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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 08:53



J’ai fait réaliser ma première carte de visite à l’occasion de ma première exposition au festival de Montier-en-Der en 2007. Le stock est maintenant à plat et je l’ai donc renouvelé tout dernièrement, occasion pour moi de changer de modèle et de vous en toucher quelques mots.

Peu encombrante et donnant le minimum d’infos nécessaires, la carte de visite est aussi, ne nous le cachons pas, un petit truc « éventuellement » en plus qui « peut » faire classe et pro. Je mets « éventuellement » entre guillemets car nous sommes de plus en plus nombreux à en posséder ; même punition pour « peut » car une carte pourra être un atout si elle est bien pensée. En effet, le kitch, le surchargé, une image pas jolie-jolie peuvent être autant d’éléments contre-productifs.

Ce que l’on voit d’abord, c’est l’image, ou les images. Il faut donc être très attentif dans son choix. L’objectif étant, au-delà bien sûr d’être représentative de votre travail, qu’elle marque l’esprit. Je pars de l’a priori que vous décidez d’y inclure une de vos photos. Je ne serais que vous y encourager, car en plus de permettre une identification rapide d’au moins un volet de votre sensibilité photographique, c’est aussi un bon moyen pour que votre carte aille au-delà en se transformant en « petit objet qu’on est content d’avoir ». Ayant la chance d'avoir une image qui vient d'être saluée au dernier concours Wildlife Photographer of the Year, je ne me suis pas fait prier pour l'utiliser sur mon nouveau modèle. Evidemment, si votre nom seul, ou un logo, est déjà très connu, le coup d’inclure une image est moins important. Partons du principe que YAB ne lit pas cet article.

Fort heureusement, une carte ne se limite pas à une photo. L’important est tout même l’information qu’elle mentionne. Pour cette dernière, soignez le plus simple et concis possible. Inutile de multiplier les lignes au-delà du raisonnable, la lisibilité pourrait en pâtir. Contentez-vous de « qui vous êtes » et « comment vous contacter et/ou voir votre travail ».

Sur ma nouvelle version, c’est très simple ; et j’ai même failli être encore plus minimaliste en enlevant mon N° de téléphone.


 


Pour la commande, vous pouvez bien sûr passer par l’imprimerie du coin ; à supposer que vous ayez un coin pas trop loin. Mais il faut reconnaître que leurs tarifs sont souvent presque délirants ; on devine que ce genre de produit en quantités tout à fait modestes ne les motive pas plus que cela ; et j’aurais tendance à les comprendre…

Mais de nombreux sites internet existent. Pour la première carte, j’avais testé VistaPrint ; si je me souviens bien, ils avaient bonne presse et proposaient des tarifs tout à fait attractifs (attention néanmoins, leurs frais de port étaient élevés, et ça on ne le voit pas de suite…). Cette fois, j’ai voulu changer pour en tester un autre. J’ai choisi www.cartevsite.com. Ergonomie du site, prix, délais et leurs repects, qualité, je suis très content du service.


Quelques petits conseils supplémentaires en passant :

- Avant de vous lancer dans la création de votre fichier, pensez à bien regarder, là où vous commanderez, les dimensions exactes de la carte et les marges conseillées. En effet, il vous est indiqué la taille du fond perdu et de la marge de sécurité. Respectez bien ces indications si vous ne voulez pas vous retrouver avec des éléments coupés. Evitez donc aussi de choisir une image au cadrage très juste sur les bords.



- Le plus cher est « de lancer la machine » ; le prix à l’unité baisse vite avec une hausse des quantités. Si vous hésitez, prenez-en plutôt plus. (par exemple sur cartevisite.com, si vous en prenez 250, chaque carte vous revient à presque 19 centimes HT ; ce sera quasiment 3 fois moins si vous en prenez 1000).

