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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:32

 



Le Festival de Montier-en-Der approche à grands pas, dans un mois tout pile nous y seront. Véritable rendez-vous annuel, je serai heureux cette année de vous accueillir pour la deuxième fois sur mon exposition sur le site "Der Nature".

Son nom "Changer de Point de Vue". Car oui, tout n'est qu'une question de point de vue ! En l'occurrence, c'est en plongeant dans l'univers du petit que je vous inviterais à voir les choses autrement, par un parcours graphique, parfois abstrait, essentiellement au travers de l'eau, quelle que soit sa forme. Peinture ou photo ? Nature ou pas nature ? Immense ou minuscule ? Liquide, solide, gazeux ? Jusqu'à réaliser que ces questions n'ont finalement que peu d'importance...

Je vous en livre ici quelques photos...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Et encore un immense merci à mes partenaires sans qui je n'aurais pas pu vous présenter des tirages de cette qualité :

- le Crédit Agricole Nord-Est (Agence locale de Vertus), qui me soutien depuis le début de ce projet, 

- NaTaH, constructeur de maisons à ossature bois installé près de Reims (Marne), et très probablement de la future mienne, qui a de suite répondu présent,

- et Pascal Bourguignon via DéclicEditions pour la réalisation des tirages toujours d'aussi belle facture !

 




Ces articles peuvent vous intéresser :

- Montier-en-Der : un tirage 15x23 aux 25 premiers chaque jour

- Les résultats du Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2009, le fameux concours "BBC" et le bonheur d'une image "Runner-Up"
- La programmation 2009 du festival de Montier-en-Der est dévoilée
- Réaliser sa première exposition

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Published by Xavier COULMIER - dans Actualité
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 14:18



Suite, et peut-être fin, au moins temporaire de mon reportage en Champagne intelligent.
Après le pressoir, la cave, et les bouteilles ; il fallait vous parler des vignes, là où tout commence et où beaucoup se joue aussi.







Le "terroir", un mot qui prend ici tout son sens. La terre, dans laquelle ces racines plongent pour en extraire ce qu'il y en a de meilleur. La terre donc, l'un des biens les plus précieux de la planète, encore faut-il qu'il en reste encore, qu'au moindre gros orage estival, tout ne foute pas le camps en bas des coteaux. Car c'est malheureusement ce qui arrive régulièrement chez nous : à force de sols tassés par les engins, dépourvus d'herbes folles exterminées par les herbicides, beaucoup de notre vignoble se retrouve à pousser sur une croûte presque insipide. En plus de couches superficielles ainsi potentiellement très instables, et bien votre sol, la vraie terre, vous n'en avez plus, d'où ajout d'engrais pour palier à ce manque,.... la boucle est bouclée, votre vigne pousse grâce aux produits chimiques et plus grâce aux éléments du sol.








Comment voulez-vous alors que ce terroir imprègne véritablement le vin ? Or, au delà du respect de l'environnement, c'est bien cela que veux Aurélien (mais si, rappelez-vous mon grand petit-cousin) : retrouver le terroir dans la flute de Champagne. Et c'est vrai : c'est incroyable comme ses Champagnes sont différents et typés si la vigne se situait sur argiles, silex ou craie ; même un novice le sent ! Pour cela, il faut que le sol vive, ou revive : diminution des passages d'engins au profit du cheval, baisse des traitements chimiques, maintien des herbes appelées à tort mauvaises herbes, les vers de terre et autres petites bestioles du sol s'installent gaiement. La vie est là, pas seulement sur les charpentes de vignes, mais sous vos pieds, c'est capital...








Et voilà, retour à sa case départ. A force de beaucoup d'attention, d'une sensibilité certaine et de profondes convictions, le raisin grandira pour le futur grand plaisir de vos papilles ; n'en déplaise à ceux qui se refusent à croire que cela marche...

En tout cas, encore chapeau à vous !


