (capteur en haut) et même à enlever le cadre caoutchouc du viseur afin qu'il soit le plus horizontal possible.

Travaillez à la lumière ; ça semble évident, mais c'est important. De plus, en changeant l'orientation du capteur par rapport à la source lumineuse, vous pourrez repérer des poussières restantes (pas toujours évidentes à voir à l'œil). -

Pensez à avoir des batteries chargées car en cas de perte d'énergie, le miroir se rebaisse, et si vous aviez alors le nez, enfin plutôt la poire, le pinceau ou la spatule dedans, bonjour les dégâts !

Attention : certains produits sont à proscrire sur certains capteurs. Regardez bien avant d'acheter (et surtout d'utiliser) qu'il est adapté au votre.

Suivez bien les indications du manuel de l'appareil pour la procédure de relevage du miroir qui permet d'accéder au capteur.


Un point de prévention

N'oublions que le commencement de tout ceci est bien que des poussières sont venues se loger sur le capteur. Ainsi, un aspect important est bien la prévention : faire en sorte que le moins de poussières possible ne pénètrent dans l'appareil (mais ne rêvez pas, vous en aurez toujours un peu).

Faite attention lors des changements d'optiques. Pensez à changer ouverture en bas et à l'abri du vent. Ceux qui ne changent jamais d'objectifs seront bien sûr moins embêtés.

Une partie des poussières peut provenir des optiques (et notamment lentille arrière). Pensez à les nettoyer de temps un temps (un coup de poire peut suffire).





Pour finir, il me semble important de vous encourager à relativiser tout ça. Il faut bien sûr éviter un capteur super crade, cela peut ruiner une photo qu'il serait très difficile, voire impossible de rattraper en post-traitement (j'en ai 2-3 comme ça, c'est rageant ! ). Mais il m'apparait inutile de faire la chasse à la moindre poussière. Pour des poussières isolées et en nombre limité, le post-traitement reste une bonne solution, et la moins risquée (c'est un peu moins évident dans un cas de reportage où vous souhaitez livrer beaucoup d'images sans les retravailler).


Allez, bon courage à vous, mais n'ayez crainte, si vous faite gaffe, tout ira bien !


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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:59

 

 

 

Fin 2001, enregistrement, embarquement, vérification des portes opposées, une petite sieste, un film (je me souviens plus lequel, mais sans doute pas top), quelques courbatures et un super plateau repas... Tout ceci pour vivre mon premier petit matin à Cayenne. Après un peu de Malaisie, de Cameroun et de Gabon, me voici donc en Guyane, pour une année, où je suis venu en tant que VCAT (Volontaire Civil à L'Aide Technique) au sein de l'Office National des Forêts.

 

 



Je vous passerai les détails de cette superbe expérience (la Guyane est vraiment un DOM génial que je recommande sans réserve - Voir site de l'office de tourisme), là n'est pas l'objet. Mais au delà de que tout ce que j'ai pu y vivre, c'est aussi ce voyage qui m'a remis le pied, ou plutôt l'œil, dans la photo.

 

 


 

 

La photo, j'y avais déjà goutté quand j'étais étudiant. Passionné par la botanique, j'avais alors décidé d'immortaliser certaines rencontres rares (et donc non collectionnables en herbier) par une photo. Cela s'est vite arrêté : mon budget d'étudiant ne me l'autorisait pas en ces temps de pellicules. Fort heureusement, la Guyane, mon salaire et le numérique m'ont permis d'y revenir.

 

 

 

 

 

Il était inconcevable que nous revenions de Guyane sans photos tant nous en prenions plein les mirettes en permanence (je dis "nous" car nous sommes partis avec ma compagne ; qui l'est toujours d'ailleurs ! ). Nous voici donc embarqués dans le choix et l'achat d'un appareil, le tout en Guyane, aux premières heures du numérique abordable ; pas simple (c'était aussi notre première commande via internet).


Notre choix s'est porté sur un Nikon Coolpix 990 qui montrait de vrais atouts pour la photo macro (ce qui m'attirait déjà, notamment du fait de mes activités naturalistes). Vraiment un bel appareil, qui nous a suivi partout. Ce sont mes toutes premières images numériques ; soyez indulgents, c'est la premières fois qu'elles sortent de leur cd-rom !

 

 

 

 

 

La Guyane, c'est un paradis ! Si ! Je vous assure ! Bon, sauf si votre trip c'est d'aller boire un verre face aux yachts de Saint-Tropez.

 

 

 

 

Haaa, je vous voir venir... Il est fou celui-là, ce doit être plein de serpents et d'araignées tueuses d'homme ! Et bé pas tant que cela, et même loin de là. Et pourtant, nous étions en forêt. Avec notre boulot, nous y passions le plus clair de notre temps ; avec souvent un départ le lundi matin pour un retour le vendredi suivant, avec nuits en carbet en pleine forêt au creux d'un hamac. Bon, je vais pas vous dire qu'il n'y en a pas, mais en tout cas, ces bestioles féroces ne sont pas derrières chaque tronc d'arbre ! Pas folles les bêtes, elles préfèrent se planquer ou ne pas bouger ; et là, vous pouvez courir pour les apercevoir ; des malines je vous dis ! Des serpents, vraiment dangereux, nous n'en avons croisé qu'une poignée, pas plus (nous avons tout de même eu la chance d'observer un anaconda et des caïmans de plusieurs mètres, il faut reconnaitre que c'est super impressionnant ! ). Mais on est bien plus embêté par les plus petites, alias fourmis, moustiques, guêpes (je n'ai jamais couru aussi vite de ma vie en forêt) ou tiques (nos tiques métropolitaines semblent soudain bien ridicules). Et il faut admettre que nos charmantes bêtes ne le sont pas toujours...

 

 

 

 

 

 

Les sujets macro y sont infinis. De plus, je les considérais déjà comme tel il y a 7 ans, alors maintenant, je ne serais plus où donner de la tête ! Fleurs, insectes, araignées, gouttes, dendrobates, écorces, mousses, y'a de tout, comme chez nous, mais en 10 fois plus. Et en plus, avec des couleurs, des formes, des attitudes inédites, auxquelles nous sommes peu habitués.