- Attention de ne pas tomber dans la distribution systématique, ou en tout cas dans le « libre service ». Rien de tel que de mettre 200 cartes de visite sur votre table pendant un expo pour qu’elles disparaissent toutes en une heure, sans aucun contact en retour. C’est comme ça, le grand public aime prendre ce qui est donné, même s’il ne s’en sert pas… Mettez-en seulement quelques-unes, pour signaler que vous en avez, et ayez-en dans la poche si on vous demande.


Bons contacts à tous !


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- Réaliser sa première exposition

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:10

Rapide article en guide de préambule.

Voilà 2 mois, je recevais un appel de la médiathèque de Reims. Le dossier d’expo que je leur avais proposé il y a déjà plus d’un an avait retenu leur attention et si j’étais toujours partant, je pourrais exposer 3 mois durant l’été 2010 (quand on vous dit que tout ne se fait pas en 2 jours). Excellente nouvelle bien sûr, qui s’avérera être encore meilleure quelques jours plus tard car ce sont finalement 3 des médiathèques de Reims qui souhaitent recevoir mes photos :
- La médiathèque Croix-rouge
- La médiathèque Laon-Zola
- La médiathèque Jean Falala, la plus grande de Reims, récente, moderne, pile en face de la célèbre cathédrale.

Vous pouvez les découvrir sur le site de la Bibliothèque de Reims.

Cette expo se tiendra les mois de juin, juillet et août 2010.

Je me suis donc dit que c’était une bonne ocassion de créer une histoire à épisodes sur mon blog où je viendrais vous relater au fil des mois les principales étapes du montage de cette exposition. Au programme donc dans les mois qui viennnent : visite des lieux, choix des images, de la scénographie, réalisation de nouveaux tirages, plan de communication, installation,… et bien d’autres !

En attendant, si ça vous dit vous pouvez parcourir ou reparcourir mon article « Réaliser sa première expo ».


Prochain article : rencontre de l’équipe et première visite des lieux.

 

 

Ces articles peuvent vous intéresser :

- Retour sur 2 supports d’impression pour les tirages

- En avant-première, quelques images de ma prochaine exposition au festival de Montier-en-Der 2009 

- Réaliser sa première exposition

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 08:27

Là, on en est tout proche. 2 semaines, voilà le temps qui nous sépare de l'ouverture de la 13ème édition du festival de Montier-en-Der. Mon exposition "Changer de point de vue" se tiendra sur le site de Der Nature (site de Chantecoq, à 400m du lac du Der, idéalement situé pour en profiter pour aller faire un peu d'observation), aux côtés de Stéphane Hette, Emmanuel Boitier, Jean-Daniel Tosello et Stéphane Vitzthum. La boutique en ligne "Digit Photo" sera elle aussi présente. Un site donc dédié à la macro, avec ici une très large diversité d'approche de ce très vaste dommaine photographique.

Soyez-y les bienvenus, et vous serez bien accueillis !

Chaque jour, j'offrirais un tirage classique en 15x23cm de mon image primée cette année au Wildlife Photographer of the Year aux 25 premiers visiteurs sur simple présentation de l'invitation ci-dessous (offre valable une seule fois par personne sur la durée du festival).


Au plaisir de vous y revoir ou d'y faire votre connaissance !

 




Ces articles peuvent vous intéresser :
- Le prix du vote internet pour le concours 2009 de Montier-en-Der
- Au sein de la cérémonie du Wildlife Photographer of the Year 2009
- Parrainez l'un des exposants du festival de Montier-en-Der et gagnez un 80x120 !
- En avant-première, quelques images de ma prochaine exposition au festival de Montier-en-Der 2009




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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 06:16



Comme je le disais dans l'article sur l'utilité ou non d'un trépied en macro, je considère ce dernier comme un compagnon indispensable du macroteux. Je ne dis pas qu'il le faut toujours, je dis juste qu'il rend de fiers services.

