Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 16:25



Cela commence en novembre 2008, au bord du lac du Der pendant le Festival international de Montier-en-Der. L'Office National des Forêts, établissement dans lequel je travaille depuis quelques années, y tient un stand. Sachant que je fais un peu de photo, un collègue me sollicite pour quelques fichiers afin de réaliser une petite expo. 5 images seront ainsi présentées à Lucy Lebon, site dédié à la forêt cette année-là, pile un an après que j'y ai moi-même exposé. Marrants les hasards.


L'un des responsables de ce projet (Salut Gérard) se dit alors : "Ce serait quand même cool que nous lancions un concours interne dont les lauréats seraient exposés tous les ans sur le stand ONF du festival de Montier". L'idée est écoutée, discutée, présentée ; elle devient projet et se concrétise finalement dès 2009. Chapeau à vous si vous passez par là !



C'est ainsi qu'en septembre de cette année, le jury, dont on m'a fait l'honneur de la présidence, s'est réuni pour cette première édition du concours interne ONF. 3 personnels de l'ONF, l'AFPAN via notre célèbre Maud Potier nationale, et mon ami Stéphane Hette sont là pour examiner les 217 images (numériques et papier) envoyées par 47 candidats. C'est à la fois peu et beaucoup : peu car l'ONF compte en son sein de nombreux très bons photographes, mais aussi beaucoup car c'est une première édition, lancée tard en saison (juin) avec ses pistes d'amélioration certaines dans son organisation (d'ores et déjà bonne, mais perfectible). Mais c'est un bon début. Et ce d'autant plus que nous avons eu de bien belles images. Bon, il faut le reconnaitre, nous avons été un peu inquiets au début car les 2-3 premières dizaines d'images projetées ont toutes été bien vite écartées sans hésitation. Mais au final, nous avons retenues 25 images de qualité, dont certaines réellement très très jolies, marquées d'un bel oeil photographique, avec de vraies découvertes et coups de cœur ; l'expo qui en résultera sera probablement très sympa.






En tout cas, une première expérience de jury pour moi très agréable (l'ambiance a vraiment été très bonne ! ). C'est très intéressant de voir comment les choses et les choix évoluent, depuis des évidences qui deviennent des doutes voire des non (et d'autres qui restent des évidences), à celle que presque personne ne remarque au début et qui fini pourtant par être l'image gagnante...

Si vous venez à Montier cette année, n'hésitez pas à vous arrêter sur le stand de l'ONF en espérant que cette sélection vous plaira.

Et merci à Manu (Nature de Der) pour les images du jury !


Ces articles peuvent vous intéresser :
- La programmation 2009 du festival de Montier-en-Der est dévoilée
- Le prochain Festival de Montier-en-Der 2009


Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Actualité
commenter cet article
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:07




Tout comme j’ai testé pas mal d’optiques macro (voir article correspondant) avant de trouver celle qui me convenait le mieux dans celles qui existent au jour d’aujourd’hui (mais une petite stabilisation sur un macro longue focale, ce ne serait pas de refus…), j’ai aussi essayé bon nombre de rotules. Chacune avait leurs avantages, et toutes avaient aussi un ou plusieurs inconvénients. Petit retour en arrière.


La toute première, acquises en kit avec le trépied : la Manfrotto 141RC. Rotule tout à fait correcte et d’un rapport qualité/prix appréciable.

 


Malheureusement, avec un serrage pour chacun des trois axes, ce n’était pas évident de bloquer correctement l’ensemble dans la position voulue à moins d’avoir 4 mains. Aussi, problème recurrent pour pas mal de rotules : le cadrage bouge légèrement une fois que l’on a serré et lâché le boîtier, pas suffisamment rigide ; c’est vraiment énervant quand on obtient le cadrage précis recherché et qu’on le perd au serrage.

 

De plus, et là encore c’est un problème assez fréquent, je ne trouve pas terrible le mode fixation des plateaux rapides sur l’appareil ou le collier de pied : une simple vis. Je fonctionnais souvent avec 3 bagues allonges montées entre le Sigma 180/3.5 et un Canon 1d2. Ainsi, l’ensemble étant fixé via le collier de pied, le poids important du boîtier se trouvait pas mal déporté du centre de fixation et quand je me retrouvais dans des positions un peu tordues (comme sur la première photo de cet article), les forces de rotation étaient importantes et le serrage n’y résistait pas (dans les cas où le plateau est en position verticale avec le boîtier à droite, ce dernier exerçant alors une force de rotation dans le sens du desserrage), même en ayant serré « comme une brute ». Après quelques secondes dans cette position, cela pouvaiot donner ça...

  

 

 

 


Néanmoins, cette rotule donne la possibilité de libérer plus ou moins chacun des axes (ce qui n’est pas possible pour toutes les rotules), elle offre donc beaucoup de liberté de mouvement et peut servir de support en déclenchant sans bloquer fermement. Technique que j'utilise très souvent dès que la vitesse d'obturation n'est pas basse au point que je doive tout bloquer.





Le cadrage précis et qui « tient le blocage et la libération (= quand on lâche le boîtier) », c’est ce qui a motivé mon premier changement qui m’a fait passer à la Manfrotto 410 à crémaillère Junior.