 

 

 

 

 

 

 

Mais bon, les sujets ne sont malgré tout pas si évidents à voir, car d'une part, comme les "grosses bêtes", les petites ont le fâcheux reflex de se planquer, et d'autre part, la vie, en forêt tropicale, se concentre surtout dans la canopée, à plus de 30m de haut ; autant dire que l'on y va pas tous les jours ! De plus, au delà de mon inexpérience photo du moment et de la qualité fort modeste de mon appareil, la photo en forêt tropicale regorge de difficultés : la chaleur, l'humidité constante, ou le manque de lumière (il fait très sombre) complexifie grandement la tâche.

 

 

 

 

 

 

J'aimerais pouvoir y retourner avec mon œil et mon matos actuels ; sait-on jamais, peut-être un jour.

 

 

 

A notre retour, j'avais ainsi contracté le virus de la photo (j'en avais aussi profité pour choper le paludisme, mais c'est une autre histoire). Pas de vaccin pour ça, et j'ai rapidement troqué le Coolpix contre un reflex, et ce fut le Canon D30 (qui, bien qu'acheté d'occas, avait bien amoindri le porte-monnaie ! haaa; le marche de l'occasion je mettais ainsi le pied dedans...), etc., etc., etc.

 

 

 

 

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 12:46


Comme je l'indiquais dans l'article sur l'évolution de mon équipement macro, j'effectue la très grande majorité de mes achats sur le marché de l'occasion. Deux raisons simples et essentielles ont conduit à ce choix : dépenser moins tout en restant dans les clous des choses légales (autres que les importations Hong-Kong et compagnie au black) ; et pouvoir essayer des optiques et faire évoluer mon parc avec un risque financier minimum.

Ainsi, ces 4-5 dernières années, j'ai effectué pas mal de transactions sur le marché de l'occasion. Je dois en être en gros à prêt d'une vingtaine d'achat / revente en optiques, plus 3-4 pour les boitiers et 6-7 pour trépieds / rotules.

Je tire de ces expériences quelques idées que je tente de synthétiser ici.



Où trouver du matériel photo d'occasion ?

On pense vite et souvent d'emblée à Internet. Il est vrai que, comme pour beaucoup d'autres sujets, le net est un terrain presque infini pour l'occasion ; et l'on y trouve de tout : des bonnes affaires comme de grosses arnaques. Les difficultés principales étant que l'on ne voit pas le matériel (en vrai) et qu'on ne peut pas l'essayer. De plus, le vendeur est régulièrement un illustre inconnu.

Taper "matériel photo d'occasion" dans votre moteur de recherche préféré : vous aurez une quantité incroyable de sites proposant ce service. En voici quelques types, non exhaustif :

- Simples sites de petites annonces ou chacun vient y déposer la sienne. Très honnêtement, je n'y ai jamais rien trouvé. Néanmoins, je note une multiplication de ces sites et certains pourraient s'avérer intéressants. Malgré tout, ces derniers ayant souvent assez peu de "gardes-fous" ou d'indicateurs de confiance (note des vendeurs par exemple), il faudra suivre d'autant plus certains des conseils que je donne à la fin. En tout cas, ce n'est pas du tout sur ce type de site que je surfe en premier.

- Sites de troc et d'échange, en plein développement. Je connais assez peu, mais pensez-y, cela peut s'avérer intéressant.

- Sites d'enchères, avec notamment le plus fameux d'entre-eux : eBay. Ces sites présentent l'avantage de proposer un certain nombre de sécurités (de paiement, vendeurs et acheteurs sont évalués,...). Je constate une évolution ces dernières années : si au début, j'arrivais à faire quelques affaires, je trouve que c'est un peu moins vrai maintenant. D'une part, ces sites ont été envahis de vendeurs "professionnels" souvent de simples importateurs de produits neufs à prix cassés (et non déclarés en douane...), et les vraies occasions s'y trouvent noyées (n'hésitez pas à demander une recherche uniquement sur les occasions ; la liste sera beaucoup moins longue). D'autre part, c'est devenu un véritable sport pour remporter une enchère !! Tout se joue souvent dans les dernières secondes, où chacun surenchérit sur l'autre au centime prêt (c'est d'ailleurs souvent un petit logiciel qui le fait tout seul ; vous n'avez alorsque peu de chance), avec des prix qui atteignent parfois quasiment le prix du neuf !

- Sites "sérieux et spécialisés". Ce sont de loin mes préférés. Je parle ici des espaces occasions des sites dédiés à la photo, pour la majorité des forums. Que vous alliez sur Bénélux Photo Nature, Chassimages, Eos-Numérique, Planète-Powershot, et j'en passe, vous trouverez une rubrique à part. L'avantage est que l'on y discute en toute confiance. Je pense que les tentatives de "rouler l'autre" y sont rares car aucun des deux n'aurait envie de se voir grillé sur ces forums : cela peut sans doute vous marquer au fer-rouge pendant longtemps !


Mais il n'y pas qu'internet (tout le monde n'y a pas accès) :

- n'oubliez pas la presse écrite. Les petites annonces des magazines photos tels que Chasseurs d'Images, Image et nature, Réponses photo, et bien d'autres, offrent ce service. Parfois, c'est le seul endroit où paraissent certaines annonces ; et il peut y avoir de très bonnes affaires.

- et enfin des boutiques ; ne les oublions pas ! De nombreuses boutiques photos disposent de vitrines occasions (mais qui me semblent de moins en moins fournies). Néanmoins, les prix peuvent s'y avérer un peu plus élevés. Beaucoup de ces magasins proposent aussi un accès internet à leur matos occasion disponible.



A quel prix ?

Le bon prix, c'est le prix qui convient à l'acheteur et au vendeur. Vous me direz, quand on a dit ça, on a rien dit.

Il existe plusieurs cotes de l'argus photo (Chasseurs d'Images, Eos-Numérique,...). Elles ont le mérite de dégrossir le terrain, mais ne sont pas infaillibles. Même si elles sont remises à jour régulièrement, elles se trompent malgré tout sur certains types de produits, notamment pour le matos pas tout jeune (que je trouve fréquemment sur-coté ; et ce n'est pas une position biaisée d'acheteur, car je suis autant revendeur) ou assez rare (là au contraire, c'est parfois sous-coté).