Et les trépieds, c'est un peu comme les rotules, je n'ai pas trouvé le bon de suite (voir article sur les rotules). Y'a pas à dire, c'est vraiment avec des mises à l'épreuve que nous pouvons bien percevoir les failles de notre matériel, mais aussi se rendre compte des critères qui nous sont prioritaires.

Ces derniers, en ce qui me concerne, œuvrant très largement dans le monde de la macro, se composent de :

- bien sûr, une hauteur minimale faible (macro souvent proche du sol oblige).

- flexibilité et indépendance des pieds ; avec réglages simples et fluides de leur ouverture et de leur longueur.

- colonne centrale pouvant se mettre à l'horizontale.

- un trépied léger est toujours un plus appréciable.


Par contre, le poids maximum admissible était moins important, ou en tout cas moins contraignant car l'ensemble boitier Canon série 1d, avec une optique macro et la rotule ne pèse pas des milles et des cents (moins de 5 kg) et beaucoup de trépied peuvent le supporter.



 

Avant de choisir le GITZO 2541 Explorer Carbone 6x, j'avais le MANFROTTO 055PROB. Ce dernier s'avère d'un très rapport qualité/prix, mais la colonne restait tout de même assez peu fonctionnelle (pas très rapide à passer en horizontale) et surtout, le réglage de l'angle d'ouverture des pieds se faisait par paliers et n'était vraiment pas très ergonomique (pas évident de ne pas beaucoup déplacer le trépied en changeant l'ouverture d'un pied).

 

 

 

 

Outre son poids attractif (1,84 kg), le GT2541EX m'a séduit, puis conforté, notamment de part les 2 points suivants, essentiels à mes yeux :

 

1 - Une ouverture des pieds très bien pensée. D'une part, le choix de l'angle est totalement libre (non par paliers) ; et d'autre part le système de verrouillage est très ergonomique. Relevez la poignée, c'est libéré ; baissez-là et c'est bloqué. Vous pouvez aussi choisir la dureté de cette poignée (et donc la puissance de serrage) via une vis du côté intérieur. Cette solution vous permet de bien réadaptée la hauteur du trépied une fois celui-ci quasi en place, sans avoir à trop le déplacer ; le réglage des pieds étant simple et "sans effort".

 

Cliquez sur l'image pour zoomer

 

 

 

 



2 - Une colonne centrale très pratique. Plus besoin de l'enlever et de la remettre dans une autre position (comme sur la Manfrotto 055PROB). Ici, un unique serrage vous permet de la basculer à l'horizontale très rapidement. Et mieux : ce n'est pas à l'horizontale, mais à l'angle que vous choisissez, même au-delà) de 90°. C'est vraiment très très pratique pour rechercher le bon angle de prise de vue. Moi qui aime tourner autour de mon sujet, si je laisse ce serrage libre, associé à une rotule elle-aussi libre, j'ai tout loisir de trouver le point de vue qui me convient le plus.

 

 

 

Cliquez sur l'image pour zoomer

 


A signaler, pour finir, qu'il est aussi muni d'un crochet de "contrepoids" à la base de la colonne centrale, de niveau à bulle, d'un agréable système de verrouillage de la longueur des pieds, ou encore d'un revêtement antidérapant sur la base de fixation de la rotule (évitant tout desserrage intempestif).

 



Bien sûr, il n'est pas donné (habituellement trouvé neuf aux alentours de 600€), mais la qualité et la flexibilité sont au rendez-vous. C'est réellement un trépied taillé pour la macro ; couplé à mon montage rotule macro, je suis pour l'heure très satisfait de l'ensemble.

 

 


Ces articles peuvent vous intéresser :
- La rotule photo macro que je cherchais ? L'avant-test de terrain

- Alors utiliser un trépied photo en macro : Pour ou Contre ?
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- Le Canon 65 MP-E 2.8 : Pourquoi ? Comment ?
- Mon chemin vers le SIGMA 150/2.8 EX HSM Macro

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 11:04

Je suis heureux de vous annoncer mon début de collaboration avec le site internet CeePee art.design. Ce concept novateur associe une galerie d’art contemporain et un atelier de décoration intérieur.