Précédemment :
Acte I : l'effervescence des vendanges
Acte II : la magie du bois
Acte III : graphisme de bouteilles

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Published by Xavier COULMIER - dans Découvertes
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 13:04

Je ne suis pas vraiment un technophile comme vous l'aurez peut-être déjà compris. Souvent, en tout cas régulièrement, les nouveautés ont plutôt tendance à m'énerver car transpirent fréquemment "l'envie de faire consommer", juste "entretenir le rêve du quasi inaccessible", mais sans réel grand pas en avant.

Là, c'est différent. Il y avait longtemps que je ne mettais pas dit : "haaa wahou, c'est ça peut être classe ! ". Des 100 000 ISO possibles, et des 12 800 ISO visiblement forts corrects ; voilà qui à mon sens est un vrai progrès. Vous me direz, pourquoi diable ce Xavier trouve nulle l'arrivée d'un capteur à 35 MPix, mais apprécie 100 000 iSO ? Tout simplement parcce que 35MP n'apportent rien, ou si peu, à la photo, alors que là, ces ISO extrêmes ouvrent de nouvelles perspectives. Là, le progrès permet vraiment de faire avancer la photo en ouvrant un monde jusque là presque inacessible. Et ça, c'est top ! Perso, pour l'heure peu, pour ne pas dire pas, d'intérêt dans ma pratique, mais sait-on jamais... un jour...

C'est encore tôt, et je préfère attendre de voir les résultats en vrai, sur jolis tirages, pour aller plus loin dans mon billet humeur (bonne cette fois) ; mais ce que l'on peut déjà en apercevoir sur le site de Vincent Munier et dans son reportage dans le dernier Chasseur d'Images N°318 (extrait de la couverture ci-contre) laisse à imaginer des suites surprenantes !




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Published by Xavier COULMIER - dans Billets d'humeur
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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 00:01

Et bé voilà, il fallait bien que cela me prenne un jour. Il y avait déjà quelques temps que la forme de mon ancien site ne me convenait plus. Et comme pour la création de ce blog, le reloookage total de mon site m’a pris d’un coup ; devant le clavier, je me suis dit : « Tiens, j’me sens bien de me lancer là-dedans maintenant ». Et hop, c’était parti .

J’ai donc à peu près tout changé pour venir à quelque chose de plus simple, d’encore plus épuré.

J’espère que cette nouvelle version vous conviendra et je reste bien sûr preneur de vos avis si vous en avez.

J’en ai profité pour effectuer un tri assez sévère (en tout cas ciblé), mais aussi pour ajouter un certain nombre de nouvelles images.

Bonne visite !

Visitez le nouveau site






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Published by Xavier COULMIER
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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 09:09



Dans un dernier article sur les différentes rotules que j'ai pu utiliser jusque-là, je terminais sur un constat un peu amère : je n'avais pas trouvé celle qui me correspondait vraiment. Or, la rotule en photo, dès lors que vous vous servez d'un pied, c'est comme votre genou : s'il est en "vrac", vous aurez beau avoir la meilleure volonté du monde et des muscles de champion du monde, vous n'arriverez pas à dépasser votre grand-mère ! Bon, j'exagère, le mien n'était pas en vrac (je pense m'en être pas mal sorti avec la Manfrotto 488RC4 puis la Gitzo GH2750QR), mais un peu douloureux tout de même.

Mais je terminais aussi cet article sur une note d'espoir : après avoir étudié d'un peu plus près ce que proposaient nos marques "préférées", j'avais peut-être une solution en ligne de mire.



Des exigences initiales assez poussées...

Et si jusque-là je n'ai, ou n'avais pas trouvé mon bonheur, c'est bien parce que je suis assez exigeant, pour ne pas dire chiant. Avant de vous présenter ce que je vais bientôt tester sur le terrain, petit listing de mes souhaits, sans ordre d'importance car ils sont tous importants ; un seul manquant peut suffire à faire s'écrouler l'affaire :

- Système de serrage rapide et précis : pas question de passer 3 heures à tout serrer pour qu'en plus le cadrage  bouge à la fin.