 

Elle est diabolique de précision : même principe que la précédente mais avec en plus la possibilité de réglages micrométriques de chacune des directions. Donc, excellent pour du cadrage de précision, mais sur sujet quasi immobile. Car en effet, gros handicap, en tout cas face à ma façon de photographier, on ne peut pas, à la différence de la précédente, laisser chacun des axes un peu desserrés afin de rechercher librement le bon cadrage et/ou être réactif.  Chacun des 3 axes, en plus du réglage micro, est bien pourvu d'une molette permettant un régalage rapide. Mais cette dernière doit être maintenue ouverte pendant le mouvement ; dès qu'elle est relâchée, la rotation de l'axe est bloquée. Je m’en suis donc assez vite séparé au profit d’une rotule ball qui règle se problème de "mains obligatoire sur la rotule pour changer d'angles".





 

Ce fut la Manfrotto 488RC4 (j’ai aussi fait un passage par la rotule joystick 222, mais qui s’est vite montrée assez peu adaptée à mes positions souvent alambiquées ; et comme la précédente, le fait de devoir avoir une main sur la rotule pour modifier les angles de prise de vue est pour moi un vrai inconvénient).

 

Vraiment une très bonne rotule ; celle que j’ai gardé le plus longtemps pour l’heure. Robuste, d’un serrage efficace et d’une ergonomie agréable, elle ne m’aurait sans doute pas quitté si je n’avais pas décidé de changer de trépied en passant chez GITZO (car là-aussi, j’ai mis quelques temps à en trouver un qui me convienne, j’en parlerais sans doute dans un prochain article). Bon, je sais, nous ne sommes pas obligé de changer de rotule pour autant, mais c’était l’occasion de tester les rotules Gitzo dont j’entendais le plus grand bien.

De plus, la 488RC4 me donnait 2 sources de légère insatisfaction : d’une part, comme signalé avant, même si le serrage est efficace, il manque néanmoins un peu de puissance pour maintenir la position sans bouger d’un poil sous le poids de l’ensemble (boîtier 1d + sigma 150/2.8) lorsqu’on lâche tout. D’autre part, même si j’avais des plateaux rapides plus grands de type 410PL (et plus les 200PL comme sur la 141RC de mes débuts), j’ai de nouveau constaté le problème de perte du serrage dû aux forces de rotation entre le collier de pied et le plateau (mais dans une moindre mesure). Rien de plus énervant d’enfin trouver le bon cadrage, de serrer tout, de lâcher et tout semble baigner, mais vous attrapez la télécommande jusqu’à constater que, quasi imperceptiblement, le tout tourne doucement autour de l’axe de la vis du plateau ! Adieu votre réglage au millimètre et adieu votre pause longue ! Cadrage approximatif et flou de bougé assurés ! Je dois être honnête et signaler tout de même que cet inconvénient était surtout la conséquence de l’association d’un montage sur collier de pied, de 3 bagues allonges et d’un boîtier lourd. En configuration plus « normale », cela ne tourne plus.



Lors du changement de trépied (GT2541EX), j’ai donc opté pour la rotule excentrée Gitzo GH2750GR.

 

 

 

Là aussi, une rotule très agréable à utiliser. Le coup qu’elle soit excentrée donne vraiment une grande liberté de mouvement. Alliée à un collier de pied, on peut vraiment trouver quasiment n’importe quel angle ; vraiment chouette ! De plus, les plateaux étant munis d’un petit ergot anti-rotation, le problème précédent était réglé (bon, il a quand même fallu que je perce un petit trou dans mes bases de collier de pied pour y loger cet ergot, mais ça c’est rien comparé au confort que cela apporte).

 

 

 

Alors, pourquoi diable l’avoir mise en vente ? J’en profite pour indiquer que j’ai pu me permettre ces essais à force de recherches de matériel d’occasion. En général, je n’envisage d’acheter neuf que si je suis convaincu que le produit correspond bien à mes besoins. L’évolution de ce matériel ne m’a au final quasiment rien coûté.


Et bien j’ai de nouveau changé pour me lancer dans ce qui me turlupinait depuis longtemps : trouver un ensemble 100% adapté à mon matériel macro et à ma façon de photographier. La Gitzo y répondait en partie, mais pas tout à fait.


Depuis quelques temps, je cherche la formule qui me permette de, sans hiérarchisation :
- bloquer rapidement et très fortement ma position en maintenant mon cadrage avec précision,
- laisser les mouvements libres (tout légèrement desserré) afin d’avoir une totale liberté dans la recherche du meilleur angle de prise de vue,
- installer un rail macro qui serait un vrai plus avec le Canon 65 MP-E (mettre lien),
- pouvoir passer d’une orientation portrait à paysage via le collier pied, donc sans changer le réglage de la rotule, donc sans changer de point de vue. Ce qui n’est pas évident avec un 1dsmark2 ou un boîtier muni d’un grip, ce dernier bloquant la rotation en venant taper le rail.

J’ai rapidement dû réaliser que cette perle rare n’existait pas « de série », et qu’il fallait, non pas l’inventer, mais chercher quel serait l’assemblage qui répondrait le mieux à mes exigences. Je pense l’avoir trouver et je vais bientôt le tester. Si tout ça baigne, comme je l’espère, j’en ferais bien sûr un petit article illustré…


Pour résumer sur les quelques rotules ci-dessus :
- Manfrotto 141RC : Un très bon rapport qualité/prix et polyvalente
- Manfrotto 410 crémaillère junior : Très précise mais pas très "souple"
- Manfrotto Joystick 222 : Intéressante, mais pas très adaptée à la macro
- Manfrotto 488RC4 : Très bonne, je recommande
- Gitzo GH2750QR : Très bonne avec une très large souplesse ; je recommande aussi.