Son slogan : « Faire habiller vos murs par des créateurs ». Le ton est donné.

Certaines de mes images y sont donc en vente, que ce soit sous forme de tirages d’art numérotés ou de reproductions sur supports divers et variés (bâche, carrelage, papier-peint,…). D’autres seront mises en ligne prochainement.




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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 11:24
Pour la deuxième année, le festival de Montier-en-Der décernera le prix du vote internet. C’est donc chacun d’entre nous qui en décidera ! ! Ce vote est maintenant ouvert, à vous de jouer !

A signaler que la qualité de la visualisation a été très largement améliorée. Elle est maintenant tout à fait suffisante pour se faire une bonne idée et voter « en connaissance de cause ».




Je ne me prononcerai pas sur mon avis laissant le vote se dérouler et préférerant toujours attendre d’être face aux tirages pour avoir un avis argumenté. Mais, et c’est fort heureusement toujours le cas, j’ai d’ores et déjà des interrogations et des coups de cœur que j’ai hâte de voir en grand ! !

Ces articles peuvent vous intéresser :
- En avant-première, quelques images de ma prochaine exposition au festival de Montier-en-Der 2009
- Au sein de la cérémonie du Wildlife Photographer of the Year 2009



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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 09:54



Eurostar. Jeudi 22 octobre. 15h30. Nous quittons à peine la capitale londonienne, après avoir assisté à la cérémonie de remise des prix du Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year, ayant l'honneur d'un Runner-Up.  Laissez-moi vous en toucher 2 mots.

Petit retour en arrière donc, la veille au soir, le mercredi. Arrivée vers 19h00 au Natural History Museum de Londres.

 

 


Un superbe bâtiment qui d’emblée vous met dans l’ambiance : site prestigieux pour un événement qui ne l’est pas moins. Cela se confirme une fois à l’intérieur ; l’invitation précisait « Dress : suits or equivalent », et cela se voit. Un peu de file d’attente pour récupérer votre badge, une coupe de Champagne en passant dans la première galerie. Pas de doute, la soirée s’annonce placée sous le signe du « classe » . Mais ces considérations sont finalement presque secondaires pour l’heure car une chose surtout en tête à ce moment-là : voir les images exposées. Après avoir déjà croisé quelques têtes et noms connus, nous y voici presque ; l’expo approche en passant devant le mur de vignettes des images du concours.

 

 

 


L’ambiance vire presque à l’intime (si on occulte les 200 ou 300 personnes qui sont là) : plongeon dans l’obscur. Les seules choses que vous voyez vraiment sont les photos, rétro éclairées. Classe je vous dis ! La grande salle est divisée en plusieurs zones regroupant chacune une ou deux catégories. Ce sont en tout 102 images, sélectionnées dans les 43.135 initiales, qui sont offertes à nos yeux grands ouverts. Errance presque déconnectée du réel tant l’exposition est réellement superbement mise en valeur.

 

 

 



C’est très nettement l’expo dont la scénographie et la qualité des tirages et de leur mise en œuvre m’ont le plus scotché. Vous n’en êtes alors que plus impatient de découvrir la votre. Et je dois l’avouer, ce fut un vrai plaisir de la voir. Occasion quasi unique d’avoir la chance d’observer une de ses images dans ces conditions.

 



Le voyage dans cet autre monde est « malheureusement » de courte durée (vous noterez que malheureusement est entre guillemets). En effet, vous avez l’impression de n’être là que depuis 5 minutes (mais cela fait déjà plus d'une demi-heure) que vous êtes invités à vous diriger vers la salle de repas. « Quoi, là maintenant, de suite ? Mais nous n’avons même pas eu le temps de voir toutes les photos, et encore moins de s’attarder suffisamment sur chacune d’elles ». C’est donc un peu frustrés que nous changeons de volume (mais pas trop quand même, car on se doute bien que nous aurons tout loisir de revenir…). Et le volume suivant est très impressionnant.