- Un serrage puissant : rien de plus pénible que de serrer et voir l'ensemble s'incliner légèrement sous l'effet du poids du boîtier.

- Possibilité de passer du format paysage au format portrait par l'intermédiaire du collier de pied afin de ne pas avoir à changer les réglages de la rotule et à modifier le point de vue ; et ce, avec un boîtier muni d'un grip (sans grip, c'est moins souvent un problème).

- Volonté de monter un rail coulissant afin d'optimiser l'utilisation du Canon 65 MP-E, en voulant notamment ne pas  avoir à déplacer le trépied lors des changements de rapports de grossissement (voir article sur le MP-E).

- Rotule pouvant rester desserrée sans monopoliser une main (par exemple impossible avec des rotules 3D à crémaillère) afin d'avoir le plus de liberté possible dans la cherche du meilleur point de vue et de pouvoir l'utiliser comme "simple appui".

- Bien sûr, rotule très souple offrant de nombreuses possibilités d'angles de prise de vue.

- Évidemment, plateau rapide.

- Ensemble avec le moins d'éléments possible afin de limiter les risques de perte de cohésion et le prix. Et plus c'est simple à résultat au moins équivalent, mieux c'est.

- Possibilité de limiter, voire d'exclure tout risque de rotation de l'ensemble boîtier+objectif sur son plateau rapide (ce qui peut arriver dans certaines positions développant de grosses forces de rotation).

- Ensemble devant fonctionner avec le Canon 65 MP-E et le Sigma 150/2.8 ; avec passage facile de l'un à l'autre.


Vous voyez quand je vous dis que je suis chiant. Et encore, je suis sûr que je pourrais en trouver d'autres. Mais je suis sûr que vous êtes plusieurs à avoir été, ou à être confrontés à ces questions.

Comme je le disais avant, j'ai rapidement dû admettre qu'aucun produit unique de série répondait à toutes ces contraintes. Il allait donc falloir assembler, trouver la meilleure formule, et je dirais même, au tout début, voir s'il y avait au moins une formule qui pourrait coller.

Me voilà donc à plonger dans les catalogues Manfrotto, Gitzo, Jama et autres Velbon. J'ai plusieurs fois pensé avoir trouver un bon truc, jusqu'à déchanter à force de simulations intellectuelles : une fois c'est le grip qui passe pas, l'autre c'est l'adaptateur qui est trop étroit, ou encore le plateau qui convient pas. C'est souvent le cas quand on cherche à résoudre un problème, nous pouvons tomber face au double risque, d'une part, de passer son temps à découvrir de nouvelles difficultés ; et d'autre part, d'arriver à une solution totalement loufoque à force d'empilement de micro-solutions isolées. C'est ce que moi j'appelle le syndrome de la table bancale. Hein, c'est énervant une table bancale ! Alors, on tente de coller une cale sous le pied le plus court, mais elle est un peu haute cette cale, alors on vient en mettre une deuxième sous un deuxième pied, et ainsi de suite jusqu'à arriver à un nombre délirant de cales, qui ont conduit votre plateau de table à 2 mètres du sol, et en plus, c'est toujours bancale, la belle affaire : votre table est toujours bancale et vous ne pouvez même plus vous en servir comme table (ça, ça peut aussi arriver dans une organisation d'établissement ou d'entreprise : on fait des micro-ajustements qui complexifient sans rien résoudre, mais c'est une autre histoire...).



...Pour une "solution" plutôt simple...

Bref, après cette parenthèse au combien intéressante, revenons à notre rotule, en tâchant qu'elle ne se transforme pas en tour Eiffel. Je vous passerai les différentes idées que j'ai eu avant d'arriver à cette dernière qui, comme vous allez le voir, est finalement simple (mais ça faisait partie des souhaits initiaux ; pas beaucoup d'éléments). Dans le titre, je mets "solution" entre guillemets, car il me faudra encore attendre un retour d'expérience basé sur quelques sorties sur le terrain pour conclure.