Ces articles peuvent vous intéresser :
- La rotule photo macro que je cherchais ? L'avant-test de terrain
- Le Canon 65 MP-E 2.8 : Pourquoi ? Comment ?
- Mon chemin vers le SIGMA 150/2.8 EX HSM Macro
- Acheter son matériel photo d'occasion

Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Matériel
commenter cet article
1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 12:32


53 000 visiteurs en 2008, autant dire que c'est un véritablement événement, d'ailleurs un rendez-vous unique en France. Le Salon de la Photo se tiendra du 15 au 19 octobre 2009 à Paris (Porte de Versailles).

Sur fond d'hommage à Willy Ronis disparu le 12 septembre, ce salon reste un passage de choix pour tous les passionnés d'images. Rencontres, débats, découvertes des nouveautés, achats, vous pourrez tout y faire ! Une centaine d'exposants seront présents : matériel photo bien sûr, mais aussi presse, édition, impression, formation, institutions, magasins, studios,... De quoi vous occuper !


N'hésitez pas à vous rendre sur ce lien où le magazine Chasseur d'Images vous offre une entrée gratuite et où vous pourrez participer aux Photomosaïques...

Visitez le site du salon.


Ces articles peuvent vous intéresser :
- La programmation 2009 du festival de Montier-en-Der est dévoilée
- Le prochain Festival de Montier-en-Der 2009


Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Actualité
commenter cet article
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 09:14



Je poursuis mon reportage dans les caves du Champagne Laherte, à Chavot-Courcourt dans la Marne.





La dernière fois, le vin était en fût de chêne (voir l'Acte II précédent), le voici maintenant en bouteille. On en viendrait presque à oublier qu'il ne s'agit que de bouteilles ; bon d'accord, pas n'importe lesquelles.









Mais comme si le fait de contenir un véritable nectar ne leur suffisait pas, les voilà qu'elles décident en plus de se mettre en scène. Jeux de lumière, de reflet, de couleur et de composition graphique, nous pourrions ici passer des heures tout en restant totalement sobre. Il faut dire ces incursions de bouteilles de Rosé de saignée (obtenu par macération avec les peaux de raisin ; et non par simple assemblage de blanc et de rouge, méthode la plus courante en Champagne) créent de superbes effets. Pour info, les images de cet acte III sont quasiment toutes réalisées au canon 50/1.8 mark1 ; qu'il est c'petit !









Mais avant tout ceci, il faut bien que le raison pousse...

A venir Acte IV : Vignes au naturel


                                                                                                                                           ... à suivre ...


Précédemment :
Acte I : l'effervescence des vendanges
Acte II : la magie du bois


Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Découvertes
commenter cet article
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 15:07


Chouette, une entreprise aimerait utiliser l’une de vos images pour son calendrier de fin d’année ! Génial, vous allez gagner un peu d’argent avec vos photos ! Mais bon, avez-vous le droit de leur vendre ma photo. Et en plus, ils souhaitent une facture… Comment faire ?…

 

 

Vous êtes ici dans un cas typique de cession de droits d’auteur (un tiers souhaite acheter vos droits sur une image existante et dans un cadre et une durée définis). C’est rarement une partie de plaisir de découvrir les procédures, je vais tenter d’en extraire les quelques principaux points.

 



Qui peut céder des droits d’auteur ?

Tout le monde, dès lors que vous êtes l’auteur de l’œuvre en question. Vous me direz, c’est quoi une œuvre dans ce cadre là ? Et bien ce n’est pas gravé dans le marbre et ce sera souvent aux tribunaux de juger au cas par cas s’il devait y avoir un souci. Mais en gros, votre photo sera considérée comme œuvre si elle est le résultat de vos seuls choix. Et oui, vous êtes donc tous des auteurs en puissance ! Et vous pouvez donc en théorie tous éditer une note d’auteur.

Une note d’auteurest un peu comme une « facture » et son édition pose comme préalable la déclaration de votre activité (secondaire ou non) auprès des services fiscaux. C’est simple et rapide : vous n’avez qu’à vous rendre à votre centre des impôts et y remplir une déclaration de BNC (Bénéfices Non Commerciaux) via un imprimé P0i. Solliciter l’aide d’un conseiller en cas de doute Malheureusement, ils ne sont pas toujours au clair sur la question. Insistez bien sur « Auteur-Photographe », qu’ils ne vous collent pas dans « Artiste » (c’est pas pareil) ; le bon code d’activité est le 90.03B. Peu de temps après, vous serez officiellement auteur-photographe, recevrez votre N° de SIRET et pourrez établir votre note d’auteur.

Vous pouvez télécharger ce formulaire via ce lien : http://reseaucfe.inpi.fr/formulaires/pdf/p0i.pdf

 

Je n'entre pas dans les détails du remplissage de ce formulaire ; ce n'est pas trop l'objet. J'y reviendrais peut-être ultérieurement.


