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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:07

Haaaaa, le TRE-PIED !... Alors, en macro, il en faut un ou il en faut pas ? C'est qui le meilleur ? C'est qui qu'a raison ? Hein... Les 2 mon capitaine bien sûr !!

Et c'est moi qui dis cela, l'irréductible du trépied en macro, le gars qui ne croyait qu'en son trépied, et qui y croit toujours pas mal même s'il a mis de l'eau dans on vin ; j'y viendrai un peu après.



Haaaa non Monsieur, le trépied est indispensable !!

Le trépied, quand on se le trimballe, ce n'est pas pour le plaisir de lui faire prendre l'air, mais bien pour tenter de répondre à certaines contraintes imposées par la pratique de la macro : forts grossissements et/ou trop peu de lumière et/ou volonté d'une très faible ouverture (grande profondeur de champ) et/ou soin tout particulier au cadrage.

Beaucoup de ces difficultés peuvent trouver une réponse dans l'utilisation d'un ou plusieurs flashs. Perso, j'en suis pas fan du tout comme vous l'aurez peut-être déjà compris à la lecture d'autres articles. D'une part, je trouve que souvent les résultats "respirent trop le flash", on le voit trop, rares sont ceux qui arrivent à le faire oublier ; et d'autre part, si on veut des résultats très satisfaisants, on ne peut pas se contenter d'un petit flash isolé, il faudra souvent sortir l'artillerie lourde, et là non merci, trop peu pour moi. Mais surtout, j'aime la lumière naturelle, c'est plus fort que moi. Dans ce cas, l'utilisation d’un trépied s'avère régulièrement nécessaire.

En effet, si l'on "s'impose" la lumière naturelle, il y a tout simplement des photos impossibles à faire sans trépied tant les vitesses d'obturation sont faibles. Typiquement, cette photo de Balanin sur un Sceau de Salomon en couvert forestier aurait été impossible sans mon trépied.





De plus, je considère, et ai constaté, qu'il est plus simple d'obtenir un cadrage précis et rigoureux en utilisant un trépied. Sur sujet immobile ou presque, avoir l'œil dans un boîtier calé sur un trépied vous offre la possibilité de prendre le temps de bien penser votre cadrage. Et ce d'autant plus que vous êtes dans une position inconfortable : le trépied vous autorise une pause sans perdre votre cadrage. Cela fait parfois du bien de souffler. Cela ne vous est jamais arrivé à main levée, surtout à d’assez forts rapports de grossissement, de devoir vous relever  car trop mal au genou (ou ailleurs) mais pas encore satisfait de votre cadrage, et sans réussir après à retrouver l’angle qui vous plaisait tant…





Enfin, pour des mises au point délicates avec des profondeurs de champ très faible, il faut bien avoir conscience que le moindre mouvement devant-derrière se traduira par une image loupée. Le trépied vous assure que seul votre jeu sur la bague de mise au point aura un impact sur la position du plan de netteté.





Pour ces 2 dernières raisons, en fonction du sujet que je traite, je peux être amené à utiliser le trépied même si je dispose de suffisamment de lumière pour ne pas avoir de flou de bougé à main levée ; car il ne faut pas oublier qu'un flou de bougé n'est pas la seule raison d'échec d'une image ; cadrage approximatif ou mise au point décalée sont autant d'autres raisons.


Le trépied, il peut donc servir à :
- Compenser le manque de lumière ; nous pensons tous de suite à cet aspect
- Affiner la mise au point et le cadrage
- Soulager le photographe

Mais ces arguments ne suffisent pas toujours…



Et bien moi je vous dis que j'aime pas, c'est pas la peine d’insister !

Haa non, ne m'embêtez pas avec votre trépied, cela ne sert à rien d'autre que me gêner dans mes mouvements. Je préfère partir sans.