Finalement, je n'utilise que 3 éléments : la rotule-ball Manfrotto 468MGRC3, un adaptateur 120 et un adaptateur 394 de plateau rapide.




cliquez sur l'image pour zoomer




...et bon nombre de mes problèmes a priori résolus


1 - L'adaptateur 120, qui sert habituellement à compléter la colonne d'un trépied pour convertir la vis 3/8' originale en vis 1/4', permet ici de rehausser le boîtier. Ainsi, il y a assez d'espace pour que ce dernier puisse passer en position portrait sans buter contre le rail coulissant. Et c'est très juste avec le Sigma 150/2.8, cela se joue au millimètre (c'est moins short, presque 1 cm, avec le MP-E) !





2 - Le MP-E présente une contrainte supplémentaire : son collier est très proche du boîtier (nettement plus que le Sigma 150). Ainsi, le boîtier peut vite se heurter à tout élément supplémentaire. Fort heureusement, l'adaptateur 120 fait pile le bon diamètre, et là encore, cela se joue à 1mm ! 1mm à l'horizontale pour le MP-E et 1mm à la verticale pour le Sigma 150 ; on a eu chaud, nous échappons de peu à la lime !





3 - Les rotules hydrostatiques de la série 468 (il en existe plusieurs versions en fonction du type de plateau) sont de toute évidence des monstres de puissance. Elles semblent pouvoir répondre à ma triple volonté : peuvent rester desserrées sans monopoliser une de vos mains (avec possibilité de régler la dureté de mouvement quand elle est libre), sont très souples (trouvent quasiment tous les angles ; mais un poil moins que les excentrées de Gitzo tout de même), et permettent un serrage rapide et puissant (avec 2 doigts et sans forcer, ça semble dur comme du béton).





4 - L'utilisation de l'adaptateur 394 pour plateau 410PL permet d'une part de gagner les quelques millimètres autorisant la rotation paysage/portrait avec le 150/2.8 (le fameux millimètre d'avant) ; et d'autre part bien sûr de bénéficier d'une attache rapide (que je trouve d'ailleurs plus pratique que celle des modèles plus petits). Mais en plus, et même si ce n'est pas l'utilisation prévue, les plateaux 410PL sont munis de 2 pas de vis sur le dessus (un 1/4 et 1 en 3/8). Ainsi, il est possible d'y loger des vis qui viendront bloquer la base du collier de pied et ainsi empêcher toute rotation pouvant engendrer un lent mais certain desserrage (et ces vis sont même disponibles car le rail coulissant de la 468MGRC3 est fourni avec 2 1/4 et 2 3/8). Je l'ai découvert après-coup, j'en étais ravi car ce point était le seul en suspens au moment où j'ai décidé de tenter cette configuration !





5 - Enfin, le choix du modèle de rotule muni du rail coulissant Manfrotto 357 offre une grande souplesse dans l'utilisation du Canon MP-E. En effet, grâce à ce dernier, il est possible de parcourir l'ensemble des rapports du MP-E, du 1:1 au 5:1 sans avoir à bouger le trépied. Il est certain que cela va vraiment beaucoup m'aider dans l'avenir !


cliquez sur l'image pour zoomer






Vous l'aurez compris, je suis ravi de cette configuration et j'ai hâte de voir ce que cela donnera. Car ces premières impressions prometteuses ne seraient s'affranchir de tests grandeurs nature ; les seuls qui permettent de valider, et je l'espère, le dispositif... Retour dans un prochain article...