Ce statut d'Auteur-photographe vous permettra d'établir des notes d'auteur pour :
- Céder des droits sur des images préxistantes dans le cadre d'une diffusion commerciale ou publicitaire.
- Céder des doits issus de l'édition (livres, CD,...).
- Réaliser des prises de vue commandées par une entreprise ou une agence de publicité.
- Vendre des oeuvres originales (signées,, numérotées et dans la limite de 30 exemplaires).


Si votre activité n'entre pas dans une des catégories ci-dessus, c'est que vous êtes très probablement dans un autre cadre et qu'il vous faut alors étudier un autre statut (sarl, sa, eurl, salarié,...). Par exemple, sont exclues du statut d'auteur-photographe les activités suivantes : mariages, portraits, revente, laboratoire, travaux subordonnées, presse.




Les différentes situations possibles de l’Auteur-Photographe

On en dénombre 4 principales : vous pouvez être assujetti ou affilié à l’AGESSA, avec franchise de TVA ou non.


L’AGESSA (Association pour la GEstion de la Sécurité Sociale des Auteurs) gère la couverture sociale des Auteurs. Pour bénéficier de ce régime, vous devez remplir un certain nombre de conditions que je ne détaillerais pas ici (surtout liées aux activités photographiques pratiquées et aux revenus qui en sont dégagés). Je m’adresse ici plus particulièrement aux auteurs (souvent amateurs) ne cédant que très occasionnellement leurs droits. Ces derniers, même s’ils ne sont pas affiliés, sont néanmoins de fait assujettis car les cotisations sont obligatoires pour chaque cession de droits (c’est ce que l’on appelle le précompte) . Elles représentent moins de 10% de la rémunération artistique (voir un peu plus loin).

Ensuite, vous pouvez opter pour la franchise de TVA ou non. « Franchise de TVA » signifie que vous fonctionner en dehors de cette taxe, vous ne l’ajouterez pas à votre note d’auteur. Vous facturez donc du brut et non du net. Cette solution vous autorise à ne pas tenir une comptabilité très précise. Revers de la médaille : vous ne pouvez pas récupérez la TVA sur vos achats liés à la photo. Tout ceci peut mériter d’être calculé. Si vous devez acheter un PC, du matos photo, réaliser pas mal de tirages,… c’est à voir.

Mes revenus annuels photo étant modestes, et ayant pas ou peu d’investissements à faire, j’ai pour ma part opté pour le statut assujetti franchise de TVA.

 

 



Comment réaliser sa note d’auteur ?

Dans une opération de cession de droits, on distingue l’auteur, bien sûr, et « l’acheteur » qui est ici appelé diffuseur. « Diffuseur » car c’est lui qui diffusera l’image selon les conditions que vous aurez définies ensemble.

C’est évidemment à vous auteur de rédiger la Note d’Auteur. Ce sera ensuite au diffuseur d’effectuer le paiement des cotisations à l’AGESSA. Attention, cela ne veut pas dire que c’est le diffuseur qui paie tout (la majorité, c’est même l’auteur via le précompte), mais c’est au diffuseur transmettre le nécessaire à l’AGESSA.







La note doit mentionner le prix brut, la part des cotisations à payer par l’auteur (précompte) et la contribution diffuseur. Le précompte se compose d’une part AGESSA (0.85%), de la CSG (7.5% de 97%) et de la CRDS (0.5% de 97%) qui totalisent donc à un peu moins de 9% du montant brut de la rémunération artistique. (ces charges sont à arrondir à l'€ le plus proche) Rappelons que cette rémunération artistique correspond à « votre valeur ajoutée artistique » sur ce que vous vendez. Ne sont pas à prendre en compte les frais de mise en œuvre (par exemple, les frais de tirage, de conditionnement, d’envoi,…). L'acheteur devra lui s’acquitter d’une contribution diffuseur de 1%. A signaler que dans le cadre d'une vente aux particuliers, ces derniers ne sont pas redevables de ce 1% si l'utilisation reste privée.

 

Petite simulation :
Si vous souhaitez céder des droits pour un montant de 100 € HT.
Le précompte s’établira à : 100€ x ( 0,85% + 97%x7,5% + 0,5%x97%) = 8 €

Le diffuseur devra ainsi envoyer à l’AGESSA : 8,61€ + 1% des 100€ = 9 €
Et vous auteur, vous vous percevrez 100€ - 8€ = 92 €

 


Cela peut paraître un peu complexe, mais l’important est d’avoir une note d’auteur claire sur laquelle tout est récapitulé.

 

Voici ce que donne ce volet "cotisations sociales" sur ma note perso :



Je vous file le fichier .xls de ma note d'auteur en téléchargement ici (les différents calculs se font automatiquement).

Outre ces détails tarifaires et de charges, votre note doit comporter :

  - Vos coordonnées ainsi que celles du client

  - Votre N° de sécurité sociale

  - Vos identifiants fiscaux (N° SIRET et code NAF)

  - Un descriptif aussi détaillé que possible des conditions de son utilisation

  - La mention obligatoire "TVA non applicable, article 293B du Code Général des Impôts" si vous avez opté pour la franchise

 

Enfin, l’envoi du règlement des cotisations par le diffuseur (les 9 € du dessus) doit être accompagné de 2 formulaires que vous devez joindre à la note d’auteur. Il s’agit :

- « Certificat de précompte » qui prouve que vous avez bien cotisé (à télécharger sur le site de l’AGESSA par ici). Le diffuseur devra vous la retourner signée et remplie (je vous conseille de remplir à sa place tout ce que vous pouvez ; donc en gros quasiment tout.