Quelques grandes lignes :

- Dès la première revente, un matériel neuf perdra immanquablement environ 30% de sa valeur, et ce même si vous le revendez peu de temps après son achat.

- Les boitiers numériques perdent beaucoup plus et plus vite de la valeur, jusqu'à un prix où l'opportunité de leur revente peut se discuter ; et ce d'autant plus que votre boitier est haut de gamme. Par exemple, un Canon 1ds, pourtant un excellent boitier pro de 11mpix qui suffirait largement à la majorité des photographes amateurs et même experts, vendu neuf 6000 ou 7000€ voilà quelques années, aura du mal à trouver preneur face un récent Canon 50d ! Les lois du marketing...

- A l'inverse, le prix des optiques se stabilise assez vite. Ainsi, en achetant des optiques d'occasion, vous perdrez assez peu, voire pas d'argent car, à condition d'en prendre soin, probable que vous puissiez les revendre le même prix.

- le prix dépendra aussi des sorties des nouveautés. Ces dernières amènent toujours des vagues de reventes de matériel ; cela s'accompagne souvent par une baisse des prix sur le marché de l'occasion. C'est particulièrement vrai pour les boitiers numériques.



L'envoi et le paiement

C'est une étape qui peut perturber : Comment payer ? Comment faire confiance ? Comment préparer le colis ?

Pour le paiement, il y a beaucoup de solutions : depuis le chèque de banque, jusqu'au virement, en passant par paypal, le chèque, le contre-remboursement... vous trouverez une solution qui convient à tout le monde. De plus, si vous suivez les conseils ci-après, il est probable que vous ayez confiance en la transaction, le paiement ne doit alors pas trop vous inquiéter.
Personnellement, j'aime assez l'idée de l'envoi d'un chèque ; à sa réception, le vendeur expédie l'objet ; quand j'ai reçu le colis, je vérifie que tout va bien et le vendeur encaisse le chèque. Certains vendeurs acceptent, voire proposent d'eux-mêmes, l'envoi de l'objet d'abord et paiement dans un deuxième temps si cela convient. Une marque de confiance qui peut totalement vous rassurer !

Pour les colis, je n'ai jamais eu le moindre problème, aussi bien en terme de perte que de dommage. Tout est toujours arrivé nickel. Pas la peine d'en faire un bunker ; les agents de La Poste ont autre chose à faire que de sauter à pieds joints sur les colis. Mais bien sûr, le colis doit néanmoins être fait avec un minimum de sérieux, ce ne serait-ce que pour être à l'abri de toute "embrouille" entre vendeur et acheteur : si le colis est irréprochable et super bien protégé, mais que le matériel arrive endommagé, peu de chance alors que ce soit pendant le transport...





Mes conseils

- Eviter les sites et les vendeurs qui vous semblent bizarres. Rien de tel qu'un site ou un vendeur de confiance ayant fait ses preuves et récoltant de nombreux avis positifs (ce qui n'est néanmoins pas une certitude que tout se passera bien). N'hésitez pas à taper son nom sur un site de recherche, cela donne parfois des indications précieuses!

- Méfiez-vous des prix anormalement bas ; ce ne sont souvent que de grossières arnaques qui se terminent en Côte d'Ivoire. Mais jetez quand même un œil lucide, on ne sait jamais.

- Bien sûr, fuir les paiements bizarres du genre "Virement en Espagne alors que l'adresse est à Paris" !

- Si vous n'êtes pas trop pressé, et bien patientez. Prenez le temps de voir passer des annonces, de voir à quel prix cela se vend, que votre objet soit en vente sur un site que vous appréciez... Ou bien attendez les nouveautés qui feront peut-être baisser le prix de l'optique que vous désirez (cela va sans doute être le cas du Canon 100/2.8 Macro).

- Evaluer le sérieux du vendeur avec des questions ciblées sur l'utilisation qu'il avait du matériel. "Et alors, vous en pensez quoi de cette version IS par rapport à la non IS ?", "Et l'autofocus, il accroche bien ?"... Bref, l'idée est de savoir si le vendeur est bien l'utilisateur. Si ce n'est pas le cas, et qu'il ne vous l'a pas dit rapidement avec une explication qui tient la route, méfiez-vous, le matos est peut-être tombé d'un camion... N'oubliez pas que vous pourriez par la suite être accusé de recel !

- Essayer de retracer l'histoire du matériel : où a-t-il été acheté et quand ? Facture, la boite, notice sont-ils disponibles, et si non, pourquoi? Quelle utilisation en a-t-il été faite ? Pourquoi le revendre ?

- Demander des photos. Si l'annonce ne comporte qu'un jpeg extrait d'un site de vente en ligne, c'est un peu louche...

- Pour les boitiers numériques, rien de vous empêche de demander l'envoi d'un RAW d'une surface monochrome claire (style ciel bleu) pris à très petite ouverte. Cela vous permettra de constater l'état du capteur, et surtout s'il est rayé ou non (cela vous permet en plus de confirmer que le vendeur est bien en possession du boitier).

- Garder les traces de vos échanges (ne supprimer pas vos mails).

- Demander un certificat de vente signé des 2 parties indiquant les noms des vendeur et acheteur, le matériel vendu, la date, le prix, le mode de paiement et d'expédition, le numéro de série (sur Chassimages, les optiques volées et déclarées sont répertoriées ; allez donc vérifier cette info simple).

- Soyez très attentif à tout ce qui suscite le moindre doute dans l'annonce ou le vendeur ; ce n'est peut-être que la pointe de l'iceberg. Ne faites surtout pas l'autruche sous prétexte d'espérer, peut-être aveuglement, faire une bonne affaire.

- Et surtout, ne soyez pas naïf !! Une vigilance normale doit pouvoir vous éviter la majorité des mauvaises surprises.



En 5 ans et plus de 30 opérations d'achat/vente, je n'ai jamais eu de problème. Il y a bien sûr de tout, et malheureusement comme partout, les arnaques existent. Mais dans un domaine aussi spécialisé que le notre, on peut les déceler. Il faut surtout rester lucide, ne pas faire preuve de naïveté, et se renseigner, jusqu'à être sûr. Il y a de vraies possibilités de s'équiper en bon matériel à des prix corrects (pour l'acheteur et le vendeur ; les meilleures ventes sont celles où les 2 sont satisfaits).