 



Nous débarquons dans la grande galerie du Muséum transformée pour l’occasion en salle de réception. Plan de tables, tables rondes superbement dressées, lumières et dinosaure maintiennent la soirée sur sa lancée initiale. Si nous n’avions pas encore compris que nous n'étions pas à une boom du Mac Do du coin, c’était maintenant parfaitement clair pour tout le monde.

 

 

 

 


Table essentiellement espagnole pour moi, avec notamment Juan Carlos Munoz et José Luis Rodriguez, qui s’avérera être célébré en fin de soirée grand vainqueur mérité de cette édition 2009.

Le repas (totalement bio, y compris le vin s’il vous plaît) est ponctué de tentatives de se comprendre un minimum (mon anglais est loin d’être au top, je ne parle même pas de mon espagnol que j’ai oublié depuis longtemps), mais on y parvient car nous parlons finalement ici presque tous le même langage. Viens ensuite la remise des prix de chacune des catégories. C’est Mark Carwardine, Président du jury, qui s’y colle avec beaucoup talent ; c’est un orateur hors pair. Pour chaque catégorie, il présente et commente les images « Specially Commended », les « Runner-Up » et bien sûr les « Winner ». Les auteurs de ces dernières sont alors invités à venir chercher leur prix sur le devant de la scène pour la photo souvenir. A l’exception d’un, ils étaient tous là, dont certains venant de très loin. Chapeau à l’organisation de réussir à réunir un si grand nombre de photographes mis en avant à l’occasion de ce concours !

 

 



Les grands gagnants (adulte et jeune) sont ensuite annoncés. Jusque là, personne, ou presque, ne sait de qui il s’agit. Nous savons juste que c’est l’un des gagnants d’une des catégories. Le Young Wildlife Photographer of the Year 2009 est Fergus Gill, gagnant de la catégorie 15-17 ans. Il était déjà gagnant de la catégorie 11-14 il y a 2 ans. Autant dire qu’il est peu probable que ce jeune talentueux anglais n’arrête la photo prochainement.





Le grand vainqueur, le Wildlife Photographer of the Year est donc José Luis Rodriguez, avec cette photo hallucinante de loup. Même la barrière est superbe ! Néanmoins, ce n'est pas ma préférée, surtout du fait de l'exigence techniquie de cette prise de vue ; et une grosse technique (que je suis bien incapable de mettre en oeuvre) place toujours une légère barrière entre moi et l'image. Ovation, clap-clap et autographes rythment maintenant les minutes de José Luis qui d’un coup d’un seul n’a plus une seconde à lui.




La soirée touche à sa fin, avec la remise du Book BBC 2009 Portfolio 19 à chaque invité, quelques poignées de main et dernières anecdotes photographiques (livre que vous pouvez commander par-là).

 

 


Le lendemain matin est réservé pour le « media preview ». Jusque là, seuls les invités de la veille avaient pu jeter un œil à l’expo, aujourd’hui (jeudi 22 donc), elle est présentée aux médias. Tout d’abord, nous voici rassurés car nous avons cette fois 3 heures devant nous pour parcourir l’expo, en compagnie de représentants de nombreux magazines, sites internet ou autres (des couleurs différentes sur les badges permettent à chacun de rapidement savoir s’il s’agit d’un photographe, d’un journaliste, d’un membre du jury,…).

Quelques rapides interviews, photos et autographes rythment ma priorité qui était surtout de m’imprégner de l’expo, de prendre le temps de pénétrer chaque image. Des claques qui se confirment, d’autres qui surviennent, et quelques déceptions aussi.