 



- « Bordereau simplifié de déclaration diffuseur ». Ce document sera à envoyer par le diffuseur à l’AGESSA. Là aussi, je vous conseille de le pré-remplir. Il est téléchargeable par-là. A noter qu’il est possible pour le diffuseur de déclarer en ligne sur www.agessa.org.

 

 

A noter que si c'est la première fois que le diffuseur est en contact avec l'AGESSA, il devra au prélable fournir une déclaration d'existence avant le premier versement.





Récapitulons

1 - Vous déclarez votre nouvelle activité auprès des services fiscaux.


2 - Vous établissez une note d’auteur claire et mentionnant avec suffisamment de précision les conditions d’utilisations des droits cédés.

3 - Vous l’envoyez au diffuseur accompagnée des 2 formulaires cités ci-avant.

4 - Le diffuseur vous envoie le règlement accompagné de votre certificat de précompte signé.

5 - Le diffuseur envoie à l’AGESSA le précompte et sa contribution (1%) accompagné du bordereau de déclaration.


Si le diffuseur avec lequel vous faites affaire n’est pas trop au courant de la procédure, n’hésitez pas à mettre des post-it sur chacun des documents afin qu’il ne se paume pas dans ces méandres.


Il faut le reconnaître, tout ceci peut apparaître bien tordu, mais ce n’est finalement pas si compliqué, alors n’hésitez pas ! Et je vous recommande sans réserve le site d’Eric Delamarre pour beaucoup plus d’informations.


Enfin, et je terminerai là-dessus : je ne suis pas professionnel de ce domaine et cet article n'a aucune valeur autre que celle qu'on veut bien lui accorder. J'ai fait mon possible pour qu'il comporte le moins d'erreus possibles, basé sur ma propre expérience, les contacts que j'ai pu avoir et mes nombreuses lectures. Le sujet est vaste, et les points de débat assez nombreux, alors, le moment venu, rendez-vous auprès des services de l'Etat en charge de ces questions pour avoir les dernières procédures (et rien ne dit qu'elles n'ont pas évoluées depuis la rédaction de cet article). Voyez les paragraphes précédents comme une aide au lancement pour tenter d'y voir plus clair.

Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Conseils
commenter cet article
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:40



Suite de mes péripéties au sein de la maison de Champagne Laherte.

Pour mémoire ou première lecture, l'Acte I c'est par là. Petit rappel : me voici agréablement embarqué aux côtés d'Aurélien, amoureux du "Champagne autrement"...




Il ne pouvait en être différemment : le Champagne est ici élevé en fût de chêne ; un régal, et pas seulement pour les papilles, aussi pour l'appareil photo ! Une véritable caverne, où vous sentez immédiatement l'attention, pour ne pas dire l'amour qui est ici accordé à ce noble matériau contenant le futur élixir. Un empilement savamment organisé, chaque cépage, chaque cuvée, chaque terroir à sa place. Ne cherchez pas à comprendre, laissez-vous juste porter par l'atmosphère











Après le passage en tonneau, direction la bouteille, mais ce sera une autre histoire...
Acte III à venir : Quand les bouteilles jouent au graphisme




                                                                                                                                         
          ... à suivre ...



Précédemment :
Acte I : L'effervescence des vendanges



Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Découvertes
commenter cet article
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 11:06

Ca y est, le programme de la 13ème édition du Festival de Montier-en-Der 2009 est officiellement annoncée sur leur site internet.

Nous aurons le droit à un "Voyage à travers le temps" avec le parrain de cette année Frans LANTING. En invités d'honneur, nous retrouvons Laurent BAHEUX tout en noir et blanc (auteur de la photo de l'affiche), Cyril RUOSO avec un reportage sur les dragons, Stephen DALTON pour "une expo ultrarapide", et Sergey GORSHKOV au pays des ours. Sans oublier un invité de choix, Laurent CHARBONNIER réalisateur du film "Les animaux amoureux", et le WILD WONDER of EUROPE qui fera escale.

Il seront bien sûr accompagnés de beaucoup d'autres, avec près de 50 expositions dont celle de votre serviteur. Comme chaque année, nous retrouvons une grande diversité de styles et de thèmes. Il semblerait qu'il y ait pas mal d'expos issus de reportages/voyages, quelques sous-marines et un nombre certain d'expositions tournant autour du monde la macro dont visiblement une part significative dédiées au graphisme ou à l'abstrait, en tout cas en décalage par rapport à la macro dite classique (je ne peux que m'en réjouir !).

J'attends fin novembre avec impatience en espérant pouvoir m'échapper un peu pour admirer tout cela !

Allez vous mettre en appétit sur le site du festival tout juste mis à jour.


Ces articles peuvent vous intéresser :
- Première expérience de jury d'un concours photo
- Salon de la Photo - Paris 2009
- Le prochain Festival de Montier-en-Der 2009
- Réaliser sa première exposition
- Quand Photographie s'accorde avec Solidarité
Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Actualité
commenter cet article
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 22:24




Bizarre ça, MP-E, c'est quoi ce truc ? Les Nikonistes, ne cherchez pas, vous n'avez pas, c'est une exclusivité Canon ! Allez, faite pas la tronche, c'est pour rigoler.