J'en profite pour vous dire que j'ouvre sur mon Blog un petit espace occasions. N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez me proposer une annonce.



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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 15:15

Nous avons tous un rapport différent avec le matériel photo, qu'il soit contraint ou librement choisi. Vous pouvez avoir une quantité impressionnante de matériel dernier cri, ou au contraire, un minimum d'optiques très ciblées, voire une seule. Et dans la première catégorie, vous trouverez ceux qui préfèrent avoir toujours l'ensemble de leur matériel avec eux, mais aussi ceux qui "partent léger". Je ne juge pas, hoo que non, je constate juste et nous avons tous de bonnes et/ou mauvaises raisons d'être dans l'un ou l'autre type.





    La course à l'équipement





Au tout début, y'a pas si longtemps, m'équiper était un objectif important, presque prioritaire. On commence petit, avec les moyens du bord, et si on chope le virus, c'est fini ! "Pas de trous dans les focales", vous vous l'êtes peut-être déjà dit, peut-être est-ce actuellement votre but. Je pense que nous sommes nombreux, au moins au début, mais je peux me tromper, à avoir voulu disposer du 17mm (ou moins) à 300mm (ou plus), et à les avoir toujours avec soi. Imaginez si vous passez à côté de la photo du siècle juste à cause d'une optique manquante ! Non non, trop risqué !

De plus, dans les premiers temps, nous ne sommes encore pas forcément "spécialisés", nous tâtonnons et cherchons à toucher à tout.

J'ai donc beaucoup surfé sur le net, à la recherche d'occasions. A force de bonnes opportunités, j'étais rondement équipé ; "belle satisfaction". J'avais pas mal de matos en ayant fait de jolies affaires.




 
    L'enlèvement de l'inutile






Vous vous rendez alors sans doute compte que plusieurs optiques ne mettent jamais le nez dehors, et décorent avec plus ou moins de goût une étagère qui prend la poussière. Donc, sauf si vous aimez les bibelots, possible que vous vous décidiez finalement à en revendre une partie, par pragmatisme ; en mettant pourquoi pas tout ou partie du fruit de la revente au profit une montée en gamme des optiques que vous utilisez le plus (c'est notamment comme cela que mon parc optiques macro à évoluer).

L'avantage, c'est que vous avez pu essayer, vous avez un avis, modeste, sur un large panel d'optiques ; et surtout, en ayant eu sous la main ce parc, à moindre frais (car en achetant d'occasion, vous ne perdez pas ou peu d'argent, les optiques se dépréciant peu), vous avez identifié ou conforté vos orientations photographiques en voyant quels objectifs étaient le plus souvent vissés sur l'appareil.

Très rapidement, me voici donc à revendre des optiques telles que : Canon 70-200/4, FishEye 8mm, Canon 85/1.8, Canon 17-40/4, Sigma 20/1.8, Canon 300/4, puis Canon 300/2.8 et converters x2 et x1.4 (beaucoup plus récemment pour ces derniers) ; et pour ne parler que de celles dont je me suis séparé du fait de leur quasi inutilité. Bien sûr, je n'avais pas acheté ni revendu tout ça d'un coup, et les opérations d'achat et de revente se chevauchent dans le temps.
Autant dire que le sac à fondu !! Il ne comporte plus maintenant que le Sigma 150/2.8 Macro, le Canon 65/2.8 MP-E, un Canon 50/1.8 (que je pourrais aussi très bien revendre, mais à la vue de son prix, autant garder cette superbe petite optique) et un modeste Canon 28/2.8 dont l'autofocus est mort.

Je bosse en forêt, et bien c'est pareil : on enlève un certain nombre d'arbres pas super au profit d'autres plus intéressants qui vont ainsi être en encore meilleure forme (on appelle cela une coupe d'amélioration ; ça porte bien son nom). Et bien, si vous êtes passé par l'étape "beaucoup de matériel", pensez donc à une opération "revente d'amélioration" ; vous n'en ferez sans doute que de plus belles images.





   Ne plus faire qu'un







Une prochaine étape (la dernière pour moi ici) est de partir le plus léger possible. Pas forcément en poids, mais en équipement.

L'idée est de sortir qu'avec une seule optique. Il faut être en mesure de l'identifier a priori. Cela dépendra bien sûr du site et des sujets, mais surtout de votre état d'esprit : c'est aussi bête et évident que de se poser la question "Tiens, je ferais bien quoi aujourd'hui?". L'avantage est que vous serez alors à 100% dans le monde auquel cette optique vous donne accès. Vos yeux et esprit y seront totalement intégrés, et non dispersés à droite ou à gauche. Vous shooterez peut-être moins (et encore, pas sûr du tout), mais je suis convaincu que vous photos seront meilleures car vous aurez été à fond dedans. En d'autres termes, vous "verrez peut-être un peu moins", mais vous "verrez nettement mieux" ; et passerez peut-être de "beaucoup de photos moyennes" à "moins de photos mais plus profondes". A vouloir tout faire, il est fréquent qu'on ne fasse que survoler. Et puis, il y a aussi la liberté de mouvement retrouvée ; plus de sac encombrant à vous traîner !

"Tout ceci me semble bien risqué" me direz-vous ? "Et si on tombe sur un super truc et que je n'ai pas le bon matos"!? Ce "risque" existe bien sûr (tout comme celui de rater un super insecte parce que vous n'avez pas eu le temps de changer le 300mm pour le 100 Macro qui se planque au fond du sac), mais à mon avis, il est réduit car si notre œil et notre esprit sont essentiellement concentrés sur ce que notre matériel nous permet de photographier, nous ne voyons pas le reste.

Résumons une chronologie possible : course à "pas de trous dans les focales", puis enlèvement des inutiles, puis amélioration des indispensables, puis sortie avec un seul d'entre eux.
C'est en tout cas comme cela que cela s'est passé pour moi, et j'en suis ravi !

Un jour où vous serez bien dans vos pompes, où vous sentirez bien la sortie qui s'annonce, osez la faire avec un seul objectif (bon, bien sûr tout ceci est un peu moins vrai pour les adeptes du 500mm qui n'ont souvent que ce dernier sur le dos), vous ne serrez sans doute pas déçu...