Je commence par les quelques déceptions, ou étonnements.
Déception pour la catégorie « In praise of plants ». Ce n’est pas la première fois qu’un concours me déçoit dans ce type de catégorie. Je ne sais pas trop si c’est la résultante du peu d’images proposées ou de jurys plus habitués aux oiseaux et aux mammifères. Loin de moi l’intention de dire que les images y sont mauvaises, mais je trouve qu’elles surprenaient moins. Autre déception : toujours aussi peu de macro. Mais bon, on le sait dès le début car le décors est planté dans le Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year : mammifères, oiseaux et grands espaces sauvages sont les « têtes de série ». Enfin, étonnement pour certains winners. Ce sont toutes de superbes photos, c’est une quasi évidence, mais régulièrement, l’image gagnante n’était pas celle qui m’a le plus marqué. Il y a vraiment des Highly Commended dignes de Winners. Ce qui ne représente bien sûr rien d’autre que mon avis, ma sensibilité ; aucunement un jugement de valeur.

Mes gros coups de cœur vont à l’ensemble de 2 catégories. La première, « Black and White », à mes yeux hallucinante, nettement  ma catégorie préférée pour cette année, avec en particulier « Clash of Titans » de Sheri Mandel (Etats-Unis) et la gagnante « Starling wave » de Danny Green (Royaume-Uni).


 



 


 

 La deuxième « The Underwater World », catégorie qui parfois peut m'ennuyer un peu, mais là, pas l'ombre d'une seconde, elles sont toutes très poignantes, notamment « The plunge diver» de Alexander Safonov (Russie) et « Bubble talk» de Paul Nicklen (Canada). Et chapeau au passage au fort sympathique Michel Loup, Winner avec « Pike reflection» (et en plus Highly Commended dans la catégorie « Animals in Their Environment »).






Des images exceptions, il y en avait des dizaines. Mais j’aimerais malgré tout m’attarder sur ces suivantes qui m’ont vraiment plu, en plus de celles des 2 catégories citées avant :
- Footprints de Robert Friel (Royaume-Uni)
- Respect de Igor Shpilenok (Russie) 
- Ice fox de Henrik Lund (Finlande)
- Killer in the mist de Stefano Unterthiner (Italie)
- The filter-feeding forest de Lawrence Alex Wu (Canada)
- Social river Amazons de Kevin Schafer (Etats-Unis) 
- Reflections on fish de Frédéric Larrey (France)








Bref, plein les yeux et plein la tête. Retour sous la Manche et au début de cet article. L’événement se poursuit encore 3 jours durant, avec notamment l’ouverture au grand public dès le 23 octobre, bon nombre de conférences et échanges (comme avec Cédric Jacquet dont je fus ravi de faire la connaissance), et le WildPhoto 2009.

Encore merci à tous : encouragements, « libéralisation de l’esprit », remise en cause, accompagnement, félicitations, confiance, et bien d’autres, sont autant d’attentions qui ont sans nul doute contribué au fait que j'ai pu vivre cet honneur.



Ces articles peuvent vous intéresser :
- Les résultats du Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2009, le fameux concours "BBC" et le bonheur d'une image "Runner-Up"
- En avant-première, quelques images de ma prochaine exposition au festival de Montier-en-Der 2009




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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:17

Comme je le signalais dans un dernier article et comme le vivent de nombreux photographes, le financement d’une exposition est une chose souvent difficile. Didier Vereeck, écrivain et photographe de talent, a décroché sont tiquet pour exposer au festival de Montier-en-Der cette année. Malheureusement, ce dernier approche à grand pas et Didier n’a pas encore réussi à boucler le budget de son exposition qui vous inviterait à plonger dans la glace.

Or, le temps presse. Dans peu de temps, il sera trop tard pour réussir à réaliser cette expo. C’est pourquoi il lance un principe de tambola : moyennant souscription, qui servira donc à boucler le budget expo, vous participerez à un tirage au sort qui vous permettra peut-être de remporter le tirage de votre choix de cette future expo (des 80x120 imprimés sur toile d’une valeur de 420 € ! ).