Ces articles peuvent vous intéresser :

- Derniers grains pour premier test
- Le trépied photo GITZO Explorer 2541
- Alors utiliser un trépied photo en macro : Pour ou Contre ?
- Dans la jungle des rotules photo
- Le Canon 65 MP-E 2.8 : Pourquoi ? Comment ?
- Mon chemin vers le SIGMA 150/2.8 EX HSM Macro








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Published by Xavier COULMIER - dans Matériel
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 08:55



Rappel des règles :

- Je poste une image (en rappelant à chaque fois les règles ci-dessous). Ce ne sera jamais un crop de photo, mais bien une image entière (ou très peu recadrée).

- Vous faites vos propositions de façon "publiques" en laissant un commentaire sur l'article, et uniquement là. Je ne prendrai pas en compte les réponses données ailleurs qu'ici, c'est à mon avis l'option la plus transparente de procéder. Profitez-en pour regarder les autres propositions, ça peut aider...

- Je vous recommande de cocher l'option "être averti des autres commentaires" afin de voir l'évolution du jeu et voir si vous avez gagné.

- Vous ne pouvez faire qu'une seule proposition par jour (sauf si vous êtes invité à préciser).

- Je posterai moi aussi des commentaires si nécessaires afin d'orienter ou d'indiquer que ça chauffe.

- Le premier qui trouve a gagné ! Attention, je n'accepterais qu'une réponse précise et complète.

- Et puis, si vous connaissez déjà la réponse parce que je vous l'aurais dit à l'occasion d'un échange antérieur, soyez sport, ne participez pas ;o)


N'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter en bas à droite (ceux qui étaient déjà inscrits ont déjà une petite longueur d'avance) ; vous serez alors averti immédiatement par email à chaque nouvelle publication.

Historique des CéKoiDon par-là.

C'est parti pour la deuxième ; à vos pronostics !

Xav


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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:07

Haaaaa, le TRE-PIED !... Alors, en macro, il en faut un ou il en faut pas ? C'est qui le meilleur ? C'est qui qu'a raison ? Hein... Les 2 mon capitaine bien sûr !!

Et c'est moi qui dis cela, l'irréductible du trépied en macro, le gars qui ne croyait qu'en son trépied, et qui y croit toujours pas mal même s'il a mis de l'eau dans on vin ; j'y viendrai un peu après.



Haaaa non Monsieur, le trépied est indispensable !!

Le trépied, quand on se le trimballe, ce n'est pas pour le plaisir de lui faire prendre l'air, mais bien pour tenter de répondre à certaines contraintes imposées par la pratique de la macro : forts grossissements et/ou trop peu de lumière et/ou volonté d'une très faible ouverture (grande profondeur de champ) et/ou soin tout particulier au cadrage.

Beaucoup de ces difficultés peuvent trouver une réponse dans l'utilisation d'un ou plusieurs flashs. Perso, j'en suis pas fan du tout comme vous l'aurez peut-être déjà compris à la lecture d'autres articles. D'une part, je trouve que souvent les résultats "respirent trop le flash", on le voit trop, rares sont ceux qui arrivent à le faire oublier ; et d'autre part, si on veut des résultats très satisfaisants, on ne peut pas se contenter d'un petit flash isolé, il faudra souvent sortir l'artillerie lourde, et là non merci, trop peu pour moi. Mais surtout, j'aime la lumière naturelle, c'est plus fort que moi. Dans ce cas, l'utilisation d’un trépied s'avère régulièrement nécessaire.

En effet, si l'on "s'impose" la lumière naturelle, il y a tout simplement des photos impossibles à faire sans trépied tant les vitesses d'obturation sont faibles. Typiquement, cette photo de Balanin sur un Sceau de Salomon en couvert forestier aurait été impossible sans mon trépied.