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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:47

Hummm..., réaliser sa première exposition, avec ses propres images! Je pense que la majorité des photographes, amateurs ou non, y pensent à un moment ou l'autre. Certains ne franchiront jamais le pas (pour des raisons diverses et variées, bonnes ou mauvaises), d'autres y toucheront du doigt, et les autres deviendront accros!


En ce qui me concerne, ce plaisir m'a atteint voici quelques années, lorsque j'ai eu la chance que mon dossier soit retenu au festival de Montier-en-Der en 2007. Ce fut ma première exposition, avec quand même pas mal d'interrogations et de "pression" (que je me mettais tout seul) car commencer par Montier, ce n'était pas évident, mais cela présente l'avantage de "vous pousser au derrière" !





Je ne suis pas un "pro de l'expo" ; j'en ai réalisé 3-4 ces 2 dernières années, une est actuellement en préparation (Montier 2009), et d'autres sont programmées pour 2010 (j'en parlerai un peu plus tard), et j'ai donc été confronté à de nombreuses questions, que chaque projet d'expo apporte, et auxquelles il a bien fallu trouver des réponses.

Cet article n'a pas pour ambition d'être exhaustif sur tous les points de passages qui régissent la réalisation d'une expo ; cela nécessiterait un bouquin à part entière tant le sujet est vaste. Je résumerai ici les principales étapes et les questions centrales qu'il faut se poser. Par la suite, via d'autres articles, je préciserai chacun de ces points. Voyons donc ce qui suit comme un plan détaillé de ce qui sera développé plus en profondeur ultérieurement ; une espèce de "pense-bête" pour tenter d'y voir un peu plus clair, car lorsque l'on a le sujet "expo" face à soi, pas facile de commencer par un le bon bout...


1 - Tenez pour commencer, Pourquoi exposer?


Il arrive un moment où l'on peut se dire : "je commence à avoir pas mal d'images intéressantes, alors pourquoi ne pas les exposer ? En plus, mon entourage m'y encourage".

La principale motivation doit, à mon avis, rester le plaisir personnel ! C'est une occasion unique de voir ses images tirées, éventuellement en grand format, réunies et bien exposées (de préférence).


Méfiez-vous d'une motivation qui serait financière : pour les débutants et même les confirmés, il est quand même rare de vraiment faire de l'argent sur une exposition. Si vous réussissez à rembourser les frais engagés, c'est déjà génial (y'a bien sûr des exceptions).



2 - Où ?


Ca y est, vous en êtes sûr, vous voulez exposer! Vous voilà piégé, car la machine intellectuelle est maintenant en route! Vous allez donc vite vous demander : "C'est bien gentil mon idée, mais où pourrais-je exposer?". Et là, dès le début, cela se complique un peu. C'est vrai quoi, je suis pas connu, ou du moins pas trop, alors, qui vais-je intéresser ?


Bien que nombreux, les lieux d'expo n'en sont pas pour autant forcément très accessibles aux artistes, encore moins débutants et/ou amateurs, pour une raison souvent fort simple : vous n'êtes pas tout seuls, loin de là ! Il faut savoir que très souvent, notamment face aux nombres de demandes, un programme d'expo est arrêté avant la fin de l'année précédente. N'espérez donc pas exposer dans les mois qui suivent votre décision, il vous faudra probablement attendre un an, voire plus. Mais ne soyez pas déçu, ce ne sera peut-être pas de trop pour faire tout ce que vous aurez à faire d'ici-là...


Les lieux sont donc variés, d'envergures et d'ambitions très différentes, ils ont chacun leurs avantages et inconvénients. Quelques pistes, ni exhaustives, ni hiérarchisées :

     - Festivals photographiques

     - Médiathèques

     - Bâtiments administratifs (Conseils Généraux, Mairies, Communautés de Communes,...)

     - Musées

     - Offices de tourisme

     - Restos, cafés, galeries commerciales,...

Il y a forcément des lieux "meilleurs" que les autres, même si tout dépend de vos objectifs et ambitions (les éventuelles retombées ne seront pas les mêmes sur un grand festival de 3 jours ou dans une médiathèque pendant 3 mois). Pensez à analyser des critères importants tels que : la fréquentation, le matériel mis à disposition (accrochage, éclairage), la communication faite par le lieu d'expo. Néanmoins, à mes yeux le critère le plus important reste le respect du photographe et de son travail ; que l'on ne vous fasse venir "juste pour décorer les murs"! Et n'exposez surtout pas à tout prix!







3 - Comment convaincre le décideur d'accueillir votre expo?


Ce n'est bien évidemment pas la plus mince affaire, et attendez-vous à des refus ou des non-réponses ; comme dit avant, vous n'êtes pas les seuls.
C'est forcément mieux si vous avez déjà un petit truc à montrer ; une publication, une photo retenue dans un concours, un site internet,... il faut capter l'attention.

Après, il y aura au moins 2 écoles :
     1 - ceux qui feront des dossiers très complets qu'ils ne proposeront qu'à un nombre limité de lieux d'expo ciblés,

     2 - et ceux qui au contraire auront plutôt une démarche "de masse" style courrier type envoyé au plus grand nombre.

Je ne serais pas vous dire quelle option est la meilleure. Pour ma part, j'ai opté pour une démarche intermédiaire (mais un poil plus proche de la première) : je cible un peu, et j'expédie un courrier de présentation (mentionnant mon site et quelques références récentes) que j'accompagne de quelques tirages 15x23 type photoweb bon rapport qualité/prix. Chaque courrier est suivi d'une ou deux relances ; pas plus, l'acharnement thérapeutique ne me semble pas nécessaire. Néanmoins, ne perdez pas espoir, car une réponse positive peut venir pas mal de temps après ; les personnes qui décident se réunissant parfois peu dans l'année. Ainsi, je vous conseille de bien garder trace de toutes vous demandes et correspondances (date d'envoi, copie du courrier, quelles images et sous quelle forme vous les avez envoyées, à qui,...), pour ne pas être largué si la personne vous appelle longtemps après (il serait mal venu que vous ne vous souveniez plus de votre demande, ou bien que vous la doubliez). Et bien sûr, comme pour une recherche d'emploi, faite votre possible pour envoyer un courrier nominatif en tentant de trouver le nom du responsable.