Vous aimiez la macro, alors peut-être adorerez-vous l'hyper macro, car c'est bien la raison d'être de ce MPE 65mm. En effet, n'imaginez pas taper un portrait avec, ce sera impossible (enfin, un portrait d'être humain j'entends, car pour les bestioles plus petites, c'est jouable...) ; le plus gros que puisse faire la bête, c'est le rapport 1:1.

Ha oui, mais c'est quoi le "rapport" (non non, je vous vois venir, rien à voir avec des positions du Kâma-Sûtra) ? Le rapport de grossissement est le rapport (jusque-là, je me décarcasse pas trop) entre la taille du sujet et sa taille résultante sur le capteur (supposé plein format). Je m'explique. Si on dit que le rapport est 1:1, cela signifie qu'un objet de 1cm fera aussi 1cm sur le capteur (il prendra donc quasiment la moitié de la hauteur de la photo) ; si c'est un rapport 3:1, cela veut dire que ce même objet de 1cm fera maintenant 3 cm sur le capteur (il se retrouve donc coupé sur la hauteur de la photo).
Et bien le MP-E 65 permet des images depuis le rapport 1:1 jusqu'au rapport 5:1. Il peut donc considérablement grossir ; mais à l'opposé il est incapable de prendre moins grossi que 1:1 (donc, impossible de faire une mise au point à l'infini). Où s'arrête une optique macro classique, le MP-E ne fait que commencer. C'est donc bien une optique spécialisée, et même hyper spécialisée ! Voyez ce que cela donne avec une pièce de 1€ (sur un capteur plein format). Si vous avez bien suivi, vous aurez donc compris que le MP-E ne permet pas de prendre une photo plus large que la première au 1:1.






Pourquoi j'en suis arrivé à ce choix ?

Quand j'ai commencé la macro, j'ai assez rapidement perçu "qu'il y avait des choses à voir au-delà du rapport 1:1", et d'ailleurs, très souvent j'avais mes trois bagues allonges montées sur mon optique pourtant déjà macro (souvent à l'époque le Sigma 180/3.5 EX). Il était clair que certains sujets se prêtaient très bien à des rapports élevés. De plus, plus on se rapproche, moins on identifie les choses, plus la réalité s'éloigne car notre œil n'est pas habitué à voir le monde à de tels grossissements (paradoxalement, cela fait pareil lorsque l'on prend de la hauteur, comme le montrent notamment les photos de Yann Arthus-Bertrand). Or, à cette époque, je commençais à rechercher autre chose que la réalité dans mes images ; le MP-E pouvait peut-être m'y aider... Et comme souvent, une bonne occasion m'a fait sauter le pas.






Rapido, les caractéristiques techniques générales

Avec ses 710g, ce n'est pas un poids plume. Néanmoins, quand il est dans sa position la moins longue (au rapport 1:1), il est compact (moins de 10cm) et ce poids est bien réparti. C'est un peu moins vrai une fois déployé car au rapport 5:1, il atteint tout de même la longueur de presque 23 cm. Ce n'est pas un minus dans cette configuration.






Il bénéficie fort heureusement d'un collier de pied ; à mes yeux indispensable l'utilisant essentiellement sur trépied. Néanmoins, il est d'une ergonomie moyenne. Il s'agit du modèle avec gouttière dans laquelle glissent les 4 petites visses fixées sur l'optique. C'est sûr, il ne risque pas de tomber (on ne peut enlever le collier qu'une fois l'optique démontée du boitier), mais c'est la fluidité qui en souffre. L'ensemble pivote avec certains à-coups et un peu de jeu ; pas le top quand on connait l'exigence de précision dans le cadrage exigée par les grands rapports (mais une fois serré, c'est bien sûr rigide).

Malgré les apparences, ne cherchez pas de bague de mise au point à proprement parler. La bague que vous voyez est en fait la bague du choix du rapport ; cela peut jouer un rôle secondaire de mise au point, mais l'utilité première n'est pas là (cela n'est pas sans poser quelques difficultés, j'y reviendrai après).

Enfin, ne cherchez pas non plus l'auto-focus ; c'est du tout manuel.



A quoi peut-il bien servir ?

Comme dit plus haut, il sert bien sûr à explorer le monde du très petit. Et dans ce dernier, il y a des tonnes de choses à faire :

- tout simplement photographier des éléments très petits tout en restant figuratif (ça, je le fais assez peu).



- Jouer avec les formes que notre œil peut à peine discerner.




- Ou carrément pénétrer l'abstrait tant cet univers minuscule s'écarte de ce que nos yeux et notre esprit savent voir.




Il n'est d'ailleurs pas rare que la frontière entre ces deux dernières catégories soit mince...




Les gouttes d'eau sont des sujets que j'affectionne tout particulièrement avec ce MP-E.







Une utilisation non dépourvue de difficultés

Il n'est pas faux de dire que les résultats que peut produire le MP-E "se méritent" ; cette optique est à dompter. Si vous vous lancez dans l'aventure, vous aurez très probablement à faire face à tout ou partie des difficultés ci-dessous, et peut-être d'autres.