De plus, je considère, et ai constaté, qu'il est plus simple d'obtenir un cadrage précis et rigoureux en utilisant un trépied. Sur sujet immobile ou presque, avoir l'œil dans un boîtier calé sur un trépied vous offre la possibilité de prendre le temps de bien penser votre cadrage. Et ce d'autant plus que vous êtes dans une position inconfortable : le trépied vous autorise une pause sans perdre votre cadrage. Cela fait parfois du bien de souffler. Cela ne vous est jamais arrivé à main levée, surtout à d’assez forts rapports de grossissement, de devoir vous relever  car trop mal au genou (ou ailleurs) mais pas encore satisfait de votre cadrage, et sans réussir après à retrouver l’angle qui vous plaisait tant…





Enfin, pour des mises au point délicates avec des profondeurs de champ très faible, il faut bien avoir conscience que le moindre mouvement devant-derrière se traduira par une image loupée. Le trépied vous assure que seul votre jeu sur la bague de mise au point aura un impact sur la position du plan de netteté.





Pour ces 2 dernières raisons, en fonction du sujet que je traite, je peux être amené à utiliser le trépied même si je dispose de suffisamment de lumière pour ne pas avoir de flou de bougé à main levée ; car il ne faut pas oublier qu'un flou de bougé n'est pas la seule raison d'échec d'une image ; cadrage approximatif ou mise au point décalée sont autant d'autres raisons.


Le trépied, il peut donc servir à :
- Compenser le manque de lumière ; nous pensons tous de suite à cet aspect
- Affiner la mise au point et le cadrage
- Soulager le photographe

Mais ces arguments ne suffisent pas toujours…



Et bien moi je vous dis que j'aime pas, c'est pas la peine d’insister !

Haa non, ne m'embêtez pas avec votre trépied, cela ne sert à rien d'autre que me gêner dans mes mouvements. Je préfère partir sans.

Et oui, c'est vrai. Un trépied est un encombrement, ne nous voilons pas la face. Nous ne faisons pas ce que nous voulons avec. D'une part, et bien il faut le trimballer et c'est donc forcément un poids ; et d'autre part, sa mise en place peut parfois tout faire capoter si on ne prend pas assez de précautions : la bestiole se barre, l'herbe pli, la toile d'araignée s’effondre,... je suis sûr que vous connaissez tout ça ! Bon, il faut aussi reconnaître qu'avec un peu d'habitude, ces difficultés s'apprivoisent (je ferais probablement un prochain article « Conseils dans l’utilisation d’un trépied »). Mais oui et bien sûr, dans les situations délicates où a priori le trépied ne va rien vous apporter (assez de lumière, cadrage pas trop complexe,...), et bien ne le prenez pas! !! Et d'ailleurs, ce n’est pas parce que vous avez emportez le trépied qu’il faut systématiquement l’utiliser ! Cela semble évident, encore faut-il ne pas l’oublier. Je pars régulièrement avec le trépied en alternant sur une même sortie des moments où je m'en sers et d'autres où je ne m'en sers pas. Il m'attend alors bien sagement dans un coin.

Car oui, au-delà des cas où il n'est pas nécessaire (mais dans ces cas, n'hésitez pas à l'utiliser tout de même si vous n'êtes pas trop habitués, ce sont de bonnes occasions pour apprendre), il y a des situations où il est carrément déconseillé.

En effet, il y a des cas où il serait mal venu et même impossible d’utiliser un trépied. Je pense surtout aux situations où il faut être très réactif et/ou très libre de ses mouvements "larges", et celles où l’on ne peut tout simplement pas le mettre en place ; et il est fréquent que ces 2 cas de figure se combinent.





Par exemple, pour cette photo « Le grand saut » ci-dessus, tout s’est passé très vite ; et de plus, la photo est prise à la verticale quasiment sur la pointe des pieds. Trépied impossible.

Cas à peu près similaire pour ce contre-jour sur libellule. Outre le fait que je sois à quelque chose comme 1/1000 seconde, ce genre de scène très furtive nécessite de la réactivité et la recherche très rapide du meilleur angle de prise de vue (capital pour ce genre d’effet).





En ce qui me concerne, c’est donc très nettement la volonté de réactivité, parfois plus importante que l’exigence du cadrage ou la difficulté de mise au point, qui guidera mon délaissement du trépied.