4 - Vers le difficile choix des images, des formats et des supports


Ca y est! Vous êtes aux anges : une réponse positive ; on attend votre expo pour le printemps prochain! Génial, votre première expo va devenir réalité!

Bon, c'est pas tout ça, mais quelles images vais-je présentées? J'ai bien une petite idée, je connais bien sûr le thème général, mais dans le détail, comment choisir?


Tout d'abord, allez rapidement voir ou revoir le site afin de vous en imprégner et de voir la longueur dont vous disposez, et comment cette longueur est organisée (un seul long mur, plusieurs dans une même pièce, séparés, en longueur dans un couloir ou au contraire avec beaucoup de recul,...). Toutes ces infos seront importantes, notamment pour le choix des formats.

Pour le choix des images, pensez "global". Une expo n'est pas la somme de vos 20 plus belles photos. Il faut avant tout un ensemble cohérent ; où chaque image a sa place, où certaines "dialoguent avec d'autres". Pour ma part, j'élabore un fichier (photoshop ou autre) dans lequel j'intègre des vignettes de nombreuses images potentiellement exposables. Puis je déplace, j'essaie, je mets côte à côte. L'idée est d'avoir un aperçu de ce que cela donnerait. Essayez, et vous verrez à quel point s'est étonnant comme certaines images s'expriment beaucoup plus (ou beaucoup moins) en fonction de leurs voisines.


Cette technique peut aussi vous servir à choisir des formats, ou plutôt, des formats relatifs : certaines images s'accorderont très bien avec d'autres images si elles sont au même format, mais beaucoup moins si elle sont plus grandes (ou inversement).


L'agencement et les formats relatifs des images sont 2 notions réellement importantes.


Pour la taille des tirages et leur support, c'est vraiment très variable, et surtout trop étroitement lié à vos images (chaque image a son format "optimal"), à votre budget, ou encore au lieu d'expo, pour être objectivement abordé ici. Il y a peu (voire pas) de vérité absolue là-dessus.

Néanmoins, parmi les éléments pragmatiques à étudier : pensez-vous réutiliser ces tirages car cela conditionnera le support (certains n'aiment pas exposer 2 fois une même image ; des supports vieillissent mieux que d'autres) ? Avez-vous la place pour les stocker car quand ils ne sont pas exposés, les tirages sont entreposés, et cela peut prendre de la place ?







Pour cette étape, cruciale, n'hésitez pas à demander conseil ; c'est rarement inutile, au moins pour vos premières expériences. J'ai pour ma part eu la chance d'être conseillé par le responsable des éditions Luigi Castelli  et  Pascal Bourguignon ; tout 2 en connaissent un rayon, encore merci à vous !

Vous voilà ravi, et encore plus impatient car ça y est, vous avez la scénographie en tête. Mais tout n'est pas réglé, loin s'en faut...



5 - Le financement


Et oui. Vous aviez déjà cela un peu en tête depuis quelques temps, et cela a peut-être déjà conditionné le nombre, le format et le support des tirages : tout ceci a un coût, bien sûr.
Ce dernier est bien sûr très variable : de quelques centaines d'euros à plusieurs milliers (voire plus, mais là, ce n'est alors sans doute pas votre première expo). Et comme je le disais avant, il est plus qu'hasardeux de partir sur l'idée que des ventes permettraient de payer les frais engagés (si vous vendez quelques tirages, c'est déjà chouette!).


Donc :

      1 - soit l'argent n'est pas spécialement un problème, dans ce cas vous pouvez passer à la partie suivante,

     2 - soit vous décidez de revoir vos ambitions à la baisse pour les faire entrer dans votre budget (nombre, support, format, réalisation par vous même de certaines opérations),

     3 - soit vous recherchez un sponsor et/ou tenter de louer l'expo (ce qui n'est pas toujours évident pour les premières il faut le reconnaître, mais pas à exclure d'emblée).

Il ne faut pas négliger ce dernier point. En ce qui me concerne, je me suis toujours lancé dans la recherche de partenaires financiers (mes expos ont coûté de l'ordre de 2000€). Et cela marche, n'ayez pas peur, au pire on vous dira juste non. Il est vrai que ce n'est pas forcément évident, mais qui ne tente rien n'a rien, même en ces temps de crise.

Je parlerai plus longuement dans un prochain article de cet aspect à ne pas négliger, mais je vous livre d'ores et déjà 2-3 idées :

     1 - Pensez d'abord local. Un mécène préférera souvent aider "quelqu'un du coin". Regardez du côté de votre commune, de votre communauté de communes, votre Conseil Général,...

     2 - Pensez "client" : vous aurez plus de chance si vous êtes déjà client. Tournez-vous vers votre assureur, votre banque, et même votre boulanger ou votre charcutier pourquoi pas! Vous serrez peut-être agréablement surpris.

     3 - Pensez "parole" : les choses passent mieux quand on se les dit de vive voix.


6 - La réalisation des tirages


Vous avez les images et vous avez le financement ! Là, cela commence à devenir très sérieux!


Il vous faut maintenant réaliser les tirages. Tout faire soi même ? Tout commander ? C'est souvent le budget qui va décider, et c'est un domaine très vaste dont je vous parlerai un peu plus tard en vous rapportant ma propre expérience avec Pascal Bourguignon à qui j'ai la chance de pouvoir faire appel à chaque fois.

Je précise malgré tout dès à présent que cette étape prend du temps ; n'en sous-estimez pas l'envergure.


C'est aussi dans cette période où vous pouvez réfléchir à une affiche (qu'il peut être possible de faire financer par le lieu d'expo). C'est un exercice intéressant, tentez le coup.































7 - Installation

Les tirages sont dans votre voiture, vous vous rendez sur le lieu d'expo pour tout mettre en place, le coeur battant.


C'est souvent à la fois une étape très agréable car tout se concrétise enfin, mais aussi un peu stressante car c'est pas toujours évident ; il y a souvent quelques imprévus (éclairage qui marche plus, système d'accrochage par endroits défectueux,...). Restez calme, prenez votre temps, et le plus souvent tout se termine très bien. Là aussi, au début on peut sous-estimer le temps nécessaire à l'accrochage.