 - Le manque de lumière : bien évidemment, à de tels rapports, la lumière vient très vite à manquer. Le trépied est donc très souvent nécessaire tant les vitesses d'obturation peuvent être faibles, même à f/2.8. Néanmoins, ne partez pas de l'a priori qu'il est indispensable, dans certains cas, assez rares si vous fonctionnez en lumière naturelle, la main levée est possible. Ce fut le cas pour cette thomise, réalisée au cœur d'un pissenlit en plein midi . L'option flash est possible (le MP-E peut accueillir les flashs annulaires), mais je reste fidèle à ma lumière naturelle et n'est donc pas abordé cette option. Ce souhait délibéré rend bien sûr difficile la photo de sujets en mouvement.




- Qui dit 65mm et forts grossissements, dit aussi faibles distances de mises au point. On parle ici de quelques centimètres entre la lentille frontale et le sujet (10cm à 1:1 et 4cm à 5:1). Cela complexifie bien sûr d'une part les photos de sujets farouches, et d'autres part, les photos dans des environnements encombrés. Ci-dessous un petit schéma faisant le point sur la distance du sujet à la lentille frontale et la longueur de l'objectif (les 2 étant variables).




- La difficulté du cadrage : le cadrage n'est pas toujours la plus simple des choses, mais il est ici encore plus difficile. D'une part, il n'est pas rare que vous soyez dans une position peu confortable parfois peu compatible avec la nécessité de prendre son temps ; d'autre part, aux forts rapports, le moindre mouvement du boitier se traduit par un gros décalage dans le viseur. Stabilité ou grandes vitesses sont nécessaires !


- Une mise au point pas évidente : tout d'abord la profondeur de champ est très faible. Mais surtout, la principale difficulté résulte du fait qu'il n'y a pas réellement de bague de mise au point, mais une bague du choix du rapport. Donc, si vous recherchez un rapport bien précis, il vous faudra caler le boitier pile à la bonne distance ; vous n'avez pas le choix. Sinon, vous devez jouer de la bague qui va changer le plan de netteté, mais cela change donc forcément le rapport dans le même temps, et donc le cadrage,... Pas facile du tout. A mon avis, c'est la principale difficulté de la bête : trouver la bonne distance de prise de vue.


- Enfin, ces grands rapports sont sans pitié pour les poussières, même les plus petites et même à f/2.8 ; et ce d'autant plus que la lumière est vive. Ils vous imposeront un nettoyage plus minutieux du capteur (lien vers article).






Quelques conseils

Fort heureusement, ces difficultés se tassent avec l'expérience (mais reste toujours bien réelles), et ces quelques rapides conseils peuvent vous aider :

- Un point crucial est d'accorder beaucoup d'importance et d'attention à la position initiale du trépied. Dans la mesure où c'est bien la distance du boitier par rapport au sujet qui va conditionner beaucoup de choses (mise au point et rapport), et que les marges de manœuvre sont faibles (un changement de quelques centimètres change tout), il vous faut vraiment viser le plus juste possible dès l'installation du trépied. Choisissez d'abord un rapport, même approximatif, et placez la bague en conséquence. Puis aidez-vous des indications sur l'optique qui mentionnent les distances de mise au point pour chaque rapport. Tentez ensuite de bien viser pour positionner le trépied au mieux.

- Utiliser un trépied très flexible, avec colonne centrale pouvant se mettre à l'horizontal (j'ai choisi le Gitzo GT2541EX) ; et une rotule offrant une grande liberté de mouvement (j'ai retenu la rotule excentrée Gitzo GH3750QR). Je n'ai encore pas testé le rail macro (car pas assez adapté aux boitiers de la série 1d ou munis d'un grip), mais il est quasi évident que les quelques centimètres de déplacement devant/derrière seraient un véritable allié pour la mise au point.

- Comme je le dis plus haut, les positions de prise de vue sont parfois difficiles et dures à tenir longtemps. Examinez bien au préalable le terrain, et tentez de choisir une installation la moins inconfortable possible. C'est dommage de rater une superbe image juste parce que notre coude est mal positionné ou qu'un caillou nous transperce le genou.

- Parfois, le moindre changement de plan de netteté produit une image totalement différente ; alors n'hésitez pas à "explorer la profondeur de votre sujet"







Alors, investir ou pas ?

Vous seul connaissez la réponse.
Son prix n'est pas anodin. Il se trouvera aux alentours de 1000€ sur sites internet basés en France comme www.digit-photo.com. En occasion, c'est donc naturellement qu'on le trouve entre 650 et 750€, parfois plus.

Il ne faut pas le prendre "pour faire de la macro", mais bien de "l'hyper-macro". Ayez à la fois conscience des difficultés liées à son utilisation, mais aussi du monde presque infini auquel il donne accès. Mais à mon avis, si votre actuelle pratique n'a pas révélé l'envie de voir plus près, inutile de vous jeter sur le MP-E ; vous n'auriez alors peut-être pas assez de motivation pour le dompter. Tournez vous alors peut-être plutôt vers des solutions alternatives moins couteuses type bague d'inversion ou bagues allonges ; quitte à venir au MP-E dans un deuxième temps. Car oui, c'est vrai je ne l'ai encore pas dit : en plus, il délivre des images d'une superbe qualité !!