Le trépied n’est ni la panacée, ni un outil démoniaque liberticide. Finalement, le plus important est de savoir identifier a priori si vous en aurez besoin ou non ; et si vous l’utilisez, être en mesure de bien le mettre en œuvre, car oui c’est vrai, ce n’est pas toujours évident. Mais lorsqu’il est nécessaire et bien utilisé, le trépied peut vraiment s’avérer être une arme redoutable !

Maintenant, il est vrai que les hausses récentes de la qualité des fichiers aux hauts ISO permettent de diminuer ce constat. De même, l'arrivée d'optiques macro stabilisées a forcément amélioré les choses, et continuera sans nul doute à tirer la qualité vers le haut. L'abandon du trépied pour bon nombre de situations est peut-être pour bientôt pour l’aspect « lutte contre le flou de bougé », mais rappelons qu’il ne sert pas qu’à cela…



Ces articles peuvent vous intéresser :
- Le trépied photo GITZO Explorer 2541
- La rotule photo macro que je cherchais ? L'avant-test de terrain
- Dans la jungle des rotules photo
- Le Canon 65 MP-E 2.8 : Pourquoi ? Comment ?
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- Mon chemin vers le SIGMA 150/2.8 EX HSM Macro
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 10:05


Voilà que la rumeur gronde d’un prochain nouveau capteur Sony plein format (24x36mm) de, tenez-vous bien, presque 35 mégapixels. La belle affaire… J'étais sur le point de faire un billet d'humeur "La course aux pixels" ; cette rumeur tombe à point nommé. C'est notamment par-là.

Bon ce n'est donc qu'une rumeur, à ma connaissance rien d’officiel (mais peut-être que si), mais finalement cela ne change rien car on y va tout droit, que ce soit pour cette fois-ci ou une autre ; et puis, y'a rarement de fumée sans feu... A croire que ce serait l’évolution normale, inévitable, comme si c’était une question de vie ou de mort. Or, comme le dit bien Guy-Michel Cogné dans le dernier édito de Chasseur d’Images, des photos superbes et des très grands formats, il y en avait avant…

Alors, pour faire quoi ? Entretenir le rêve ? Être devant ? Continuer à alimenter l’envie de consommation ? Du toujours plus ? Faire vendre de la carte mémoire et du disque dur ? Maintenir des prix hyper élevés pour qui veut le dernier boîtier pro ? Ou véritables préoccupations de répondre à de vrais besoins d’utilisateurs ?

Je suis dans cette catégorie, les « utilisateurs », et ceux qui me connaissent se doutent sans doute bien que je ne vais pas sauter de joie au plafond à l’annonce de la possible sortie d’un capteur FF de 35MP ; mais je ne doute pas que d’autres le feront à ma place : « Génial, ça fera un nouveau jouet sur lequel rêver ; et c’est encore moi qui aura la plus grosse ». Moi, m’en fous, elle fait la bonne taille.

Je ne me pencherai même pas sur la « solidité technique » de ce genre de capteur (pas assez compétent pour ça), mais on peut malgré tout supposer sans trop de risque qu’il y arrivera bien un moment où cela débordera. Le plus gros n’est pas toujours le mieux…, j’arrêterai là mes comparaisons douteuses…

Toujours est-il que je suis toujours assez dubitatif sur cette course folle aux pixels. J’ai la chance d’avoir un Canon 1ds2, soit presque 17 mégapixels en plein format. Quand je vois la qualité des images qu’il délivre et ce qu’il autorise en terme d’agrandissement, j'en reste coi ; et pour un boîtier qui commence déjà à être considéré comme « vieux ». Du 80x120cm sur lequel vous pouvez venir coller votre nez, vous n’y verrez pas la queue d’un pixel, et on sent qu’il en a encore sous le pied. Alors, je ne parle même pas des très grands formats à regarder de plus loin. Certains me diront sans doute : « Mais si, c’est génial, on pourra recadrer et conserver les possibilités d’agrandissement ! ». A ce niveau, ce n’est même plus du recadrage, c’est de l’échantillonnage ! Et jusqu'à maintenant, ils faisaient comment ? Souhaitons-nous ne plus connaître le plaisir de l’approche en restant à mitrailler tranquillement assis dans la bagnole ? Je ne dis pas que pour certaines utilisations très spécifiques, le double pixels pourra peut-être être un plus, mais pour nous, les gens « normaux », mis à part le « plaisir » d’avoir entre les mains du matériel dernier cri ?