- Donnez-vous de la marge ; il faut plusieurs heures (je n'ai jamais passé moins de 2 heures à installer, et en allant vite),

- Prenez du petit matériel, on se sait jamais (ciseaux, tournevis, pinces, scotch,...),

- N'oubliez pas l'appareil photo afin d'immortaliser l'ensemble (et cela pourra alimenter votre site internet).

- Si vous en avez, mettez en évidence un Livre d'or, des cartes de visites, des tarifs (pensez à vous mettre d'accord avec le responsable sur la gestion des éventuelles ventes en votre absence. Perso, je laisse 1-2 tirages supplémentaires pour "boucher les trous" le temps que je commande de nouveaux tirages).

- Si vous le pouvez, venez à 2, c'est rarement du luxe.


Et surtout, profitez de cet instant, et prenez, à la fin, le temps de regarder votre travail, cet ensemble mûrement réfléchi depuis plusieurs mois.



Voilà, j'ai finalement été un peu plus long que je le pensais au départ. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop!


Bonnes expos à vous tous!

 

 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 10:35

Ca y est. La rumeur circulait depuis quelques temps, la voilà officialisée sur le site de Canon : dans les nouveautés 2009, il y aura un Canon 100/2.8 L IS USM Macro. On parle de 1149 € pour une sortie en octobre. A ce prix, les pros et les amateurs avertis sont clairement visés (ou comme toujours les clients "simplement" fortunés). Reste à voir si ce produit trouvera son public ; ce dont je ne suis pas convaincu à chaud.




Je ne vous cacherai pas mon sentiment un poil mitigé :

- Bien sûr, je suis ravi que Canon s'attaque au renouvellement de sa gamme optique macro et qu'ils y intégrent un stabilisateur. Outre des évolutions évidentes (comme l'amélioration des lentilles), on parle donc d'un nouveau stabilisateur hybride permettant de corriger les mouvements linéaires. Effectivemment de toute évidence une très bonne idée !

- Mais j'aurais espéré une focale plus longue, là où la stabilisation serait un vrai plus. Sur un 100mm, bien sûr qu'elle pourra être utile, mais nettement moins. Je me dis que Canon aurait pu aller encore plus loin en tapant du 150mm, voire 180mm stabilié. Cela impose d'autres contraintes, et sans aucun doute un prix encore plus élevé ; mais quand on vise cette gamme de produit pro et de clients, est-ce un véritable argument ? Ou peut-être aurait-ce été trop "dangeureux" de lancer d'emblée une nouveauté macro en longue focale (laissons le temps à ce nouveau stabilisateur hybride de se rôder sur un 100mm avant de concevoir un nouveau 180mm IS)?

Néanmoins, je serais bien sûr fort curieux de le tester, et, pourquoi pas, changer d'avis. Et peut-être qu'une plus longue focale est à l'étude ; sait-on jamais ! Mais pour l'heure, probable que mon chemin vers le Sigma 150mm reste inchangé.

En attendant, faites vous votre propre avis sur la question ; pour l'heure, on ne peut qu'en parler...



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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 19:13




Fin d'été et fin de journée dans la plaine céréalière de Champagne. Retour du boulot, vitre ouverte (mais pas la musique à fond quand même). Un arôme titille soudain mes sens. Suis-je arrivé au cœur du quartier rouge d'Amsterdam ? Ai-je un nain de jardin caché sous mon siège en train de fumer un pétard ? Mais non, impossible ! Mais pourtant, cette odeur caractéristique, je ne suis pas fou ; j'ai bien l'impression que Bob Marley et tous ces potes sont sur le siège arrière...


J'ai beau savoir qu'il y a en a des hectares entiers dans le coin, je n'y pense pas tout de suite, et de plus, je n'aurais pas pensé que l'odeur à cette époque de l'année était si forte (bon, je sais, depuis que j'ai arrêté la cigarette voilà quelques années, j'ai retrouvé pas mal d'odorat, mais quand même). Une immense étendue de Cannabis (Cannabis sativa) se tient à mes côtés, même pas cachée, juste au bord de la route !

A défaut de le fumer, je me dis que cela pourrait être un support sympa pour quelques images,... légales.








Car oui, bien sûr rien d'illégal dans tout ça, vous vous en doutez bien ; la Champagne-Ardenne n'est pas le grenier à Cannabis d'Amsterdam. Il s'agit bien de Chanvre cultivé, produit à une large échelle à des fins diverses et variées tant il peut entrer dans la composition de très nombreux produits.
Je ne vais pas vous faire un cours sur le Chanvre (d'autant plus que je ne m'y connais pas plus que la moyenne), mais quelques généralités en passant maintenant que nous y sommes. On peut donc faire des tonnes de choses avec du chanvre : du tissu, du papier, des huiles, de l'alimentaire (mais non, je ne parle pas de space-cake!), du carburant, des matériaux de construction et d'isolation. Ca sert à tout je vous dis!




Inutile de préciser que ces cultures sont encadrées et surveillées. De plus, le chanvre cultivé est issu d'un programme de sélection génétique ayant considérablement abaissé sa teneur en THC (nom de la molécule à caractère psychotrope du cannabis).

La France est bien placée dans la culture du chanvre (leader européen) ; elle y consacre 8000ha (ce qui reste une goutte d'eau face au reste des autres cultures), dont 5000ha se situent dans le secteur Champagne-Ardenne ; ne soyez donc pas étonnés en traversant ma région ; tout ceci est parfaitement normal, vous n'avez pas changé de planète. Il est vrai qu'il n'est pas rare de voir des voitures à l'arrêt, au conducteur visiblement interloqué par ce qu'il a sous les yeux.

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Published by Xavier COULMIER - dans Découvertes
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 21:56

Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas à proprement parlé un "technophile". Le matériel a plutôt tendance à m'ennuyer, en tout cas, cela m'est passé (j'y reviendrais probablement dans un prochain article). L'important, c'est moins le matériel en lui-même, que le fait que ce dernier soit adapté le plus possible à son œil et son esprit afin de pouvoir l'oublier le plus possible. N'oublions pas que ce n'est qu'un matériel inerte, intercalé entre notre œil et notre sujet...