Et oui, c'est vrai. Un trépied est un encombrement, ne nous voilons pas la face. Nous ne faisons pas ce que nous voulons avec. D'une part, et bien il faut le trimballer et c'est donc forcément un poids ; et d'autre part, sa mise en place peut parfois tout faire capoter si on ne prend pas assez de précautions : la bestiole se barre, l'herbe pli, la toile d'araignée s’effondre,... je suis sûr que vous connaissez tout ça ! Bon, il faut aussi reconnaître qu'avec un peu d'habitude, ces difficultés s'apprivoisent (je ferais probablement un prochain article « Conseils dans l’utilisation d’un trépied »). Mais oui et bien sûr, dans les situations délicates où a priori le trépied ne va rien vous apporter (assez de lumière, cadrage pas trop complexe,...), et bien ne le prenez pas! !! Et d'ailleurs, ce n’est pas parce que vous avez emportez le trépied qu’il faut systématiquement l’utiliser ! Cela semble évident, encore faut-il ne pas l’oublier. Je pars régulièrement avec le trépied en alternant sur une même sortie des moments où je m'en sers et d'autres où je ne m'en sers pas. Il m'attend alors bien sagement dans un coin.

Car oui, au-delà des cas où il n'est pas nécessaire (mais dans ces cas, n'hésitez pas à l'utiliser tout de même si vous n'êtes pas trop habitués, ce sont de bonnes occasions pour apprendre), il y a des situations où il est carrément déconseillé.

En effet, il y a des cas où il serait mal venu et même impossible d’utiliser un trépied. Je pense surtout aux situations où il faut être très réactif et/ou très libre de ses mouvements "larges", et celles où l’on ne peut tout simplement pas le mettre en place ; et il est fréquent que ces 2 cas de figure se combinent.





Par exemple, pour cette photo « Le grand saut » ci-dessus, tout s’est passé très vite ; et de plus, la photo est prise à la verticale quasiment sur la pointe des pieds. Trépied impossible.

Cas à peu près similaire pour ce contre-jour sur libellule. Outre le fait que je sois à quelque chose comme 1/1000 seconde, ce genre de scène très furtive nécessite de la réactivité et la recherche très rapide du meilleur angle de prise de vue (capital pour ce genre d’effet).





En ce qui me concerne, c’est donc très nettement la volonté de réactivité, parfois plus importante que l’exigence du cadrage ou la difficulté de mise au point, qui guidera mon délaissement du trépied.



Le trépied n’est ni la panacée, ni un outil démoniaque liberticide. Finalement, le plus important est de savoir identifier a priori si vous en aurez besoin ou non ; et si vous l’utilisez, être en mesure de bien le mettre en œuvre, car oui c’est vrai, ce n’est pas toujours évident. Mais lorsqu’il est nécessaire et bien utilisé, le trépied peut vraiment s’avérer être une arme redoutable !

Maintenant, il est vrai que les hausses récentes de la qualité des fichiers aux hauts ISO permettent de diminuer ce constat. De même, l'arrivée d'optiques macro stabilisées a forcément amélioré les choses, et continuera sans nul doute à tirer la qualité vers le haut. L'abandon du trépied pour bon nombre de situations est peut-être pour bientôt pour l’aspect « lutte contre le flou de bougé », mais rappelons qu’il ne sert pas qu’à cela…



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Published by Xavier COULMIER - dans Conseils
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commentaires

ditesouistiti 09/11/2013 20:41

Merci pour ce bon article, simple et complet.

Le Chevalier Dauphinois 19/05/2012 16:12

Bel article mais... je reste sur ma faim.
Je randonne dans les Alpes. Le pieds est vraiment une horreur. Dans les sous-bois, il ne passe pas. Dans les montées, il est trop lord. Dans les descentes, il bouge.
Mais à Noël, le gros bonhomme rouge m'a offert le 100mm L macro de Canon. Fleur et insectes deviennent mon quotidien Alpestre. Mais, l'envie du pieds revient :
* Les fleurs sont basses (aie le dos, le genou les chevilles)
* L’essoufflement ne facilite pas la map
* Le....
... Donc je veut un pieds !

Mais lequel ?
Léger et solide ... Possible ?

Bref, je vais feuilleter ton blog pour savoir si conseil tu donnes.

Xavier COULMIER 12/10/2009 18:37


Merci !

"Chiant" peut-être ; mais toujours est-il qu'il permet de réaliser des images impossibles sans lui. Tu le dis toi-même quand tu écris que l'IS pourrait sauver de tes images...


Hette 12/10/2009 11:37


Excellent article com dab !
Amicalement Stéphane


Petit Scarabée 11/10/2009 17:59


Prendre mon pied je suis pour, mais pas en macro.
Trop chiant. J'attends l'achat du 100 IS Canon qui va me sauver quelques images futures.