Je parlais de bagnole, et bien cela me fait penser à la super cylindrée allemande capable de passer du 0 au 100km/h en quelques secondes et qui peut rouler à 300 ! Qu’est-ce-qu’on s’en fout ! Et certains de répondre : « Oui, mais elles sont plus confortables » ; comme si c’était les seules bagnoles confortables…

Que le produit soit développé, qu'on l'étudie, je dis pas, car c'est aussi comme cela que l'on fait progresser la technologie plus "abordable", moins "très haut de gamme". Mais j'espère vraiment qu'on ne nous fera pas avaler la pilule du "c'est maintenant la norme". Ca, ça va bien. Longue vie aux capteurs plein format de résolution raisonnable, et vivement le courage de « simplement relooker » un boîtier pro comme un 1ds2 en lui faisant bénéficier des récentes évolutions autres que le nombre de pixels, et ce, à un prix acceptable ; mais on peut toujours rêver…


Ces articles peuvent vous intéresser :
- Le dernier édito de Guy-Michel Cogné
- Sueurs froides pour nettoyage de capteur ?


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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 16:22


Et oui, les résultats du fameux Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2009 (souvent appelé le "BBC") sont pour bientôt (fin octobre).

En attendant, vous pouvez voir certaines des images "Highly Commended" sur le site du Muséum de Londres, histoire de vous mettre l'eau à la bouche...






Ces articles peuvent vous intéresser :
- Les résultats du Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2009, le fameux concours "BBC" et le bonheur d'une image "Runner-Up"

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 12:26

Salut à tous !

Voilà, histoire de se divertir un peu, je vous propose un petit jeu bien connu : le CéKoiDon !

A intervalles plus ou moins réguliers, je publierai un article avec une photo mystère. Celui qui devine, précisément, de quoi il s'agit remporte un tirage de l'image en question. Bon, rien d'extraordinaire, juste un petit 15x23 photoweb histoire de marquer le coup (envoi en France).
 

Les règles sont simples :
- Je poste une image (en rappelant à chaque fois les règles ci-dessous). Ce ne sera jamais un crop de photo, mais bien une image entière (ou très peu recadrée).

- Vous faites vos propositions de façon "publiques" en laissant un commentaire sur l'article, et uniquement là. Je ne prendrai pas en compte les réponses données ailleurs qu'ici, c'est à mon avis l'option la plus transparente de procéder. Profitez-en pour regarder les autres propositions, ça peut aider...
- Je vous recommande de cocher l'option "être averti des autres commentaires" afin de voir l'évolution du jeu et voir si vous avez gagné.

- Vous ne pouvez faire qu'une seule proposition par jour.

- Je posterai moi aussi des commentaires si nécessaires afin d'orienter ou d'indiquer que ça chauffe.

- Le premier qui trouve a gagné ! Attention, je n'accepterais qu'une réponse précise et complète.

- Et puis, si vous connaissez déjà la réponse parce que je vous l'aurais dit à l'occasion d'un échange antérieur, soyez sport, ne participez pas ;o)


N'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter en bas à droite (ceux qui étaient déjà inscrits ont déjà une petite longueur d'avance) ; vous serez alors averti immédiatement par email à chaque nouvelle publication.


Allez, la première pas trop compliquée pour lancer le truc !!


Bonne chance !

 





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Published by Xavier COULMIER - dans Le CéKoiDon
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