Pour plus de détails sur les modalités, cliquez sur l’image ci-dessous qui représente les 8 tirages 80x120 parmis lesquels vous aurez peut-être à faire votre choix…





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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 22:22



Haaalalalala, c'est parfois un peu déroutant toutes ces notions pour qui n'est pas trop habitué aux chiffres et décide de se lancer là-dedans. Si vous êtes dans ce cas là, rassurez-vous, ce n'est pas bien sorcier.

Nous avons en fait 3 unités qui interagissent ; exactement comme les km/h : il est clair pour tout le monde que si on roule aussi longtemps mais plus vite qu'un autre, on ira plus loin ; on qu'en roulant à la même vitesse, celui qui a le moins de chemin à faire arrivera le premier. Cela semble évident n'est-ce-pas ? Et bien c'est exactement pareil avec les histoires de dpi, de pixels et de cm. Les pixels sont les km de notre km/h, les cm en sont les heures, et les dpi la résultante, les km/h.

Ce qui nous embête surtout dans cette affaire, c'est que nous devons gérer à la fois des cm et des pouces. Car oui, la notion de résolution, les fameux dpi, s'expriment le plus souvent à l'aide de pouces et non de cm. DPI veut dire "Dots per Inch" en anglais, soit  "Points par pouce" en français. La résolution, c'est donc bien la quantité de pixels que vous allez caser dans une longueur donnée (à savoir un pouce ; et notre bon vieux pouce équivaut à 2,54 cm). Comme la vitesse dont je parlais avant, ce serait ici le nombre de km que je peux faire en une heure. Pareil je vous dis !

Partant de là, vous voyez bien que c'est finalement pas bien compliqué ; suffit de pas trop se mélanger les pinceux.

Mais au fait, pourquoi on se casserait la tête avec tout ça ? Si vous vous la cassez, c'est sans doute que vous souhaitez réaliser un tirage, car c'est bien à cet instant que ces notions deviennent importantes (comme la vitesse, pour poursuivre ma comparaison, y'a que quand vous décidez de partir en voyage que cela a une importance. Combien de temps va me prendre ce parcours?...). En effet, si vous voulez un tirage correct, il faudra que la résolution de votre image ne soit pas trop basse afin que votre oeil ne puisse pas en distinguer les pixels, que tout soit bien lisse et net. En d'autres termes, il faut que vos pixels soient suffisament serrés pour sembler ne faire qu'un. Or, si vous voulez qu'ils soient serrés et sur une grande surface (si vous voulez faire un grand tirage), et bien il vous faudra beaucoup de pixels. Pour continuer dans les comparaisons simples : il faudrait être beaucoup plus nombreux pour être serrés comme des sardines sur un terrain de foot que sur un cour de tennis.


C'est donc là que les questions se posent :
- ai-je assez de pixels pour faire un 60x90cm?
- quel format maximum de bonne qualité puis-je espérer ?
- ... et bien d'autres !!


Je vous simule un petit exemple fictif :

Vous disposez d'un appareil reflex de 15 millions de pixels et vous aimeriez savoir si vous pouvez imprimer un 50x75cm sans problème.

1 - Un fichier de 15 millions de pixels, cela veut dire qu'il fait 4743 pixels sur 3162 pixels (ça, vous le voyez de suite dans les propriétés du fichier)

2 - Un tirage de 75cm, ça fait 75 / 2,54 = 29,53 pouces

3 - Ce qui donne donc une résolution de 4743 pixels / 29,53 pouces = 160 dpi

Maintenant, il vous reste à voir si 160 dpi, c'est suffisant. Mais là, je ne peux pas le dire à votre place. En effet, c'est très dépendant de la qualité de votre image, du gars qui réalisera le tirage et du matériel qu'il utilise, du support que vous choisirez, du lieu où il sera exposé et comment il sera observé... N'hésitez pas solliciter l'avis de la personne qui réalisera le tirage ou à tenir compte des indications de qualité sur les sites de tirages en ligne. Néanmoins, je trouve que ces derniers surestiment le besoin de pixels ; peut-être une petite marge de sécurité qu'ils se donnent...