Pour finir, je rappelle que j'ai surtout parlé ici d'une utilisation en lumière naturelle. Le contenu de cet article serait différent si vous travaillez au flash. Au début, il est probable que vous ayez du déchets, voire que vous piquiez des crises de nerfs. Mais persévérez, vous ne le regretterez peut-être pas. Mais pas la peine d'insister comme une brute non plus car je pense que s'il y a une chance pour que ce monde du minuscule vous donne satisfaction, vous le sentirez assez vite et vous accepterez alors sans doute cette phase d'apprentissage, plus ou moins longue, mais nécessaire.



Ces articles peuvent vous intéresser :

- Le trépied photo GITZO Explorer 2541

- La rotule photo macro que je cherchais ? L'avant-test de terrain
- Dans la jungle des rotules photo
- Mon chemin vers le SIGMA 150/2.8 EX HSM Macro
- Acheter son matériel photo d'occasion


Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Matériel
commenter cet article
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 11:54

 


Entre les grandes plaines céréalières et les vastes coteaux champenois à viticulture "conventionnelle", on en peut pas dire que la Marne soit le département français qui utilise le moins de produits chimiques et autres engrais (mais ce n'est pas le pire non plus ! ). Fort heureusement, des ilots visionnaires naissent et/ou résistent ; et notamment celui-ci : le Champagne de la maison Laherte, à Chavot-Courcourt, à 2 pas d'Epernay capitale du Champagne.





Ce n'est pas par hasard que je vous parle d'eux. D'une part, c'est la famille. Cousine, petites-cousines, cousin et petit-cousin se démènent pour défendre et mettre en œuvre leurs convictions : il est possible de produire un Champagne de grande qualité, respectueux de la Nature et du Vin lui-même. D'autre part, j'ai suivi Aurélien, le petit-cousin (pas par la taille ! ), ces derniers mois afin de lui compiler un petit reportage sur les principales étapes d'élaboration du Champagne.

Pour ce qui est du domaine, du Champagne, du terroir ou de son approche de la viticulture, je laisse Aurélien en parler, ce sera beaucoup plus clair comme ça ; il le fait très très bien ! Alors, n'hésitez pas à visiter le site internet  et son Blog régulièrement mis à jour.



De mon côté, je ferai un petit feuilleton en 4-5 actes avec à chaque fois quelques photos issues de nos séances fort agréables ! Comme nous sommes en plein dedans (quoique c'est bientôt la fin), commençons par des images des vendanges et en particulier de l'ambiance si particulière qui règne autour d'un pressoir.

 



Contraste saisissant entre périodes de grand calme, où le raisin est lentement pressé avec méthode et où le précieux nectar s'écoule délicatement pour rejoindre les profondeurs de la cave ; et des périodes d'intense activité lorsque qu'il s'agit de retrousser le marc, ou bien de le vider ou de le remplir. Il faut compter au moins 4 heures pour presser les 4000 kilos de raisin que contient le pressoir, qu'il n'aura fallu que quelques minutes à remplir...

 

 

 

 

 

 

 

 

Au passage, ce fut pour moi le baptême des Canon 70-200/2.8 IS et 24-70/2.8 que je viens tout juste de trouver en super occasion à ne pas laisser passer (voir article "Acheter son matériel d'occasion). Premières impressions très bonnes ! Malgré des conditions difficiles, notamment de lumière, j'ai toujours pu faire ce que je souhaitais. Ca promet ! J'en reparlerais sans doute un peu plus tard quand je les aurais rôdés un peu plus... Cela m'a aussi permis de confirmer tout le bien que je pensais du Canon 1ds2. En macro, j'ai rarement besoin de dépasser les 400iso ; là j'étais souvent à 800 ou 1000 : les résultats m'ont bluffé ! Je risque pas de m'en séparer de celui-là !

 


 


 

 

 

 



 

Si je vous ai donné d'en voir plus, Acte II à venir : La magie du bois dans une cave...

 

 

                                                                                                                                           ...à suivre...

 

 

Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Découvertes
commenter cet article
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 09:12

N° 317 de Chasseur d'Images
dans la boite aux lettres. Je commence, comme souvent, par l'édito de Guy-Michel Cogné, directeur de la rédaction, afin de tâter l'ambiance. Vais-je être d'accord avec son point de vue ? Ce n'est pas toujours le cas ; mais là, si.

En substance, il dit : c'est le photographe qui prend la photo, pas le matériel. Bien sûr une évidence pour moi et pour beaucoup, mais c'est toujours utile de l'écrire et de le répéter ! Mettez un oeil et un esprit médiocres dans le viseur du boitier dernier cri, il n'en sortira sans doute pas un chef-d'oeuvre... Se retrancher derrière une espèce de : "Haaa oui mais j'ai pas le même matos que lui, normal que je fasse pas aussi bien" serait un peu facile, pour rester poli... A en oublier que les Vincent Munier et autres Yann Arthus-Bertrand ont réalisé ces dernières années des images, des livres, des publications et des expos salués par les critiques avec du matos qu'ils auraient du mal à revendre aujourd'hui sur le marché de l'occasion...

Allez hop, direction page 3 du dernier Chasseur d'Images !




Ces articles peuvent peut-être vous intéresser :
- La rumeur d’un capteur Sony de 34,8 mégapixels : Pour faire quoi ?
- Apprendre à s'affranchir des règles !
- Et si vous partiez léger ?

Repost 0
Published by Xavier COULMIER - dans Billets d'humeur
commenter cet article