 

Néanmoins, je vais vous parler un peu matériel, et en particulier optiques macro, mais pas vous faire un monologue indigeste sur leurs caractéristiques ; non, je serais le premier que cela barderait. Je voulais juste vous faire part des évolutions qu'a suivi mon propre équipement et ce qui les conditionnées.

 

Le point de départ était évident pour moi : ce sera un objectif macro ; c'est cet univers qui m'a attiré dans la photo ; suite à mes activités naturalistes (botanique et entomologie), et à mes vistes au festival de Montier-en-Der.

 

Tenez au fait, avant de commencer, un objectif macro, c'est quoi ? Tout simplement un objectif qui "permet du gros plan", ou plus rigoureusement, qui permet de prendre des images au rapport 1:1, c'est à dire qu'un objet de 1cm dans la réalité, fera aussi 1cm sur votre pellicule ou votre capteur. Pour vous illustrer : cela signifie qu'une pièce de 2€ peut être photographiée "plein cadre" (remplir toute la photo de haut en bas), si vous êtes en pellicule ou bien en capteur grand format (sur des capteurs plus petits, vous ne voyez même pas toute la pièce).

 

Donc, point de départ (début 2000) : macro, mais aussi budget modeste (je n'allais pas investir des 1000 et des 100 ne sachant pas "si j'allais m'en sortir").

 

Mon choix s'est assez vite porté sur le SIGMA 105mm/2,8 EX. Il semblait entendu à l'époque que c'était un excellent rapport qualité/prix, et c'était vrai !! Une très bonne optique pour tâter le terrain, pour avoir un vrai objectif macro, pas trop cher, et voir si la discipline macro vous plait ou pas. J'ai quand même dû constater assez vite 2 premiers légers inconvénients, pas rédhibitoires mais tout de même un peu fâcheux : l'autofocus est vraiment lent et bruyant (mais depuis, cela n'a plus aucune importance n'opérant plus qu'en mise-au-point manuelle), et l'objectif s'allonge avec l'augmentation du rapport (plus vous êtes proche du sujet, plus l'objectif est long), pas très pratique quand les bestioles sont un peu farouches, et de plus, ça devient un peu encombrant. Malgré tout, j'ai fait mes premières armes avec, et je reste convaincu que c'est un excellent choix pour débuter et/ou en cas de budget un peu serré.

 

 

 

J'étais ainsi convaincu que le monde de la photo macro me plaisait. Au-delà des quelques inconvénients énoncés ci-dessus, j'ai quand même assez vite trouvé le Sigma 105 un peu court ; fréquemment, il aurait fallu que je puisse me tenir un peu plus loin de mon sujet. De plus, très rapidement j'ai senti que le flou m'attirait : oui, j'allais bosser à faible profondeur de champ et jouer avec des flous d'arrière et de premier plans. Une plus longue focale serait donc préférable (au jour d'aujourd'hui, pour certaines de mes images, une courte focale serait maintenant bienvenue...). Je suis donc passé au SIGMA 180mm/3.5 EX HSM. Une merveille à mes yeux. D'une superbe construction, il est très agréable à utiliser, possède un très bon collier de pied, délivre une mise au point rapide et précise (mais de cela, je commençais alors à m'en moquer), et procure un très bon piqué. Je l'ai conservé longtemps et c'est avec lui que j'ai le plus "progressé", que j'ai construit mon premier style et univers macro (la majorité des images des 10 premières galeries de mon site sont faites avec www.xaviercoulmier.com). Vraiment une optique que je conseille sans réserve, que je possèderais sans doute encore si certaines opportunités ne s'étaient pas offertes à moi...

 

 

 

 

Cette opportunité, ce fut le CANON 180mmm/3.5 L USM pour lequel j'étais tombé sur une bonne occasion (d'ailleurs, j'ai acheté la très grande majorité de mes optiques sur le marché de l'occasion ; je vous en parlerai prochainement). Ni une ni deux, je revends le Sigma pour le Canon, un peu aussi pour le "prestige de l'anneau rouge" je dois le reconnaitre (mais j'ai bien changé là-dessus et relativisé tout ça depuis...). Bien sûr, construction au  top (même si le collier de pied est nettement moins satisfaisant que celui du Sigma), et lui aussi d'une utilisation très agréable. Mais côté piqué, je n'ai pas été plus emballé que cela ; au mieux je le trouvais du niveau du Sigma, et même sans doute plutôt un peu plus mou (sur un Canon 1DmarkII à l'époque). Impression donc un peu mitigée, et surtout, je ne considérais pas que le coût nettement plus élevé du Canon (le double ! ) soit justifié. De plus, je m'étais plusieurs fois trouvé en léger manque de lumière ; l'ouverture "limitée" à f/3.5 commençait à me titiller...

 

C'est ainsi que je suis passer au SIGMA 150mm/2.8 EX HSM ; optique que j'ai toujours et qu'il est très peu probable que je change prochainement ! A mes yeux la meilleure optique macro compatible Canon ; en tout cas, la plus adaptée à mes besoins (car rappelons-nous : "la meilleure", cela ne veut pas dire grand chose, tout est question d'adéquation) : focale, ouverture, piqué, ergonomie, collier de pied, construction, auto-focus (mais alors là maintenant je me moque vraiment), pour moi tout va bien. Recommandations sans réserve!!

 

 

La seule raison possible qui me ferait changer serait l'arrivée de nouveautés (notamment Canon pour qui il serait temps d'innover de nouveau dans le monde de l'optique macro), avec pourquoi pas un objectif du genre 180mm/2.8 L USM IS... Si tel était le cas, pour sûr que je suivrais tout cela avec attention...

 

 

En aparté :

 

Toujours suite à une bonne opportunité d'occasion, je m'étais procuré le CANON 100mm/2.8 USM (dans les mêmes moments que le Sigma 180). L'expérience a été courte : l'absence de collier de pied, et donc l'impossibilité de passer du format paysage au portrait sur trépied (sans changer de point de vue) a été pour moi un élément déterminent pour m'en séparer rapidement (je n'avais alors encore pas perçu l'impact d'un bon collier sur trépied). Mais pour les adeptes de la main levée, c'est une superbe monture !

 

Enfin, j'ai aussi investi dans le CANON 65 MP-E. Une merveille, je l'ai toujours. Mais c'est un autre monde, une autre histoire que je vous raconte par-là....

 

                                                           

 

 

 

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