Mais je peux vous aider un peu en vous filant ce petit fichier excel qui fera les calculs à votre place, que vous cherchiez à connaitre la résolution correspondante, le format max ou le nombre de pixels nécessaires.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour accèder à la page de téléchargement.




Sachez juste que plus un tirage est grand, plus il est sensé se regarder de loin, et donc plus la résolution peut être basse.

Vous entendrez souvent "Il faut 240dpi", voire même "300 dpi c'est la norme". Cela, ne l'écoutez pas (imaginez, un possesseur d'un Canon 1ds2 ne pourrait même pas faire un 30x45 !!). Si vous avez 200dpi sous le coude, ce sera très largement suffisant dans la grande majorité des cas. Je crois même qu'aucun de mes tirages ne dépasse 160 dpi, et plusieurs sont juste à 110dpi et vous pouvez y coller le nez dessus : vous n'y verrez pas la queue d'un pixel (bon, c'est vrai aussi que c'est Pascal Bourguignon qui les réalise, ça aide).

Allez, bon tirages à tous !


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- Retour sur 2 supports d’impression pour les tirages
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Published by Xavier COULMIER - dans Derrière l'écran
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 17:23



"Bonheur", le mot ne serait-il un peu trop fort tout de même ? Ce n'est que de la photo, qu'un concours... Et puis non, y'a pas de raison, je vais savourer mon plaisir. La nouvelle, je l'ai apprise le  17 juin 2009, autant dire que j'étais très très content, limite à ne pas réaliser de suite.

Pourquoi tant d'émotions et de satisfaction ? Tout simplement car c'est le plus grand concours de "photos nature" du monde. Le fameux "BBC", officiellement le "Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2009". Plus de 43 000 photos envoyées en provenance de 94 pays, pour moins d'une centaines d'images lauréates au final. Autant dire que quand vous recevez ce courrier, vous êtes heureux...

 

 

 


Mis à part le concours de Montier-en-Der auquel je participe chaque année pour affection pour ce festival voisin, je ne suis pas du tout un accro aux concours. Mais cette année, cela m'a pris, je me suis dit pourquoi pas et je me suis donc inscrit au BBC pour tenter le coup (ainsi qu'au GDT European Wildlife Photographer of the Year).

Tout commence en début d'année, dès janvier. Le concours s'ouvre. Vous pouvez participer moyennant des frais d'inscription de 20£ (tarif 2009). Tout est expliqué sur le site, je vous encourage à suivre ce lien si cela vous intéresse, inutile de réécrire ce qui existe.

Si vous franchissez le premier palier (atteindre les finales ; vous l'apprenez à la mi-mai), vous êtes invité à fournir à la fois l'original RAW et le TIFF post-traité, ainsi qu'un court texte de présentation de votre image. Rien que là, j'étais déjà très content. Mais forcément, après une marche, on vise celle d'après ; mais il faut attendre... Et un jour, vous pouvez recevoir un mail, avec pour objet " Veolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2009", vous cliquez avec une certaine appréhension, et tombez rapidement sur un mot style "CONGRATULATIONS" ; ça, ça sent bon l'apéro !!

 

 

 

 

 



C'est donc avec un large sourire que j'ai appris que mon image "Virgule de couleur" était arrivée seconde ("Runner-up") de la catégorie Visions créatives de la nature ("Creative vision of the nature"). C'est bien évidement une grande source de satisfaction pour moi. Si j'ai assez de place sur mon expo Montier-en-Der, je la présenterais (je dispose d'un 60x90 sur dibond). Toutes les images lauréates sont par-là ; je vous laisse vous faire votre propre opinion !

 

Pour l'heure, je rentre à l'instant de Londres et je vous livrerai très vite, le temps d'écrire le prochain article, mes impressions sur ce ch'tit voyage et les résultats...



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Published by Xavier COULMIER - dans Actualité
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